PENDANT LE XV^ SIÈCLE
L'affluence des Chartrains aux grandes Universités pour y gagner les grades donnant droit aux prébendes fut un effet et une cause de la décadence des grandes écoles. Les chanoines et le Chapitre poussaient beaucoup leurs protégés à fréquenter les hautes études. Le chevecier Guillaume Vallée, en 1463^,
^ Cont. G. 132, f. 213.
2 Rouiliard, Parthénie, p. Il, p. 96 v.
'^ Cont. G. 171, f. 173.
donnait au chanoine J. Leguay, licencié en lois, a 40 liv. 10 s. de rente, pour l'entretenir à l'estude de Paris. » Jean Leguay, à son tour, donnait en 1491, 40 écus d'or à son neveu J. Pigeart, étudiant et régent à Paris'. De même Guillaume de Beaumont, déjà licencié formé en théologie, soutenait (1464) son neveu, (( Rohert de Yillereau, clerc du diocèse de Sées, pour la bonne amour et dilection qu'il a en lui et pour son augmentation et pour le tenir aussi aux escoles et lui quérir ses nécessités-. ))
Le chanoine Régnant du Pont (1463) entretenait aussi Jean Chevalier, (( escolier étudiant à Orléans-^ » Le doyen Charles d'Illiers, en 1490, abandonnait les arrérages de trois années, et 6 tables de cire qui lui étaient dues par Miles dllliers à cause de sa dignité décanale, à Thomas de Champs, étudiant à Paris ^. Pierre Barandeau donnait aussi, en 1494, 40 sols à Etienne Ligier, écolier dans la même ville % et Robert Duval cédait à son neveu, Jehan Duval, bachelier formé en Théologie, 11 livres 10 sols. Maître Jehan Verac, chanoine, accordait à ce Jaquet Fabian, clerc escollier, demourantà Orléans, les dîmes de vin de Jouy... pour lui quérir ses nécessités, livres et autres choses^ », et (( Mesire Jean Guiot (1474), prêtre des draps de l'église de Chartres, gaigeait à Pierre Yerac, clerc escolier estudiant en l'Université d'Orléans, la quantité d'un muy d'avène''. » En 1474 % (( honneste personne Jehan Janvier, sergent du roy à Chartres, donne, cède et transporte à maistre Jehan Sarrat, maistre es ars, escolier estudiant en TUniversité de Paris, la somme de 66 sols 7 deniers tournois d'une part et 16 sols 6 deniers tournois d'autre part... pour la bonne amour et affinité, etc., et aussi pour lui aider à avoir ses livres, vivres et autres nécessités audit estudiant. »
Il y eut encore- beaucoup d'autres dons faits aux chanoines étudiants dans les Universités. Citons seulement ceux qui furent accordés à Colin Taillebois, écolier à Orléans, en 1475 ^ à Thibaut Chevillon '^; à G. Roulle, également à Orléans^ en 1477 " ; à J. Warmes, par Jean de Lespinay, en 1479 ; à Jacquet Georges en 1480'- ; à Gervais Desfreux, écolier à Orléans, en 1481'-'; à Matliieu Sauvage, licencié en Droit, en 1482"; à Charles Mainterne. en 1509 '\
< Coîit. G. 178, f. 99. — 3 171, f. 173 v. — -^ 171, f. 107 v. — ' 178, f. 51 V. - 5 178, f Î200. — 6 173, f. (33. - ' 173, f 107. — « 173, f. 120. — 9 173, f. 180 V ; 17i f. 17 v. — «« 173, f. ±U. - " I7i, f. 116. — '^ i7(), f. -20. — ':* 177, f. 1-2. V. — '* 177, f. 34. - '^ 182, f. 199 v.
Quelques-unes de ces donations étaient en argent, d'autres en nature. Ainsi Germain Guiart, marchand demeurant à Chartres, fit don (( d'ung muy et ung minot de blé l)on et marchant d'une part, et dix livres tournois et VIII sextiers d'orge, d'autre part, à maître Gervais Deffreux, maistre es ars escolier estudiant en Université d'Orléans... ce don fait pour le bonne amour, etc.. et pour quérir livres et aultres nécessités. Item 100 sols et 10 sols tournois. Item demi muy de blé bon et marchant. »
En 1496, Jean de Roca légua une rente d'un muy de blé froment à 12 deniers au collège de Séez à Paris ' . Plus tard Jean Groignet légua sur ses biens et sa maison une rente de quatre livres tournois pour aider et entretenir à l'étude en quelque bonne Université fameuse (( deux escoliers enfants et descendants à touiours mais de ses nièces... jusqu'à ce qu'ils aient acquis degrés en faculté des arts ou théologie, décrets, loys ou médecine. » Le premier titulaire choisi par le testateur fut Pierre de Glatigny : les autres devaient être désignés par le plus ancien gradué de la famille.
