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de buffets, cheminées, fort particulières (collections Poyrier Dijoural) et les dessins du Musée d’Alençon (plume et encre de Chine), etc.
Jean-Pancrace Chastel. — Naquit à Avignon en 1728. Il était fort jeune encore lorsqu’il vint s’établir à Aix pour s’y livrer à la sculpture. Il fut l’élève de Puget. Il se maria à Aix en 1754, perdit sa femme et se remaria en 1758. Il excella dans la sculpture décorative,
Cadre en bois sculpté et doré contenant le portrait de Pierre de Maurel par J. Daret. (Hôtel d'Espagnet.)
fournit une œuvre considérable et organisa notamment des ateliers de sculptures, de vases et figures pour la décoration des jardins. Il travailla dans nombre d’hôtels d’Aix, que nous avons indiqué et dans plusieurs châteaux des environs (Lanfant, Fonscolombe et surtout Tourves), le marquis de Valbelle était son protecteur et ami. La plupart des embellissements du magnifique château de Tourves lui furent confiés1 (je possède deux médaillons qui en proviennent, voir chapitre II). Il habita à Aix une maison qui termine la rue des Arts et Métiers (angle N.-E.) déjà signalée pour sa façade à balcon, impostes, et gypseries sculptés par lui-même. Il eut aussi des ateliers installés dans la première maison qui fait angle N. -O. du cours Mirabeau. La Révolution et l’émigration furent pour lui un désastre. Il perdit son protecteur et ses clients et, n’ayant pas de fortune personnelle, mourut misé-
1 II fut le premier professeur de l’école de sculpture le prix fait, le détail de certaines de ses œuvres non créée en 1774 à Aix. Nous donnerons aux appendices décrites au chap. II.
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La dormeuse par Jean Daret (Collection Vermont.)
rablement à l'hôpital des incurables, à Aix, le 3o mars 1793. Il fut, à partir de 1774, professeur à l’Ecole de sculpture de la ville, aux appointements de 3oo livres (voir appendice).
Œuvres principales
Le fronton de la halle aux grains, la fontaine de la place des Prêcheurs, la Vierge de la Madeleine, la Vierge de Lambesc, la fontaine de Toulon, le tombeau des Geydan, l’hôtel de Castillon, rue Roux-Alphérand, l’hôtel de Gras, le Pavillon Sec et de très nombreuses décorations de jardins et de parcs signalées au précédent chapitre. Sa première œuvre fut la sculpture des mascarons et la boule de la fontaine place de l’Hôtel-de-Ville, elle lui valut la clientèle de la ville. Son tombeau de Valbelle, actuellement détruit, fut célèbre dans toute la Provence.
III. Peintres. — Louis Finsonius. — Louis Finsonius naquit à Bruges vers i58o. Il conserva toujours le souvenir de sa ville natale et signa tous ses tableaux L. Finsonius, Belga-Brugensis. Il alla en Italie et fut l'élève du fameux peintre Caravage. Il fit la connaissance en Italie de Peiresc, pendant son voyage de 1602 à 1607. Ce grand savant lui conseilla de venir à Aix où il devint son protecteur. D’après Peiresc lui-même (lettre à son ami Rubens). Il peignait avec de bonnes couleurs, dessinait bien et saisissait l'expression réelle des physionomies. A Aix, il exécuta des tableaux d’églises.
On connait de lui la salutation d’Angélique qui se trouve au Pavillon de Lanfant, l’Incrédulité de Saint Thomas à la cathédrale d’Arles et des tableaux religieux dans les églises d’Aix (voir app. chap. III). Ce fut surtout un peintre de portraits. Il peignit Peiresc, son bienfaiteur (collection de Bresc), le président J. -B. de Boyer d’Eguilles, Malherbe le célèbre poète, son parent, Duvair, leur ami commun, Paul Hurauli et de nombreux conseillers et présidents du Parlement d’Aix. On connait de lui son portrait, par l’Ami Martin, dont il fit en même temps une pochade (voir Pointel). On connait encore de lui un important tableau d'église exécuté à la Ciotat et qui possédait un superbe cadre en bois doré. De 1616 à 1624, il fit un séjour à Bruges. Il fit à son retour le portrait de Boyer d’Eguilles, mort en 1648 et qui se trouve gravé par Cœlmans, en i63o, dans le livre d’estampes du fameux collectionneur. Il se noya dans le Rhône, à Arles, à l’âge de cinquante-deux ans, en voulant essayer de sauver son chien.
