‹ Les échanges respiratoires des hibernantsChapitre 87 sur 111 · À. — ETUDE DU QUOTIENT RESPIRATOIRE · texte numérisé non relu

À. — ETUDE DU QUOTIENT RESPIRATOIRE

1. Le Quotient Respiratoire des hibernants endormis est normalement de 0,71. Cette conclusion découle des recherches faites sur la Marmotte, le Spermophile, le Loir, le Muscardin et la Chauve-Souris.

2. On peut faire varier à volonté le Quotient Respiratoire des hibernants endormis par des variations de la pression partielle de l'acide carbonique dans l’air inspiré : quand la pression partielle de ce gaz monte au cours d’une mesure de 0,03 p. 100 à 0,5 p. 100, le Q. R. tombe à des valeurs inférieures à 6,7. Inversement, il atteint des valeurs”très élevées quand la pression partielle de l’acide carbonique tombe au cours d’une mesure de 0,6 p. 100 ou 0,7 p. 100 à 0,2 p. 100.

(1) Nous avons répété en 1939 l’expérience de sommeil hibernal prolongé que nous avions réussie en 1938. Un Loir a été maintenu à l’état

de sommeil du 10-3-39 au 1-9-39. II à été sacrifié à cette date en profond sommeil.

3. Les Quotients Respiratoires anormaux enregistrés pendant le sommeil sont la conséquence de rétentions ou de décharges d’acide carbonique. Ces Quotients sont interprétés comme des artifices expérimentaux dont est rendue responsable linexcitabilité relative des centres respiratoires durant le sommeil.

4. Les Q. R. enregistrés au cours du réveil sont des Q. R. de lipides, à condition toutefois, que l’hibernant soit à jeun et que le réveil soit précédé d’une période de sommeil de plusieurs jours (1).

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