‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 158 sur 397 · DENIS GENTY · texte numérisé non relu

DENIS GENTY

Bureau Louis XV en marqueterie de bois satiné. ( collection particulière).

doré, offrant un décor d’entrelacs sur tous les pourtours de leurs châssis. Un petit fauteuil de bureau, signé du même nom, appartenait naguère à M. Jean Périer de l'Opéra-comique \

GÉRARDIN (Jean-Baptiste), maître menuisier en meubles à Paris, travaillait dans le quartier de la Villeneuve vers le milieu du règne de Louis XV 1 2.

GERMAIN (Denis), menuisier parisien, acquit la maîtrise le 16 avril 1774, «en faveur des privilèges accordés aux ouvriers demeurant à la Manufacture royale des Gobelins » 3. 11 mourut peu après. Sa veuve exerça rue des Lavandières, près de la place Maubert, entre 1782 et 1790 4 5. On attribue à cet atelier des sièges signés GERMAIN.

GIGUN (François LEBE-), menuisier-ébéniste, devenu maître à Paris le 2 janvier 1 786 s, résida rue des Boucheries jusqu’en 1789, puis rue du Paradis où il fit faillite au mois d’avril T7926. Cet artisan confectionnait, en bois de chêne, des bureaux à cylindre et des tables à jeu dans la forme de consoles. Il vendait aussi des tables à manger, d’un modèle spécial, s’agrandissant pour tenir de 12 à 20 couverts au moyen d’une seule rallonge pliante7. Son bilan mentionne une créance de 3.500 livres sur M. de Préville, ancien conseiller au parlement de Normandie, « pour ouvrages de menuiserie et fournitures de meubles en ébénisterie » dans la maison de ce magistrat, rue Traverse.

GILBERT (André-Louis), notable ébéniste, né à Paris en 1746, mort dans cette ville le 3 avril 1809 8. A l’âge de vingt-trois ans, étant ouvrier chez Noël Malle, il se rendit coupable d’un acte d’indélicatesse et dut s’engager dans la garde du guet pour éviter la prison9. Après avoir obtenu son congé, il reçut des lettres de maîtrise le 20 juillet 1774 IO, et s’établit d’abord rue Traversière. En 1785, on le retrouve dans la Grande rue du Faubourg Saint-Antoine, « au coin de celle de Charonne ». Son atelier était en pleine prospérité lorsque la Révolution éclata. Bien qu’il n’eût rien à gagner au triomphe des idées subversives, Gilbert semble les avoir adoptées avec enthousiasme et fut un des Vainqueurs de la Bastille ".Il reprit alors du service dans la compagnie de chasseurs organisée par le futur général Hulin, passa en 1792 à la 35e division de gendarmerie, devint l’année suivante officier dans la légion de police, puis fut nommé lieutenant à la suite de la 59e demi-brigade en décembre 1799 I2. A cette époque Gilbert n’exerçait plus depuis longtemps. Ruiné par les troubles politiques qu’il avait contribué à faire naître, il finit ses jours à l’hôpital Saint-Antoine.

On connaît de nombreux ouvrages signés de sa marque A. L. GILBERT. Parmi ceux qui se rattachent aux débuts de sa carrière, il faut citer une commode ayant appartenu à M. Louis Sarlin 13 et un secrétaire qui dépendait de la succession Caclard I+. Ces deux beaux meubles,

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