Liste générale des M«5 Men.-Ebén. de Paris
8. Arch. nat. Y. 14438, 16 janv. 1790. — Cf. Arch. delà Seine. Bilans, cart. 71, bil. du tap. Froyez jeune, 1788; cart. 76, bil. du tap. Beaufillot, 1789 ; cart. 116, bil. du tap. Basse, 1777.
9. Et. Charavay, ouv. cité. — Alm. national, 1793, p. 362 et 395 ; an II, p. 391, sous le nom de « Queniar ».
10. Arch. nat. W. 434, 978; — T. 1632. — Moniteur du 8 fruct. an II.
11. Vente à Paris, déc. 1901, n° 358 du catalogue. Cette pièce reparut à la vente Chappey en mars 1907.
12. Arch. nat. T. 5 141, 5. Papiers du député Osselin. Liste des Vainqueurs de la Bastille, n° 308; — C. 35, 218. Pr. verb. du 15 avril 1790. — Ch.-L. Chassin et L. Hennet. Les Volontaires nationaux pendant la Révolution, Paris, 1899, t. I, p. 90.
GUILLARD (Pierre), reçu maître menuisier-ébéniste à Paris le 10 septembre 1777, habitait rue de Charenton, près de l’hospice des Quinze-Vingts '. En 1786, sous la direction du sculpteur Hauré, entrepreneur du mobilier de la Couronne, il exécuta un secrétaire en acajou faisant partie d’un lot de meubles destinés au château de Compiègne1 2. D’après Y Almanach du Commerce, sa maison existait encore en 1805.
GUILLAT (Claude- Alexis) était maître ébéniste-tabletier à Grenoble entre 1770 et 1779 3.
GUILLAUME (la veuve), tenait un atelier de menuiserie en meubles à Metz, dans les dernières années du règne de Louis XVI 4.
GUILLAUME (Simon), ébéniste parisien, s’établit avant 1751 rue de la Roquette5, puis travailla rue du Faubourg Saint-Antoine au moins jusqu’en 1782 6. Par son mariage avec une fille de l’ébéniste François Vandercruse-Lacroix, il devint le beau-frère des deux Œben et plus tard de Riesener, mais il n’eut lui-même qu’une modeste notoriété7. Le catalogue de la vente L. Coblentz (déc. 1904) signalait son estampille GUILLAUME sur une petite commode Louis XVI en marqueterie à fleurs. Une autre commode, en bois de placage, portant cette empreinte, figurait dans l’ancienne collection de Mme H. Vian 8.
GUILLEMAIN (Pierre), né en 1697, exerçait comme maître et marchand ébéniste à Paris, rue du Petit-Reposoir, vers le milieu du dix-huitième siècle9. Il avait été en 1732 juré de sa corporation et membre en charge de la confrérie de Sainte-Anne au couvent des Carmes Billettes I0.
GUILLEMART (François), notable ébéniste parisien, florissait sous Louis XIV et la Régence. Attaché depuis 1684 au service du prince Henry-Jules de Bourbon-Condé ", il fut aussi employé par la Couronne. Cet artiste produisait à la fois des menuiseries sculptées et des ouvrages en bois de rapport. Au nombre de ses travaux, on peut citer douze grands guéridons dorés que le Garde-meuble lui demanda en 1687 12 ; « deux tables de marqueterie de figuier d’Inde et d’ébène verte », exécutées en 1690 pour le prince de Condé à Chantilly 13 ; un coffret de toilette destiné à la princesse du Maine M, et deux commodes en bois violet qu’il fournit en 1708 pour la chambre de Louis XIV au château de Marly IS. En 1717, il livra au duc de La Force un bureau, un serrepapiers et des armoires d’amarante lé. Guillemart demeurait rue Princesse, où il mourut sans
1. Liste gén. des Mes Men.-Ebén. de Paris, 1782-1789. — Arch. de la Seine. Livre de Commerce. Reg. 1961. Journal des frères Presle, tap., 1785; — Id. Bilans, cart. 78, faillite du tap. Polly, 1790.
2. Arch. nat. O1. 3639. Mémoire de Hauré, 2e sem. 1786. — Bibl. nat. Mss.fr. 7817, fol. 58 v°.
3. Ed. Maignien. Les Artistes grenoblois, Grenoble, 1887, p. 165.