‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 157 sur 397 · Ibid., 1785, p · texte numérisé non relu

Ibid., 1785, p

7 . Ernest Polaczek, Das Handwerk der Frangosischen Schreiner der Stadt Strassburg ( Elsasische Monatschrift, 1910, p. 325).

8. Liste générale des M <=s Men-Ebén. de Paris, 1787-1789 ; — Arch. de la Seine. Juridiction consulaire. Rapports, cart. 15. Différend avec le sculpteur Lourdelet, sept. 1787. — Alm. de Paris, 2e partie, 1788-1789.

9. Arch. nat. Reg. des Maîtrises Y. 9325, 11 avril 1743. — Alm. des Bastimens, 1774, p- 88, et années suivantes. — Liste générale des Mes Men.-Ebén . de Paris 1782-1789.

10. Liste générale des Mes Men.-Èbèn . de Paris, 1782-1789. — Arch. de laSeine. Bilans, cart. 76, bil. du tap. Cailloué, 1789.

GEBHAUER (Jean-Baptiste), ébéniste parisien auquel la maîtrise fut conférée le 7 octobre 1786 *, exerça rue Taitbout jusque sous le Directoire \

GENGENBACH. Voy. Canabas.

GENTY (Denis), notable fabricant et marchand de meubles à Paris, habitait le faubourg Saint-Antoine quand il se fit recevoir maître le 13 mars 1754*. On le retrouve, quelques années plus tard, installé rue de l'Échelle-Saint-Honoré, au coin du passage desTuileries.il eut de la vogue et compta dans sa brillante clientèle la marquise de Houchin4, la comtesse de L’Hôpital5, le marquis de Nesle, premier écuyer de la Dauphine, le marquis de Chambonnas, lieutenantde-roi en Languedoc, M. de Malézieu, gouverneur de La Rochelle, MM. de Bertier de Sauvigny et d’Andrezel... Cependant les dépenses qu’il avait engagées avec une précipitation téméraire pour activerson commerce l’entraînèrent dans une catastrophe. Le 6 avril 1762, il dut déposer son bilan6. Ses magasins contenaient alors de nombreuses commodes, dont une en bois d’olivier, des secrétaires et toilettes en marqueterie et en laque de Chine, des tables en marmotte et à la Pompadour, des coffres à secret, caves à flacons, etc. Parmi ses créanciers figuraient des ébénistes de talent comme Macret, Hédouin, Dautriche, Lacroix, qui avaient travaillé pour sa maison avec le vernisseur Régnault, le fondeur Guinand, les doreurs Caron et Fagard. Ne pouvant se relever de sa faillite, Genty céda son fonds à son confrère Louis Moreau. Il vivait encore en 1770 7.

Ce maître, qui signait D. GENTY, a laissé des meubles traités avec beaucoup de goût dans le plus charmant style Louis XV (Voy. pl. XXV). On peut citer en exemple une commode que possède le musée d’Art industriel de Francfort, un cabinet présenté par le marquis de Gourgue à l’Exposition rétrospective de 1888 8, et de fort jolis bureaux en pupitre ayant paru aux ventes de Mme Roussel 9, de Mme H. Vian10, de M. Alfred Bergaud11. La collection du baron Maurice de Rothschild renferme de lui une précieuse petite table, à placages de bois satiné, le dessus formé par un plateau en porcelaine tendre de Sèvres dont le décor représente les Amours moissonneurs. Chez M. Jacques Doucet se trouve une autre petite table du même ébéniste, offrant un jeu de l’oie en marqueterie et des appliques à fleurs de lys.

GENY (F.), habile menuisier français qui fiorissait dans la seconde moitié du xvme siècle, n’est connu que par son estampille. Peut-être faut-il l’identifier avec un ouvrier homonyme ayant travaillé chez les maîtres chaisiers de Paris avant 1750 ,2. En tous cas, l’on ne trouve point d’autre trace de son séjour dans la capitale et ses productions ne portent jamais la contremarque de la jurande parisienne. Je serais assez tenté de le croire un artisan privilégié de la Cour qui dut s’établir auprès d’une des résidences royales, probablement à Versailles. Geny

1. Liste générale... (1787-1789). 6. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 20.

2. Alm. du Commerce de Favre et Duchesne, an VII, p. 1 58 7. Id., ibid., cart. 31, bilan de l’ébéniste Péridiez, 26 avril

(sous le nom de « Gebert»). 1770.

3. Arch. nat. Reg. des Maîtrises. Y. 9327. — Id. Y. 14085, 8. Catalogue de l'Exposition de l'Art fr. sous Louis XIV et

31 juillet 1758. Louis XV . Paris 1888, n° 187 (sous le nom de « Gentil »),

4. Isabelle-Claire-Eugénie de Houchin, mariée en 1724 à 9. Vente à Paris, mars 1912, n° 254 (reprod.).

Alexandre-Maximilien-François de Croix, marquis de Houchin. 10. Id., déc. 1919, n° 162.

