‹ Les échelles de Syrie et de PalestineChapitre 115 sur 135 · ANNEXE VII. RELATIONS D’ALEP AVEC L'INTÉRIEUR DE L'ASIE · texte numérisé non relu

ANNEXE VII. RELATIONS D’ALEP AVEC L'INTÉRIEUR DE L'ASIE

députés de l’Échelle d'Alep qu'il fut payé en cette qualité, les députés ayant reçu instruction de porter son traitement dans les dépenses de leur Échelle, dont ils envoyaient l’état à la Chambre du commerce de Marseille. Les marchandises embarquése à Marseille à destination d’Alexandrette à l'adresse du consul-évêque acquittaient les droits de consulat dans cette Échelle, tout comme celles que les marchands français d’Alep faisaient venir de Marseille sous leur nom, pour les diriger ensuite sur Bagdad ou Bassora.

Lorsque l'évêque de Babylone, pendant un séjour en France,en 1781, avait quitté Paris pour Marseille, le maréchal de Castries avait eu soin d'informer de son passage la Chambre du commerce de Marseille, en lui disant : « Vous pouvez conférer avec lui sur l'accroissement dont le commerce de votre place serait encore susceptible, si nos importations pouvaient s'étendre avec quelque avantage sur les frontières de la Turquie et de la Perse, par la voie d’Alexandrette, d'Alep et des caravanes qui traversent le désert jusqu’à Bagdad ». Le Ministre envoyait à la Chambre des présents que l’évêque était chargé de remettre au Pacha de Bagdad.

Ainsi douze ans après la tentative de Praslin pour pousser le commerce français d'Alep vers le golfe Persique et quatre ans avant celle que le maréchal de Castries fit faire, en 1785, pour ouvrir la Mer Rouge et la route de Suez au pavillon français, le ministre de la Marine songe à utiliser les services de l’évêque de Babylone afin de développer nos exportations au delà de Bagdad,

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