C’est M. Hector Lefuel qui m’a signalé
ces dessins, ainsi que les deux meubles de Fontainebleau
sur lesquels il a découvert l’estampille de Beneman.
5 . A Londres, juin-juillet 1882 ; mai 1892 ; — à Paris, avril 1905 ; mars 1912.
6. Arch. nat. O1. 3540, 3. — Il est à remarquer que l’ébéniste signait toujours Benneman, au lieu d’orthographier son noms Beneman comme l’imprimait son estampille et comme l’écrivaient la plupart des contemporains.
BENOIST (Jean-Baptiste) exploita un atelier de menuisier en meubles rue du Faubourg- Saint-Antoine, aux deux Ecussons, entre 1799 et 1811 '. A cette dernière date l’État lui fit une importante commande de sièges en acajou, parmi lesquels soixante chaises de salle à manger, les dossiers à palmettes ornés d’une couronne de laurier \
BERGE (François SCHEFFER, dit Berger ou). Voy. Scheffer.
BERGEMAN (Johann-Friedrich). — M. Crespin possédait en 1885 un grand bureau en acajou portant l’estampille de J. -G. Frost (v. ce nom), et, sous un tiroir, l’inscription suivante : Nous avons bu autant de pintes de vin que ce bureau pèse de livres. Les ouvriers : Johann- Triedrich Bergeman, Georges-Pierre-, Auguste Blucheidner. 24 novembre
BERLUY (Pierre) était maître ébéniste à Paris, rue Coquillière, vers 1740 +. Il eut deux fils qui adoptèrent la même profession. L’aîné, François, continuait à tenir l’ancien atelier paternel en 1753 ; il a laissé son estampille F. BERLU7 sur ses meublesen marqueterie de bonne fabrication courante. Le second, Jean-Baptiste, exerçait en 1744, rue des Deux-Portes-Saint-Sauveur, mais, ruiné bientôt par son inconduite, il dut vendre son fonds et redevenir simple ouvriers
BERNARD travaillait à Angers sous Louis XVI. Au musée Saint-Jean de cette ville, est conservé son chef-d’œuvre corporatif, — un panneau de tilleul sculpté de rinceaux, — derrière lequel subsiste une étiquette ainsi conçue : Bernard, ébéniste et facteur de forte-piano, fait toutes sortes de meubles en bois d'ébène et toutes sortes de bois étrangers. Il demeure rue de la Roë, n° 1000, à A figer s 6 .
BERNARD (Jacques), devenu maître menuisier-ébéniste à Paris, le 30 octobre 17607, exerça rue des Fossés-Saint-Germain-l’Auxerrois8 et plus tard rue Joquelet 9, où il habitait encore en 1793 I0. On manque de renseignements sur ses travaux. Ceux que lui ont attribués certains auteurs appartiennent en réalité à l’ébéniste Pierre Bernard (v. ci-après).
BERNARD (Pierre), l’un des meilleurs ébénistes du temps de Louis XV, ne doit pas être confondu avec son homonyme et contemporain, le maître menuisier Pierre Bernard, auquel sera consacrée la notice suivante.il naquit vers 1715 au faubourg Saint-Antoine, où son père était cordonnier. Ayant fait son apprentissage chez un de ses oncles, Pierre-Amour Bernard, ouvrier libre rue de Lappe11, il s’associa d’abord avec son frère Nicolas pour exploiter un atelier dans la grande rue du faubourg, au-dessus de l’hospice des Enfants-Trouvés, sous l’enseigne du Coq d'Or12. Avant 1744, il s’établit à son seul compte, dans la même rue, près celle de Charonne13.
1. Arch. de la Seine. Bilans, cart. 86. bilan du tapissier J. P. Boucher, 7 messidor VII ; — cart. 94, bil. du march. Mennesson, 12 brumaire XI ; — cart. 96, bil. du march. Bonnet, 10 brumaire XII, etc. — Alm. du Commerce.