‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 121 sur 397 · RENÉ DUBOIS · texte numérisé non relu

RENÉ DUBOIS

(sous le nom de J. Dubois, son père).

Commode en laque noire et bronze doré, exécutée pour Marie-Antoinette Dauphine.

{coll. Wallace à Londres).

IOI

Il eut pour spécialité la fabrication de meubles mécaniques comme des tables pliantes, des échelles de bibliothèque, des fauteuils de malade pouvant servir de roulette et se transformer en lit1. Cet artisan créa en 1777 le genre de bureau à crémaillère auquel on donna plus tard le nom du docteur Tronchin. Son invention est annoncée par les journaux de l’époque dans les termes suivants: « Le sieur Dufour, maître menuisier-méchanicien, vient d’imaginer une table qui se hausse et s’abaisse en faisant tourner une simple manivelle. Tout le méchanisme est caché dans le milieu de la table et dans les pieds de cette dernière, ce qui n’exclut pas les tiroirs... Cette table est très commode pour les asthmatiques qui ne peuvent guère écrire que debout2 ».

DUFRESNE (François-Pierre), né le 11 mai 1759, s’établit en 1782 comme ouvrier libre rue de Charenton et travailla pour les ébénistes Kirschenbach, Gaumont et Bircklé 3. On le trouve nommé parmi les Vainqueurs de la Bastille 4 *.

DUFRESNE (Michel-Philippe BIZET, dit), menuisier parisien, devint maître en 1742 et juré de sa communauté en 1761 s. Il demeurait rue Saint-Honoré, dans le voisinage de l’église Saint-Eustache. Bizet-Dufresne semble avoir produit surtout des meubles à transformations. Le Mercure de France , au mois de décembre 1750, signalait ses « lits en forme de buffets, de bibliothèques, de secrétaires, qui peuvent également servir aux valets et aux maîtres, débarrassent extrêmement les appartenons et fournissent d’ailleurs toutes les commodités de la garderobe ». A la suite de cette annonce, le rédacteur du journal ajoutait : « Nous avons eu la curiosité de voir le sieur Dufresne et nous avons été enchantés de la justesse de ses idées et de l’élégance de son travail. Cet ouvrier nous a paru plein d’émulation et nous le croyons pour le moins aussi sensible au plaisir d’exceller dans sa profession qu’à l’avantage d’y trouver sa fortune. Nous invitons les curieux à voir les inventions d’un homme qui a une sorte de génie et toute la docilité qu’il faut pour profiter des bons conseils qu’on lui donnera6 ». S’étant retiré des affaires vers 1768, Dufresne alla demeurer rue du Faubourg Montmartre, à la Boule rouge ; il vivait encore en 1784 7.

DUGENEST (Philippe-Christophe), compagnon ébéniste, domicilié rue du Faubourg Saint- Antoine, fut un des Vainqueurs de la Bastille8.

DUGUERS de Montrosier (Pierre-Louis-Arnulphe), né dans le Palatinat français, à Landau, le 19 octobre 1758; mort à Neuilly-sur-Seine, le Ier octobre 1806 9. D’après son acte de baptême, il était fils de « très noble seigneur Arnulphe Duguers, chevalier de Saint-Louis, et de dame

1. Annonces, Affiches et Avis divers, 6 nov. 1765 ; — Mercure de France, nov. 1765 ; — Alm. sous verre, 1768, col. 7 et 62 ; — Dict. de l'Industrie, 1762, t. II, p. 402.

2. Journal de Paris, Ier oct. 1777 ; — Mercure de France, oct.

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