B. —— ETUDE DE LA CALORIFICATION
1. Des concentrations d’acide carbonique de 0,5 p. 100 à 1 p. 100 peuvent augmenter la consommation d'oxygène (vérification sur le Loir).
2. La calorification des hibernants endormis obéit, à l’intérieur de limites assez étroites, à la règle de van’t HoFF (étude sur le Loir). En comparant la calorification à 8° avec celle déterminée à 10°, on calcule par extrapolation un Q;, de 2,0. La règle de van’t Horr est vérifiée sur une grande échelle de température chez la Chauve-Souris qui se comporte toujours, en été et en hiver, en véritable poïkilotherme. (Les Q;, déterminés entre 4° et 19° oscillent entre 2 et 3).
3. La calorification est à 10° de 0,1 Calories environ par kilo et par heure chez la Marmotte (2 kilos), le Spermophile (300 g.) et le Loir (150 g.). Elle atteint une valeur à peu près double chez le Muscardin de 290 g. et trois fois aussi forte chez la Chauve-Souris de 20 g.
4, La calorification minima du sommeil, indépendamment de la température, est la même chez tous les hibernants (Marmotte de 2 kilos et Chauve-Souris de 7 g.) ; la seule exception à cette règle s’observe chez le Muscardin de 20 g. (on n’a pas recherché si la calorification de cet hibernant baisse fortement aux températures inférieures à 10°C).
5. La calorification des hibernants endormis ramenée à la surface (2) est de 10 Calories par mètre carré et 24 heures à
(1) On a longuement discuté dans la première partie de ce travail la cause des Q.R. anormalement élevés pendant le réveil (Jeûne insuffisant, décharges d’acide carbonique).
(2) La surface, toute conventionnelle, est calculée d’après le poids, selon la formule de MEEH en utilisant la constante K = 10.
10°, chez le Spermophile, le Loir et le Muscardin ; elle atteint une valeur double chez la Marmotte de 2000 g. et la Chauve- Souris de 20 g. étudiées à la même température.
6. Nos chiffres ne permettent pas de dégager une loi générale qui régirait la calorification des hibernants endormis.
7. La calorification des hibernants endormis est nettement plus élevée que celle des poïkilothermes de même poids, étudiés à la même température.