‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 54 sur 111 · LE 9£—01-L1/97 9£—01-97/ST 98—01-GF/%T 98—01-Y1/87 98—01-81/3E · texte numérisé non relu

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suivante : on suit les échanges des Grenouilles à la température du laboratoire. Consommation d'oxygène et Quotient Respiratoire étant fixés, on refroidit la Grenouille à 10°, 5° ou 0°5. On suit de nouveau les échanges pendant plusieurs mesures, puis on revient à la température du laboratoire. Dans toutes. ces expériences on évite évidemment les variations importantes de la concentration en acide carbonique de l’atmosphère confinée, qui à elles seules pourraient faire varier le QR.

Il résulte de ces mesures que le Q.R. de la Grenouille est à 10e SSeT 0°5 un Q.R. de lipides si la Grenouille est à jeun. Pendant le refroidissement et pendant le réchauffement seulement, le Q.R. varie parallèlement à la variation thermique du milieu. Les mesures de 24 heures de durée peuvent être trop longues pour faire apparaître avec netteté les variations du Q.R. (par exemple la Grenouille de 42 g. que l’on fait passer de 17° à 10°). C’est la durée de l'expérience qui doit être. incriminée pour expliquer la différence apparente qui existe entre cette détermination et celles de 15 heures de durée citées dans le tableau précédent ; la quantité d’acide carbonique retenu au cours du refroidissement est trop petite par rapport à la quantité produite et éliminée au cours de la mesure pour modifier le Q.R. de façon apparente. ;

Variations de la réserve alcaline de la Grenouille en fonction des variations thermiques du milieu.

Si l’abaissement du Q.R. est dû, dans les expériences de refroidissement, à une rétention d’acide carbonique, il doit être possible de vérifier cette hypothèse par des mesures de réserve alcaline à des températures différentes. Nous avons institué deux groupes d’expériences dans ce but

1. Nous examinons le sang «in vitro ». Pour ce faire, nous recueillons une quantité assez considérable de sang par ponction cardiaque (15 à 20 cm°). Le sang défibriné est divisé en 2 portions dont une est conservée à la température du laboratoire et l’autre à la glacière ; dans chacune de ces deux portions on fait passer durant 3 heures ün courant d’air contenant 6 p. 100 d'acide carbonique. Les résultats obtenus (consignés dans le tableau XXI) montrent qu’un abaissement de

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15° en moyenne fait augmenter la réserve alcaline, «in pitro >, de 14 p. 100.

TABLEAU XXI

Variations de la réserve alcaline «in vitro» en fonction de la température chez différentes espèces.

Augmentation - , : en % de la Espèce Date de la HR eue réserve “tudié dét ; à alcaline du alcaline du ; étudiée ermination sang à 200 sang à 50 alcaline pour É un écart de 150 Lapin 28-5-36 4k,2 % 58,4 % AD Coq : 6—-7-36 54,4% (ER 7 8,2 % Tortue 15-6-36 47,5 % 64,8 % 17,3% Tortue 18—-6—-36 48,8 % 64,4% 1556 Grenouille 12-8-36 S7E6 50,3 % 4927806 Grenouille 12—-7-36 322520 48,3 % 45,8%

2. Nous déterminons ia réserve alcaline de la Grenouille «in vivo > après un séjour de 5 à 6 jours à différentes tem- pératures. Dans ces expériences également, on peut démontrer l’augmentation de la réserve alcaline aux températures bas-

ses (tableau XXII).

TABLEAU XXII

Réserve alcaline de la Grenouilie séjournant à différentes 5 températures.

a) Lot àe 9 Grenouilles { R. temporaria) du 292-8-36.

N° de l’animal Réserve alcaline N° de l’animal Réserve alcaline (séjour à 18°) | en % (séjour à 7°) en % 1 30,5 5 43,4 2 38,8 6 44,2 3 38,2 7 40,4 & 27,8 8 40,9 9 44,8 Moyenne à 18° 33,8 % Moyenne à 7° 42,7 %

b) Lot de 16 Grenouilies { R. fusca) du 10-11-36. oo *

éser V Éserv È Réserve

N° de l’animal se N° de l’arimal Rec © [No de l’animal = He à alcaline Le alcalire |, .. à posi| AlCA ine

(séjour à 18°) on (séjour à 5°) FT ‘séjour à À en %

Moyenne à 18° 42,2 Moyerine à 5° 48,8 - Moyenne à 0°5 52,8

Si l'augmentation de la réserve alcaline par l’abaissement de la température du milieu est indiscutable, on voit que les chiffres sont loin d’être réguliers : dans la première partie du tableau, la moyenne de la R.A. à 18° est de 33,8 tandis que dans la seconde moitié, elle est de 42,2 à la même température. Or, la valeur de 42,7 est atteinte dans la première moitié du tableau à 7°. 11 semble que saison et durée du jeûne jouent un rôle important dans le déterminisme des valeurs de cette réserve chez la Grenouille.

Si nous calculons, à l’aide de ces chiffres, l’augmentation de la réserve alcaline pour un abaïissement de 15° comme nous Pavons fait pour les déterminations «in vitro », nous obtenons les trois valeurs suivantes :

LE A22 D 0d00 Duc ÉD TUE 3) + 9,1 p. 100 |

Les valeurs obtenues «‘in vivo > sont par conséquent inférieures à celles obtenues «in vitro >» où la moyenne avait été de + .1# p.100:

Les chiffres que nous venons de relater nous indiquent le sens de la variation de la réserve alcaline. Ils peuvent nous servir à démontrer que dans aucun cas la quantité d'acide carbonique qui manque dans les expériences de refroidissement pour obtenir un Q. R. métabolique ne dépasse la valeur calculée d'après les données de la réserve alcaline. Nous choisi-

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rons dans nos expériences les cas extrêmes pour cette démonstration

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