Le Chapitre, de son côté, porta des décrets concernant les étudiants.
Il assura à chacun d'eux la perception de ses revenus. En 1426 -, il fut sur le point de condamner maître Olivier des Prés, qui avait commis une faute, d'aller aux écoles sans toucher ses distributions : mais, vu son repentir, il revint sur cette mesure. Il eut aussi en 1484 l'intention d'y envoyer l'enfant de chœur Nicolas Furet ^ sur sa demande : mais Taffaire n'eut pas de suite. Elle se réalisa au contraire pour Robert, clerc de Gilles Mureau, en 1485 '*. En 1536% il plaça un enfant à Paris, et l'année suivante il lui accorda 20 livres de récompense.
En 1562, à l'occasion d'une demande faite par François de Sansavoix, il rendit un décret mémorable ^ sur la situation des chanoines étudiant dans les Universités.
(( Le maître François de Sansavoix, notre frère et conchanoine, nous a fait représenter par maître Jean Guyon aussi notre frère et conchanoine, qu'étant encore dans l'âge de la jeunesse il désirerait vivement aller aux écoles pour y acquérir
^ Cont. G. 178, f. 242. — 2 167, f. 20 v.
3 Reg. cap., 1009/1, f. U3 v. — * F. 188.
5 Brillon, G, 340.
« Cont. G. 297, f. 70 v.
la science, afin de pouvoir ensuite servir plus convenablement autant qu'il sera en lui cette église et ses intérêts. En conséquence, il demande au Chapitre de l'aider gracieusement d'une part des revenus et des fruits de sa prébende, pour qu'il s'entretienne et se procure les choses convenables à son état. Nous ^vons trouvé fort raisonnable cette requête ainsi faite, et nous désirons vivement que Sansavoix et les autres jeunes chanoines s'appliquent à l'étude des belles-lettres et fassent d'énergiques efforts pour que, remplis de sciences et de vertus, ils soient en mesure de servir lionorablement notre Église, de conserver ses biens et ses possessions, de défendre ses droits, ses libertés et ses immunités. Cest pourquoi dans ce présent chapitre général, nous avons statué et nous ordonnons ce qui suit, pour le dit Sansavoix et les autres jeunes chanoines de notre Église, qui, ayant fait leur stage ou leur première résidence, ne seront pas encore constitués dans les ordres sacrés et seront incapables d'occuper leur place, si toutefois ils vont aux Universités pour cause d'étude de notre avis et consentement : ils recevront tous et chacun de notre part par l'officier des tailles de notre église, tant qu'ils résideront réellement dans l'Université de Paris, étudiant la grammaire et les arts, au lieu de tous les fruits et revenus quelconques de leurs prébendes qu'ils auraient pu gagner et percevoir par leur résidence personnelle et leur assistance, c'est-à-dire, au lieu des fjrosse ethiqiiete, des distributions manuelles, et sur les autres fruits de leurs prébendes une somme de 150 livres tournois par an.
Mais s'ils veulent étudier la Théologie dans cette même Université de Paris ou aller dans d'autres Universités fameuses pour y acquérir les sciences plus élevées, il leur sera délivré par l'officier des tailles une somme de 200 livres tournois par an. tant que ce sera notre bon plaisir et notre volonté et que par des lettres testimoniales du recteur et des Universités où ils seront, nous saurons comment ils profitent et s'ils y gardent une résidence continue et actuelle. Ils seront tenus de nous faire présenter ces lettres testimoniales chaque année '.
Ouant à ces sommes, ils commenceront de les toucher à partir de la Nativité de saint Jean-Baptiste, pour le commencement de Tannée où ils voudront commencer et continuer leurs études. Ces sommes leur seront payées par l'officier des
• Dans l'après-midi de la veille de Noël, f. 101.
tailles de notre église, chaque année, en deux termes, c'est-àdire à la Nativité de saint Jean-Baptiste et à Noël, par moitié et également, le premier terme de ce paiement commençant à Noël chaque année.
