Tome XI. M
rezdans la tasse où elle se refroidira du sel gemme, ou à son défaut une pincée de sel fm, )) et il continuait cette ordonnance en y ajoutant toutes sortes de détails pratiques pour le bon effet de la médecine *. En somme, la médecine usuelle était surtout composée de recettes diverses, dont plusieurs manuscrits nous apportent de curieux spécimens.
Fidèle à son système, Fulbert avait mis l'art médical comme les autres en vers mnémotechniques. Le manuscrit 111 nous donne ses poésies sur l'hygiène des repas, conçues sur le modèle de celles de Salerne -. Il remettait de plus à ses élèves les auteurs déjà mentionnés au siècle précédent, surtout au sujet d'Héribrand. Il alliait donc le Dogmatisme d'Hippocrate etdeGalien. qui expliquait les maladies par les forces naturelles et les humeurs, au Méthodisme de Sorin et d'Oribase. qui ramenaient tout au resserrement et au relâchement.
Les médecins chartrains avaient pour patron particulier saint Pantaléon. Fulbert composa en son honneur une prose, où il vante beaucoup Hippocrate. qui fut, dit-il, envoyé du ciel, et Esculape, qu'il appelle le plus grand des médecins ^ Il est inutile de dire que Fulbert et les siens connaissaient peu de physique : à Robert, qui le consultait sur une pluie de sang, il répondit en liistorien et non en physicien \