‹ Les échos d'Espagne (los ecos de España), poésiesChapitre 24 sur 31 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

Les Mêmes , moins DON JODET.

LE COLONEL

Votre ami don Jodetme semble original.

TORVAL.

Il a de prime abord les façons singulières , il est par trop imbu de l'esprit des alfaires ,

— 3-29 — Il n'en est pas peut-èlre assez souvent distrait; Mais enfin tel qu'il est , sa franciiise me plaît C'est une qualité qui vaut bien qu'on Testinie , Et qu'on doit rechercher dans un commerce intime.

LE COLONEL

En cela comme en tout je vous approuve fort , Et n'ai point prétendu que vous ayez eu tort

fGaimeiiL;

D'en faire votre ami. Parlons d'une autre chose. Nous voulons vous gronder.

LUCIE ( sur le même ton ).

Oui, senor, et pour cause Ce riche cachemire et ces brillants bijoux... Vraiment , vous me gâtez.

TORVAL.

Sont-ils dignes de vous La corbeille est très-simple.

LE COLONEL

Allons donc ! admirable !

TORVAL ( s'adressant à Lucie ).

Mon rôle n'esl-il pas de vous être agréable? C'est de mes clieveux gris la seule ambition.

LUCIE

Cheveux gris , dites- vous , quelle prétention ! De vous vieillir ainsi vous avez la manie , Et je l'appellerais de la coquetterie ; Je vous ferai la guerre, et prenez garde à vous.

LE COLONEL

Commence donc avant qu'il ne soit ton époux. Qu'il te donne le bras jusque chez le notaire , Où nous devons aller.

LUCIE

Et de grand cœur, mon père.

TOFIVAL.

A VOS ordres , partons ; nous suivons, colonel.

(Hubert parait au moment «n Torval offre le bras à Lucie. )

Que nous demande Hubert ?

HUBERT

Monsieur de San -Marcel Désire voir Monsieur.

LUCIE (à parti.

Quel nom viens-je d'entendre !

TORVAL (à Hubert V

Je sors pour un moment, priez-le de m'attendre.

(Ils sortent d'uu côté . San-Marcel entre de l'autre.)

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