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L'INSPECTION DE BARON DE TOTT

Tott et lui, en déterminant minutieusement les égards et honneurs auxquels l’Inspecteur aurait droit.

En informant la Chambre de la décision du Roi, Sartine, Ministre de la Marine, définit l’objet de la visite dont il a chargé le baron de Tottt, «Le principal objet de la mission de M. de Tott sera de faire exécuter en Levant les règlements que Sa Majesté a jugé à propos de rendre... M. le baron de Tott sera également chargé de rendre à Sa Majesté un compte exact de la situation des différentes Echelles, de faire pro-

visoirement les Ordonnances qu'il jugera nécessaires pour mettre des bornes aux

dépenses excessives qui ont obéré les caisses de la plupart des Echelles et fixer les présents qu’il conviendra de faire aux puissances du pays et de proposer ensuite les moyens qu'on pourra employer pour remédier entièrement aux abus qui s’y sont introduits, y faire renaître l’ordre et la tranquillité et y rétablir une administration sage et exacte, sur les principes les plus propres à accroître et à favoriser le commerce des sujets de Sa Majesté. » Comme Maillet, le baron de Tott tint des conférences,

à Versailles avec le Ministre ?, à Marseille avec l’Archivaire de la Chambre du com-

merce, Isnard, et l’Intendant de Provence, M. de La Tour, « Nous nous sommes accordés, écrit-1l, sur les principes généraux qui doivent diriger toutes nos opérations. Nous avons cru que la protection et la liberté définie étaient la base la plus solide à prendre et celle qui ne pouvait être contrariée en aucun cas par les sophismes de intérêt particulier ®. »

L’Inspecteur s’embarqua à Toulon le 26 avril 1777 sur la frégate l’Afalante, commandée par le baron de Durfort 4. Il n’eut pas besoin, comme son prédécesseur, de défendre ses pouvoirs contre un Ministre trop docile aux instigations du commandant de la frégate. Mais cela ne l’empêcha pas d’avoir avec le baron de Durfort des difficultés relatives au cérémonial : celui-ci écrivit même au Ministre, pendant l’inspection, pour protester contre l’insuffisance des honneurs qui lui étaient rendus. « Je lui ai constamment sacrifié, répondit Tott 5, les dégoûts qu’on m'a fait essuyer. Je les ai préférés à l'exécution des ordres qui n'avaient pour objet que de me les épargner. » En dépit des prudentes précautions de M. de Sartine, Tott et Durfort ne s’entendirent donc guère mieux que, soixante ans auparavant, Duquesne et Maillet.

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