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Jean Daret. ■ — Ce peintre est un de ceux du XVIIe siècle dont la notoriété est la plus considérable en Provence. Comme le précédent, il naquit en Flandres. Ce fut à Bruxelles, vers 1 683 , il eut pour père Charles Daret, pour mère Anne Timon et pour frère Pierre Daret, dit de Coreneuve, peintre également, qui vécut à Paris et fut même Académicien. Il arriva à Aix, six ou sept ans après la mort de Finsonius, probablement attiré par le succès de ce maître dans la capitale de la Provence, vers 1 636 ou 1637, car son Salvator d’Horta, peint pour le Récollets, est signé de 1637, il est actuellement à la Madeleine. En 1639, il épousa Madeleine de Cabassol, de vieille souche noble aixoise, qui reçut 2.000 livres de dot et plusieurs immeubles ruraux.
Ce mariage le fixa à Aix. En 1640, il liquide ses biens à Bruxelles et fera venir plus tard sa mère près de lui. Sa renommée s’accrut, les commandes affluent; en 1640, il exécuta un retable à l’église des Carmes, pour le premier président H. de Séguiran, en 1641, pour l’église d’Aups, un deuxième retable, à la demande de G. de Fabri-Fabrègues, qui le lui paya 200 livres, il existe encore dans cette église. En 1643, il décore la célèbre chapelle de la confrérie de l’Oratoire. Il exécute la Sainte Trinité, la Vierge et Saint Joseph, Saint Joseph éveillé par l’Ange, le
Christ s’entretenant avec la Vierge et Saint- , , T
0 Une des gravures de J. Barras
Joseph, Saint-Jean à Pathmos, ce dernier du recueil de la collection de Boyer d’Eguilles. tableau par dessus le marché, ce qui lui vaut
l’admission dans la Confrérie en 1648. En 1643, il peignit aussi un portrait de genre, actuellement chez M. Vermont, la Femme endormie, un de ses rares tableaux de chevalet. On le préfère à cette époque, à Aix, a ses confrères R. Levieux, Pinson, B. Mimault, Palme, Gaillard, peintres de valeur qu’il repousse au deuxième plan. Il se consacre alors à la décoration des intérieurs aixois et exécuta de véritables chefs-d’œuvre, dont l’escalier de l’hôtel Chateaurenard et les appartements de la Belle du Canet (voir chapitre II), vers i65o. Il a pour protecteur Pierre de Maurel, dont le frère Antoine protège son confrère Mimault. Il fait de Pierre de Maurel le remarquable portrait actuellement dans le boudoir de l’hôtel d’Espagnet. Grâce à son protecteur, qui est parrain d’une de ses filles, le 2b janvier 1654, il peut profiter de l’invitation du roi Louis XIV et aller à Paris et à Vincennes, dont il décore la chapelle avec Bourgoin. Louis XIV, ayant logé en l’Hôtel de Chateaurenard, à son passage à Aix en 1660, admira fort le bel escalier de Daret, ce qui lui valut l’invitation de venir à Paris dont nous venons de parler. Le voyage est attesté par un règlement de compte du 12 mars 1 66 5 , dans lequel le peintre reconnait devoir à Pierre de Maurel une certaine somme à la suite de prêts faits à sa femme pendant son séjour à Paris.
Cette dette est compensée en partie avec le montant des travaux et peintures effec-
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tuées pour le compte de P. de Maurel et de son fils, le conseiller de Volonne et partie avec un acompte à recevoir par Daret sur le prix des ouvrages à exécuter au château de Pontevès au dit P. de Maurel).
