‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 171 sur 397 · Arch. nat. O1. 3306, fol · texte numérisé non relu

Arch. nat. O1. 3306, fol

13. G. Maçon. Les Arts dans la Maison de Condé, Paris, 1903, p. 61.

14. Arch. du Musée Condé à Chantilly, loc. cit., 1694, fol. 153, art. 467.

15. j. Guiffrey. Comptes des Bâtiments du Roi, t. V, col. 241.

16. H. Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs du Bois, 1. 1, p. 234.

postérité le 8 avril 17241. Parmi les pièces qu’il laissait en cours d’exécution, figurait une petite table décrite dans l’inventaire comme étant faite « de merisier madagaony ». Je ne connais pas de mention plus ancienne d'un meuble fabriqué avec ce bois demahagoni, — vulgairement nommé acajou, — dont l’emploi ne devait se développer en France que trente à quarante ans plus tard.

La veuve du maître, Marie-Anne Lefort, continua le commerce de son mari. En 1725 et 1726, le Garde-meuble lui demanda divers ouvrages, dont un bureau de campagne pour le Roi et un prie-Dieu en palissandre pour la Reine2 3.

GUINAND, mentionné comme ébéniste dans les comptes royaux en 1760 }, était un marchand de meubles qui exploita des magasins renommés à Paris, près de l’orme Saint-Gervais, sous l’enseigne de la Paix 4.

GUMLEY (John), ébéniste et miroitier à Londres, fut le fournisseur attitré de la cour d’Angleterre depuis 1716 jusqu’en 1729, date de sa mort5. Il eut successivement comme associés deux de ses confrères, James Moore et William Juring. La plupart des meubles qu’il produisit pour le service du roi George Ier étaient en noyer poli et en bois laqué de style chinois. On y voit figurer plusieurs tables de toilette (dressing-tables), avec des encoignures ( corner-cupboards ) et des « servantes » ( dumb-waiters ), sortes d’ouvrages très appréciés alors pour leur nouveauté. Vers la fin de sa carrière, Gumley concourut à mettre en vogue les ébénisteries d’acajou qui obtinrent un grand succès dans son pays avant de se répandre sur le continent. Au mois de juillet 1725, il livra ses premiers essais de ce genre : deux commodes et une table à souper destinées au palais de Kensington.

GUYOT (Nicolas), menuisier-ébéniste, né en 1735, mort à Paris le 21 novembre 1812 6. Cet artisan, qui avait obtenu des lettres de maîtrise le 26 juillet 1775 7, demeura rue du Faubourg Saint-Antoine; il ne paraît avoir fait que des meubles ordinaires, comme des tables et bureaux de bois noir 8.

GYLLENBERG (Petter), ébéniste suédois, se fit recevoir maître à Stockholm en 1767 9. Le musée du Nord dans cette ville renferme un secrétaire de style rococo, en noyer avec filets d’ébène, signé des initiales P. G. B.

1. Arch. nat. Y. 10745. Scellés. — On a retrouvé le testament de cet ébéniste, daté du 3 déc. 1720, dans lequel il léguait une somme de 300 liv. à son ancien apprenti Pierre Sermon (Arch. de la Seine. Insinuations. Reg. 258, fol. 76).

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