5. Louise Eynard de Ravanne, mariée en 1741 à Jacques- 11. Id., mars 1920, n° 1 57.

Raymond de Galluccis, comte de L’Hôpital-Sainte-Mesme. 12. Arch. nat. Y. 9523. 15 sept. -31 déc. 1749.

exécutait de beaux sièges dans le goût classique. Notre planche XXV en montre un spécimen aussi remarquable par sa forme originale que par sa brillante facture. D’autres ouvrages intéressants du même auteur faisaient partie des anciennes collections Allard de Meeus et Louise Baltby1.

GEOFFROY (Marie-Joseph), l’un des représentants du département de Seine-et-Marne à la Convention nationale, était un menuisier, fils de menuisier, né à Fontainebleau le 23 janvier 1 7 5 4 2. On le connaissait dans cette ville sous le nom de Geoffroy jeune. Intelligent et consciencieux, il acquit une bonne réputation professionnelle qui lui mérita d’être employé à divers travaux pour la Couronne. En 1787, l’Administration des Domaines le chargea de meubler l'ancien hôtel de Savoie à Fontainebleau. Cette demeure historique, où avait jadis résidé Henri de Savoie, dernier duc de Nemours, servait alors de logement aux gardes de la porte3, qui furent licenciés quelques mois plus tard. Pendant la période révolutionnaire, Geoffroy commença d’ « épurer » les boiseries du château en grattant les emblèmes monarchiques; mais les circonstances — fort heureusement — ne lui permirent pas de terminer cette tâche. Officier municipal depuis 1790, il fut élu en septembre 1792 membre de la Convention et dut se consacrer tout entier à ses devoirs de législateur. Son mandat expiré, Geoffroy devint un des quatre messagers d’État au Conseil des Anciens, puis remplit les mêmes fonctions au Tribunat. En dernier lieu, il était directeur des Contributions directes. Il mourut à Fontainebleau le 26 décembre 1826.

GEORGE exploitait un atelier d’ébénisterie à Toulouse, au temps de Louis XVI. Les comptes de la communauté des menuisiers toulousains font état d’une somme de 40 livres versée par cet ouvrier en 1782, pour l’accommodement d’une saisie dont ses marchandises avaient été l’objet4.

GÉRARD travaillait à Bordeaux vers 1785. Il tenait boutique «au-delà de la porte Sainte- Eulalie 5 * ».

GÉRARD (Ponce), menuisier en meubles, reçu maître à Paris le 13 mai 1773 é, demeura jusqu’à la Révolution dans la cour de la Juiverie, une ancienne impasse ouvrant sur le boulevard de la Contrescarpe, vis-à-vis les fossés de la Bastille. Cet artisan, qui marquait P. GERARD, est connu par de bons ouvrages. Quelques-uns imitent les modèles de Jacob, comme une chaise à pieds-consoles et dossier en gerbe, décrite dans le catalogue de la vente de M. Marcel Zambaux7. Mme de Largentaye possède de lui deux bergères en bois sculpté et

1. Ventes à Paris, juin 1910 et juillet 1917. V. aussi les 3- On nommait ainsi une compagnie de cinquante hommes

catalogues de la succession de l’antiquaire Achille Lacroix d’élite qui gardaient, pendant le jour, les portes intérieures du

(mai-juin 1904, n° 265) et de M™= C. Lelong (1903, n° 879). palais où résidait le Roi. Ce service était confié la nuit aux seuls

2. V. au sujet de ce personnage : Th. Lhuillier, Le Départent . gardes du corps.

de Seine-et-Marne à la Convention, Paris, 1885 ; — Ern. Bourges. 4- Arch. dép. de la Haute-Garonne, E. 1320.

Recherches sur Fontainebleau, Fontainebleau, 1896; — Robinet, 5- Alm. du Commerce d’ Arts et Métiers pour la Ville de Bor-

Robert et Chapelain, Di et. hist. et biog. de la Révolution, t. II, deaux, 1785, p. 309.

p. 35-36. — Je dois quelques renseignements complémentaires 6. Liste générale des Mes Men-Ebèn . de Paris, 1782-1789.

à l’érudition et à l’obligeance de M. Eugène Plouchart. 7. Vente à Paris, nov. 1922, n° 207.

Cte F- DE SALVERTE. - LES ÉBÉNISTES BU XV IIE SIÈCLE.

Planche XXV

F. GENY.

Petite marquise en gondole, ép. fin Louis XV. ( coll , Meyer).

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