‹ Les ébénistes du XVIIIe siècleChapitre 37 sur 397 · Ibid. R · texte numérisé non relu

Ibid. R

7.800 livres, se composait de huit marquises (que l’on dénommait alors « fauteuils en têteà-tête ») et d’un grand « canapé à confidents » qui n’avait pas moins de quatre mètres de longueur. Avec une riche parure d’attributs, de roses et d’ornements classiques, chacun des sièges portait à la ceinture un motif différent, traité en bas-relief, qui représentait des amours soutenant une guirlande de fleurs1. — Blanchard le jeune était employé aussi par des tapissiers en vogue; il livra notamment aux frères Presle de beaux sièges à décorde laurier pour le chevalier de Farjonnel 2. Vers 1787, ce maître se retira des affaires et alla demeurer rue Sainte- Barbe, où il vivait encore sous le Directoire 3. Ses productions sont marquées N. BLANCHARD. La Bibliothèque de la ville de Versailles possède de lui deux fauteuils Louis XV à dossier en médaillon et accotoirs très évasés. J’ai relevé sa signature sur une jolie chaise coiffeuse de même style. Une suite de quatre fauteuils Louis XVI, provenant de son atelier, passèrent en vente dans la succession de Mme Lelong, en octobre 1903.

BLANCHON (P.-J-), menuisier provincial du temps de Louis XVI, n’est connu que par son estampille. J’ai trouvé cette marque, frappée en grandes lettres avec les deux N à contresens, sur un fauteuil de bois peint, qu’un prêt temporaire avait fait entrer en 1912 au Musée municipal de Strasbourg. C’était un siège de forme assez recherchée, à dossier en lobe surmonté d’un nœud de ruban.

BLAYE (Antoine) eut une bonne notoriété comme fabricant et marchand de meubles vers la fin de l’Ancien régime. Il débutait modestement au faubourg Saint-Antoine, dans l’impasse de la Forge-royale, lorsque, le 22 juillet 1765, les jurés-menuisiers procédèrent à l’inspection de ses ouvrages. D’après le procès-verbal de leur visite, ils trouvèrent chez lui des « tables de nuit, chaises percées, tables à piquet, petites tablettes à lire, partie encommencée et l’autre finie », qu’ils reconnurent satisfaisantes à l’exception d’un fond de meuble4 *. Plus tard cet artisan devint maître tourneur et prit un fonds de commerce rue aux Ours. Après la fusion des tourneurs et des menuisiers, Blaye fut adjoint aux syndics de la communauté en 1786 s, et passa syndic l’année suivante. U Almanach de Paris le cite à cette époque sous la rubrique des Ebénistes 6. Il vivait encore en 1799 7 -

BLERZY (Charles), menuisier à Paris, rue Saint-Bon 8, reçu maître en 1741 9, travailla jusque vers 1780. Il fit des cadres pour les tableaux du Roi I0.

BLUCHEIDNER (Georges-Pierre-Auguste), ouvrier allemand, était employé en 1787 chez l’ébéniste Frost à Paris. Sa signature manuscrite a été relevée sur un meuble provenant de cet atelier ".

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