‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 217 sur 397 · E. Molinier. Ouv. cité, t. III, p · texte numérisé non relu

E. Molinier. Ouv. cité, t. III, p

Les Ébénistes du X VIIIe siècle.

5. Arch. nat. Y. 14086, 13-15 nov. 1759; Y. 14093. Scellés après décès de l’ébén. J. Laurent.

6. Arch. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 1308. Journal dutap. Lelorin (1758-1763).

7. Id. Enregistrement. Tables des Décès. Q8. 52. — Annonces, Affiches et Avis divers, an II, p. 8312.

8. Id. Livres de Commerce. Livres du march. Trintzius, Reg. 2976 (an X) ; Reg. 2978 (an XI).

LAVER (Christophe), menuisier en meubles, reçu maître à Paris le n juin 1788, exerça rue de Cléry jusqu’en 1805 ‘. Il a laissé sa marque C. LAVER sur d’assez jolis sièges en bois peint, datant de la fin du temps de Louis XVI ; plus tard il exécuta principalement des ouvrages en acajou et en merisier1 2 3.

LAVISSE. Voy. Avisse.

LAVOCAT, menuisier-machiniste, qui résida entre 1779 et 1793 à Champigneulles, près Nancy, s’intitulait « mécanicien de la cour de Bruxelles ». Il fit paraître dans l'Almanach sous Verre plusieurs annonces concernant des fauteuils de son invention à l’usage des infirmes et des goutteux5. Lavocat avait imaginé encore un fauteuil magique « dont les bras se joignent dès qu’on y est assis et d’où l’on ne peut sortir que par un procédé particulier ». La correspondance de Metra et les romans licencieux de l’époque montrent que ces sortes de sièges ne servaient pas uniquement à d’innocentes facéties4.

LEBAS (Jean-Baptiste), habile menuisier en meubles à Paris, né en 1729 5, mort après 1795 6- d’un artisan du métier7, il obtint ses lettres de maîtrise le 29 juillet 175b8

et fut juré de sa communauté de 1769 à 1771 9. Après avoir exercé rue de Cléry, au Saint-Esprit, durant près de vingt-cinq ans, il se retira rue Beauregard. Ce fabricant, qui signait : I. LEBAS, acquit une vogue justifiée par l’élégance de ses travaux10. Mme du Barry le fit concourir à l’installation du pavillon de Louveciennes Il fournit au comte d’Artois un magnifique mobilier de salon composé de deux canapés et de seize fauteuils, offrant sur leurs dossiers des garnitures ovales dans des bordures d’une richesse et d’une fantaisie singulières. Ce mobilier fut acheté plus tard par Talleyrand pour le château de Valençay, où il servit au roi d’Espagne Ferdinand VII durant sa captivité en France. Plusieurs pièces dépendant de cet ensemble figuraient à l’Exposition rétrospective de Tours en 1890 I2. Notre Mobilier national compte parmi ses richesses quelques ouvrages de Jean-Baptiste Lebas, entre autre une chaise Louis XV d’un gracieux modèle 15 et deux petits canapés finement sculptés dans le goût de Delafosse. Notre planche XXXIX montre l’un de ces morceaux, prêté par l’Etat au musée des Arts décoratifs; son pendant se trouve au musée du Louvre14. Des sièges du même auteur font partie de l’ameublement du roi de Suède, dans le château de Gripsholm IS.

Marié très jeune avec une fille du menuisier François Bouillette Ié, J.-B. Lebas eut deux fils,BAR-

1. Liste générale des Me* Men.-Ebén. de Paris, 1789. — Arch. de la Seine. Bilans, cart. 96, bilan du tap. Rondet, an XII ; cart. 98, bil. du march. Bellier, 20 frimaire an XIV.

2. Arcb. de la Seine. Livres de Commerce. Reg. 3436. Livre de Roussel et Porterieu, march. de bois exotiques, an XIV. Reg. 3930, Journal du tap. Benoist, an XII.

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