Daret, de retour de Paris, prend le titre de peintre du roi, marie sa fille Chrétienne et vend sa maison de la rue du 4 septembre (hôtel de Gardanne) pour lui constituer une dote et se libérer vis-à-vis de P. de Maurel. Il a eut huit enfants de Madeleine Cabassol, dont quatre sont morts en bas âge. Ses armes sont un olivier de sinople sur champ d’argent avec la devise « Contre fortune Daret ». Il se réserve une clause dans la vente de sa maison, celle d’y habiter jusqu’à sa mort et il y mourut, effectivement, le 2 octobre 1668, sans s’être jamais installé dans une nouvelle maison qu’il se fit construire rue Cardinale, après une maladie qui le frappa en 1 65 5 et dont il ne se remit jamais tout à fait.
Œuvres principales
Nativité. Chapelle du chateau de la Barben. Salvator ne Horta (la Madeleine). Les tableaux faits pour l’Oratoire. Le Guitarero (musée d’Aix). Les portraits de la famille des Mons (hôtel d’Espagnet). La femme endormie (hôtel de Vermont) et de nombreuses décorations d’escaliers et plafonds à l’hôtel de Boyer d’Eguilles et de Chateaurenard, rue Verrerie et au château de Pontevès. Ces derniers travaux, terminés par ses fils, coûtèrent aux Mons 60.000 livres environ. Ils n’existent plus comme beaucoup d’autres oeuvres hélas de ce bon peintre.
Il fut exalté par de Haytze, son contemporain, qui ne l’appelle dans son livre que le
savant M. Daret. Il connaissait très à fond la science de la perspective.
Il laissa deux fils, Michel et Jean-Baptiste peintres assez ordinaires qui furent éclipsés par Fauchier et Vanloo et comme élèves :
Charle s Valisset, Louis Parrocel de Brignoles, Animon Pilleporte, Charles M i c h e 1 d e Tamaris, Jérôme Delpet d’Apt, et peut-être Aubert, un marseillais qui mourut ermite à notre Dame des Anges.
Reynaud Levieux. — Cet artiste était le fils d’un orfèvre de Nîmes, il vécut approximativement de i63o à 1700. Sa vie est peu connue. Il était à Aix quand Daret s’y installa.
Ils travaillèrent en commun à la décoration des appartements de la Belle du Canet. C’était un peintre agréable, sans grand
Monsieur de Thomassin en St-Jean Baptiste.
Peinture de Fauchier (Collection Arbaud)
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caractère, dessinant bien avec un coloris doux dans le genre de celui du Corrège. Il peignit à Avignon une histoire de St-Jean Baptiste pour la chapelle des Pénitents noirs (actuellement au Louvre, salle de l’école française). On connait de lui un Christ en croix au Musée d’Avignon. Au Musée de Nîmes un St-Jean Baptiste qui fut exécuté à Rome vers 1 685, un Christ et les pèlerins d’Emmaüs. A Villeneuve-les-Avignon deux toiles. Il peignit à Aix, dit de Haytze, avant 1679 de nombreux tableaux dont le portrait de Louis XIV qui
Dandré-Bardon, Esquisse pour le portrait d’un Magistrat. ( Collection Dobler.)
se trouvait à la mairie et le petit Christ en croix de St-Sauveur, étude de son tableau de Villeneuve-les-Avignon.
