‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 331 sur 397 · Id., ibid. , vol. 447 à · texte numérisé non relu

Id., ibid. , vol. 447 à

duchesse de Kendal. Ces favorites mirent à la mode les lits de repos ( drooping-chairs ) empruntés au mobilier français. La première chaise-longue mentionnée dans les comptes royaux fut livrée en 1716 par Richard Roberts pour Mme Kielmansegge à Saint-James.

ROBIËRSCKY. Voy. Kobierscky.

ROBINEAU (Jean-Louis) exerçait la profession d’ébéniste, comme artisan libre, dans la cour de la Boule-Blanche, rue du Faubourg Saint-Antoine, au début du règne de Louis XVI '. Après s’être fait agréger à la communauté parisienne, il s’installa rue Montmartre \

ROCHETTE (Laurent), né en 1723 1 2 3, obtint avant 1750 un brevet royal le nommant « ébéniste privilégié suivant la cour »4, titre qui lui conférait les prérogatives de la maîtrise. Il fabriquait des ouvrages estimés, aux garnitures desquels travailla le fondeur Lépine5. Etabli d’abord rue de Charonne, il exploita ensuite un magasin de meubles rue Saint-Antoine, près de l’église Saint-Paul6, jusque vers la fin du temps de Louis XV. On a signalé son estampille ROCHETTE sur une commode ventrue en marqueterie, faisant partie d’une collection privée 7.

ROCHON tenait en 1790 un atelier d’ébénisterie à Bordeaux, rue du Cerf-Volant8.

RŒNTGEN (Abraham) 9, ébéniste allemand, né en 1711 à Mulheim-sur-le-Rhin, mort à Herrnhut (Saxonie) en 1792. Après son apprentissage, il voyagea pour parfaire son instruction professionnelle et, pendant qu’il séjournait à Londres, devint un adepte des Frères Moraves, les « Quakers de l’Allemagne ». Revenu dans son pays, il épousa une de ses coreligionnaires, Suzanne-Marie Bausch, de Francfort, avec laquelle il demeura quelque temps aux environs de cette ville. Vers 1750, les persécutions dirigées contre sa secte l’obligèrent de fuir en Lusace. Il se fixa plus tard à Neuwied, petite cité rhénane ouverte aux réfugiés de toutes les confessions, et y fonda une fabrique de meubles qui devint florissante. En 1772, Abraham Roentgen céda cet établissement à son fils David pour se retirer à Herrnhut, la ville sainte des Moraves, où il termina pieusement ses jours.

On ne connaissait jusqu’ici aucune production de ce maître. Je crois en avoir découvert une chez M. E.-M. Hodgkins I0. C’est un secrétaire en pente, de style rococo, richement revêtu de marqueteries à fleurs. Sa construction comporte d’ingénieux détails : par devant, au-dessous de la ceinture, se trouvent deux compartiments qui tournent sur pivots, et qui contiennent des casiers intérieurs avec des couvercles à dos de livres. Le meuble est signé sur la façade par une inscription très apparente, en grandes lettres noires incrustées dans le fond : ROENTGEN FEC1T A NEUWIED. Or ses lignes tourmentées semblent lui assigner une date antérieure à 1770, et, d’autre part, la facture de ses marqueteries ne rappelle nullement la manière de David.

1. Arch. nat. Y. 14102, 21 janvier 1775- 7- H- Vial, A. Marcel et A. Girodie. Les Artistes décorateurs

2. Liste générale des Men.-Ébén. de Paris, 1782-1785. du Bois , t. II, p. 122.

3. Arch. nat. Y. 10989,6 fév. 1745. 8. Alm. du Commerce d' Arts et Métiers pour la Ville de Bo r-

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