SEP
: Calories par Espèce Poids en g. LE mètre ar et 24 heures LOGE ant TRE 5 0,325 13,39 Grenomlé: Tete are Rd 40 0,211 17501 Lézard des Palmiers ....... 60 0,076 Ai Couleuvre sie ra de 133 0,144 17,62 L'ortue 720 AE ES 278 0,108 14,89
Le tableau comparatif que BENEDICT [4] donne pour les productions de chaleur à 16° de quelques poïkilothermes ne présente pas de meilleur accord que le nôtre. S'il nous est par conséquent impossible de tirer une règle générale de nos chiffres, nous avons pu démontrer par ailleurs sur le Loir et la Chauve-Souris que la production de chaleur varie, en fonction de la température, selon la règle de van’t Horr. Cette règle s’applique sur une grande échelle thermique à la Chauve-Souris (1). Pour donner la même démonstration sur le Loir, on ne peut opérer que dans une marge étroite de température, l’animal se réveillant trop facilement aux températures s’écartant notablement de 8° ; nos essais sur le Spermophile sont restés sans succès comme ceux de BENEDICT sur la Marmotte. Pour -avoir quelque chance d’obtenir cette démonstration sur d’autres espèces que la Chauve-Souris qui se comporte, été et hiver, en poikilotherme, il faut s’entourer de toutes les précautions afin d'éviter le réveil des animaux ; l'emploi de la méthode habituelle du confinement (KAYSER, exp. sur le Spermophile)} ou les multiples manipulations auxquelles on soumet l'animal dans le procédé de BENEDICT [4 b] empêchent cette étude : le danger de réveil est trop grand, les chiffres de calorification sont trop inconstants. Wyss [56], dans son travail de 1932, prétend que la production de chaleur de l’hibernant ne dépend pas de la température extérieure. Il y a, apparemment, opposition formelle entre sa conclusion et la nôtre. De fait, Wyss voit qu'aux températures supérieures à 0° il y a chez le Loir un comportement thermique identique à celui des poikilothermes. Ce n’est qu'aux températures inférieures à 0° qu’il constate une véritable régulation. Son observation est, en ce point, en accord complet avec toutes les anciennes données : les températures trop basses provoquent le réveil des hibernants. BENEDICT [4 b] n’a pas non plus réussi à établir un rapport entre l'intensité de la calorification des hibernants endormis et la température du milieu. Il pense que l’absence de parallélisme entre l'intensité des combustions de la Marmotte et la température du milieu permet d'établir un caractère distinctif entre les hibernants endormis et les poïkilothermes. Si nous ne pouvons admettre cette manière de voir
(1) Notons que déjà DeLsaux [41] avait, en 1887, étudié la calorification de la Chauve-Souris en hiver, en fonction de la température
du milieu. Le Q, que nous calculons à partir des chiffres de DELSAUXx est de 1,24.
de BENEDICT puisque nous attribuons son échec à l’irrégularité de la profondeur du sommeil de ses Marmottes, nous partageons entièrement sa conclusion générale concernant la calorification des hibernants endormis ; il place ces espèces si spéciales entre les poïkilothermes et les homéothermes la production calorique des hibernants à 10° dépasse de beaucoup celle des poïkilothermes de poids comparable qu’on étudie à la même température. BENEDICT en donne une bonne démonstration pour la Marmotte qu’il compare aux serpents de 2 kilos étudiés antérieurement par lui. (20 à 30 Calories par mètre carré de surface et 24 heures pour la Marmotte et 8 Calories pour le serpent de 2 kilos). Nous-mêmes avons établi des chiffres pour la Grenouille de 50 g. à 10° et 5° ainsi que pour la Tortue de 200 g. (poids vif) aux mêmes températures ; les chiffres suivants opposent ces deux poikilothermes aux hibernants de poids comparable
; Calories Le
Espèce re Poids en g. | par kilo La
etheure | 24 heures
Serpent à sonnelle ...... 99 1000 0,03 8,0 (1)
Marmotte rer RER 10° 1600 0,09 206 0 TONUE RE CRIE 100 219) 0,02 3,3 MSPÉETROD RES RATES 10° 180 0,10 14,7 Grendutlle sr ea 100 55 0,07 6,0 0,19 12,6
4) Durée des phases de sommeil ininterrompu.
On observe en général que les durées des phases de sommeil ininterrompu chez les hibernants soumis à l’expérimentation physiologique sont assez courtes : 3 à 4 jours, 1 semaine ; la durée la plus longue que HORVATH ait observée a été de 15 jours [23 a]. Le seul auteur ancien qui indique des phases de sommeil beaucoup plus longues est BERTHOLD [5 bis] : il observe que le sommeil des hibernants s'étend de décembre à mars. Pendant 3 mois, les animaux se réveillent 2 à 3 fois. Si BER- THOLD à pu constater des phases de sommeil ininterrompu aussi longues, cela est dù au fait qu’il n’a à peu près pas fait