Nous avons parlé au chapitre III des quatres médaillons (quatre saisons) peints, rue Verrerie, pour la Belle du Canet,
Sébastien Barras. — Il naquit à Aix en 1659, son père et sa mère Françoise Jaubert étaient tous deux d’Aix. Le célèbre artiste et collectionneur Boyer d’Eguilles était son aîné de huit ans. Il se prit pour lui d’une grande amitié fut son premier maître de dessin et de peinture. Très satisfait des progrès de son élève il décida sur le conseil de son ami P. Puget de l’envoyer à Rome étudier sous Pierre de Cortone (le Beretini) dont il avait admiré les œuvres pendant son premier voyage en Italie. Il partit donc pour se mettre au service du maître; mais à son arrivée il se trouva qu’il était mort en 1669. Sébastien Barras se mit alors en rapport avec ses élèves et revint quand il fut tout à fait maitre de son métier retrouver son protecteur. Mariette, dans la préface du livre d’estampes de la collection d’Eguilles dit, qu’il était né avec du talent et surtout du génie. Il ne quitta plus la capitale
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de la Provence, se maria à trente-huit ans, épousant le a3 avril 1691 Catherine Orsel. En 1693, elle lui donna un fils qui mourut en bas âge en 1696 l’année de la naissance de sa sœur. Sébastien Barras après une vie honnête et bien remplie mourut à Aix en 1703 à cinquante ans. Les ouvrages qu’il laissa furent, dit Achard, vendus fort cher après sa mort ce qui prouve qu’il était estimé dans sa ville natale. Ses plus importants ouvrages furent les fresques et les plafonds exécutés à l’hôtel et au château d’Eguilles pour son bienfaiteur.
Carie Vanloo — La famille Vanloo.
( Collection Guillibert.)
Il exécuta notamment à son retour d’Italie, au rez-de-chaussée de l’hôtel d’Aix, une répétition du fameux plafond de Pierre de Cortone à la villa Barberini (auquel avait travaillé P. Puget). Le triomphe de la divine Providence ou la vertu triomphant des vices. Nous en avons parlé au chapitre III.1 Son œuvre capitale fut gravée par Corneille Blæmart. Barras s’exerça aussi à la gravure et devint très habile dans le genre dit « à la manière noire ». Il grava avec Cœlmans et Boyer d’Eguilles, les planches du fameux livre représentant la collection de son maître et ami.
Laurent Fauchier. — Cet artiste qui fut peut-être le meilleur des peintres d’Aix est connu beaucoup plus par sa réputation au XVIII' siècle que par ses œuvres qui aujourd’hui demeurent en très petit nombre. Beaucoup des plus célèbres ont malheureusement disparu sans laisser de traces. Il naquit à Aix le 11 mars i6q3, dans la rue de la Sabatterie. Son
1 On lui attribue également le plafond de l’Hôtel de Regusse.
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père Balthazar Fauchier natif de Brignoles, y exerçait la profession d’orfèvre. Sa mère Anne de Marguerit, appartenait à une bonne famille de marchands Aixois. On prétend qu’il eut la vocation de peindre fort jeune, qu’elle fut d’abord contrariée par son père qui voulait en faire son successeur; mais que celui-ci se décida, enfin quand il eut quatorze ans, le 17 avril 1657 à le mettre en apprentissage chez le bon peintre Bernardin Mimault un ami de P. Puget. L’acte d’apprentissage existe et stipule que le père versera 200 livres à
Arnulphy — Aquarelle représentant le portrait de l’Auteur. f Collection Arbaud.)
