‹ Les écoles aux États-Unis [microforme]Chapitre 2 sur 5 · HET · texte numérisé non relu

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humains. Elle se contente de diriger tout vers la fin dernière et surnaturelle, sans rien abso, der. La moindre absorption la ferait descendre de sa sphère et gênerait son œuvre, En commandant aux pères de famille d'élever chrétiennement leurs enfants, et en surveillant les écoles où la jeunesse est formée, elle n’absorbe pas plus leurs droits paternels qu’elle ne s'empare de leur bourse en leur ordonnant d’être honnêtes et de parer leurs dettes. D'ailleurs, les pères, comme les enfants, comme tout homme en général, appartiennent à la juridiction supérieure de l’Église, chargée spécialement par Dieu de surveiller et de diriger tout ce qui touche à l'intérêt des âmes. Elle à à remplir une mission qui ni vient d’en haut, et elle n’a besoin de la permission ‘ie personne sur la terre pour accomplir son œuvre. Et pour accomplir cette œuvre, elle a le droit de pénétrer partout, non-seulement sous le toit domestique de chaque famille, mais jusques dans le sanctuaire intime de la pensée et du cœur de chaque individu, afin de diriger tous les actes humains vers Dieu. A plus forte raison a-t-elle le droit d’entrer dans les écoles et de les diriger, sans prendre, le moins du monde, la place des parents. Il est facile de saisir l'immense différence qu’il v a entre diriger une personne dans l'exercice de son droit, et absorber ce même droit.

Si les écoles publiques ne fermaient pas leurs portes à l’ Eglise, en excluant l’enseignement religieux, elle les accepterait très volontiers. Peu lui importe que les établissements d'éducation soient bâtis et maintenus aux moyens de taxes où de contributions volontaires, pourvu que l’on y donne uñe éducation complète.

Mais le principe même du système des écoles publi-

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ques est athée. L'Eglise est donc forcée de le rejeter et de recourir aux écoles paroissiales.

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