Mimault, moyennant quoi celui-ci entretiendra, nourrira à sa table et éduquera en peinture le jeune Laurent On a donc faussement attribué pour maître Finsonius à ce peintre. II resta trois ans chez Mimault, tout en travaillant au métier d’orfèvre, un document du 29 janvier 1664 indique que le 4 janvier il a été reçu maître orfèvre. Le 7 août de la même année il épousa une de ses cousines, portant le même nom et le même prénom que sa mère, fille d’un riche bourgeois. Son père prit, pour le remplacer dans sa boutique, J. -Claude Cundier, un futur peintre également, et depuis ce moment le jeune Fauchier put se consacrer entièrement à la peinture. Malgré la pléiade d’artistes de talent qui florissait à Aix, il fut remarqué et apprécié, particulièrement par le duc de Vendôme, gouverneur de la Provence, qui se déclara son protecteur et l’emmena à Paris où il lui fit donner quelques leçons par Pierre Mignard qui faisait son portrait. Quand le duc eut été nommé cardinal, Fauchier fit de lui un remarquable portrait qui est signalé en 1770, dans un inventaire de la succession de Gaillard-Lonjumeau (ce portrait a malheureusement disparu et reste introuvable). Un autre tableau de lui (l’Apothéose de St-François, enlevé au ciel par des anges), signalé aussi dans cette succession a également disparu. Il fit surtout le portrait. Outre le cardinal de Vendôme, il peignit cinq fois sa belle amie, Mme de Forbin veuve d’Honoré de Rascas, seigneur du Canet, plusieurs membres de la famille de Gaillard-
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Lonjumeau et en 1671 il reçut la commande du Parlement d’Aix de soixante-dix tableaux devant représenter les présidents, conseillers et gens du roi. Il devait recevoir pour cet important travail 4.500 livres, payables par tiers, dont un d’avance. Il ne put avant sa mort livrer qu’une douzaine de ces portraits. C’est en peignant un dernier portrait de femme le 25 mars 1672 qu’il fut pris de coliques et mourut. Son dernier modèle n’était rien moins que la belle Mme de Grignan, la fille de la marquise de Sévigné, il ne put terminer ce portrait ou elle était représentée en Madeleine.
Principaux ouvrages
Outre ceux déjà signalés, Porte indique une vingtaine de portraits: ceux de J. Caffarel, bibliothécaire du Cardinal de Richelieu, d’H. Senturione seigneur Génois, du Président de Piolenc, de M. de Périer, du Conseiller d’Eyglun, de M. de Vintimille-Seisson à Marseille, de M. Arnoult intendant des galères (en pied), de Mme de Gabi en bergère, des trois présidents de Bernet, de M. de Venel, de M. de Gaillard évêque d’Apt, du nain de M. de Yenel, de M. de Gaillard-Lonjumeau, d’une dame polonaise, du Président de Grimaldi- Régusse (en pied très grand) et de Henri Meinier-Forbin baron d’Oppède un de ses derniers ouvrages en pied. Ce tableau fut acheté après sa mort par Cundier qui en exécuta la re.
Porte indique encore un portrait d’un des membres de la famille de St-Paul (à M. de Valori), un jeune guerrier (à M. de Sinety), une femme inconnue (à M. d’Arlatan de Lauris qui le donna au portraitiste piémontais Pellen, celui-ci l’étudia et en tira pour son art un excellent parti.) Clérian ancien directeur de l’école de dessin possédait six toiles de Fauchier dont un portrait de femme de la famille de Bregançon. La famille de Grasse de Bar possédait le portrait de Jean-Baptiste Larose (peintre de marine, voir ses galères roses au Musée de Toulon). Enfin Porte possédait lui-même quatre Fauchier. Laurent Fauchier grava luimême le portrait qu’il fit du Président de Grimaldi-Régusse. De nos jours nous ne connaissons du maître que trois tableaux légués au Musée de Nantes en 1810 par Cacault élève de Yien et admirateur de Fauchier. Ils représentent un portrait de femme vêtue de noir en cheveux, un portrait d’homme en satin noir et rabat de dentelles, et un portrait d’adolescent. Le Musée de Marseille possède le portrait de Mme de Grignan légué par Mme de Surian, le Musée de Toulon un portrait de magistrat, et mon ami M. G. Uslaub, le remarquable collectionneur d’estampes, possède actuellement le portrait du peintre Larose signalé par Porte dans la famille de Bar (voir plus haut), M. de Bresc a dans son cabinet un moine provenant de la famille de Bec, très probablement aussi de L. Fauchier. M. P. Arbaud est l’heureux possesseur d’un tout petit portrait de femme du même peintre enrichi à son revers d’une note de St-Vincens, c’est une tient à M. de Bresc).
Dandré-Bardon. — Ce célèbre fortpeu. Il s’appelait en réalité son nom celui de son oncle légua sa fortune à cette conbourgeoise et riche, il naparoisse de la Madeleine, les dons les plus rares. Il
et Detroy fils sous lesquels fixa dans cette ville ne faitions en sa ville natale. Il