Mais nous entendons que ceux qui, à partir de la Nativité de saint Jean-Baptiste, soit avant d'avoir commencé leurs études, soit pour les avoir interrompues, résideraient dans notre église et assisteraient au service divin, ne pourront prétendre, à cause de cette assistance à l'office, aux distributions tant en argent qu'en grain, et que tout cela sera compté dans les sommes de 150 ou 200 livres, de peur que, par le désir d'un plus grand gain, ils ne tardent de voler à leurs études, ou ils ne les interrompent trop fréquemment.
En même temps nous exemptons ces étudiants de payer les 20 livres tournois pour la maison canoniale qu'ils n'auront pas, la contribution des décimes, la quote pour les pauvres infirmes de cette ville, et toutes les autres dépenses : ils ne feront pas leur semaine : nous les dispensons de tout cela , tant qu'ils vaqueront sans fraude à leurs études, et que ce sera notre bon plaisir et notre volonté^ comme nous l'avons dit. Et ce ne sera que provisoire, en attendant que nous en ayons ordonné autrement. »
Loin de retirer cette ordonnance le Chapitre la reprit à nouveau le l'^'' juillet 1582 au Chapitre général, et la transcrivit sur le Registre ^ Il s'appliqua toutefois à la préciser. Ainsi, en 1564, à la Saint-Jean, deux jeunes clercs chanoines, Claude Robert et Martin Cailleau, ayant présenté une requête au sujet de leurs études, il décréta ce qui suit : « Le Chapitre a statué que tous les chanoines qui ne sont pas promus à l'ordre de la prêtrise et n'ont pas atteint leurs 24 ans, doivent être dûment instruits et formés aux lettres humaines et aux autres sciences qui conviennent à l'état ecclésiastique, dans l'enceinte des plus notables collèges de l'Université de Paris. Qu'ils aillent donc dans l'Université de Paris, dans les autres Universités, et dans les maisons de ces Universités spécialement destinées à l'instruction des étudiants-. ))
^ Cont. G. 282, f. 78.
- Le 25 juin 1567 , le Parlement confirma cette ordonnance. Cont. G. i31, f. 14- V. Il y eut ensuite différentes ordonnances capitulaires fixant la pension des chanoines étudiants en 1572 à 300 livres, en ICI 8, à 240, en 1684. à 400. Cont. G. 131, f. 21.
Quant à ces Universités, collèges, maisons, quant aux maîtres et aux professeurs, et à tout ce qui regarde l'instruction et réducation des chanoines étudiants, tout sera choisi, réglé et mis à exécution par le Chapitre ou ses mandataires ^ »
C'est dans cet esprit qu'il obtint d'Henri III deux bourses au collège de Navarre pour les deux plus grands enfants de la Maîtrise.
Aussi les élèves signalés pendant le XV*" siècle aux Universités sont très nombreux. Nous en donnerons la liste à la fin de cet ouvrage. On en compte prés de 250. Nous avons pris leurs noms dans les Registres capitulaires et les Contrats du Chapitre, dans le Registre de Sorhonne, de 1445 à 1454, et dans les Rotuli des Universités d'Orléans, d'Angers, et de Paris, qui ont été gracieusement mis à notre disposition par le P. Denitle. On en voit quelques-uns à Poitiers, à Angers, à Montpellier, mais le plus grand nombre allait à Orléans et à Paris. Ils y étudiaient la Théologie et les Arts, mais surtout le Droit civil, le Droit canonique et la Médecine.
Quelques-uns devinrent régents, recteurs ou professeurs.
Tels furent, pour la Médecine : Raoul de Harbis, en 1403, Pierre Béchebien, plus tard évéque en 1450. Michel de Cologne en 1491, — pour le Droit, Raoul du Refuge, en 1413, l'évêque Miles d'Illiers et Philippe de Meslay en 1450, tous trois à Orléans : ce dernier fut inscrit au Nécrologe de saint Pierre du Puellier à la date du 25 août — pour les Arts, Gervais le Clerc en 1413, Guill. de Beaumont, vers 1440, J. Pigeart, en 1491, Jean Pelletier en 1492, Guil. Houvet, en 1494. Ce dernier fut aussi procureur de la Nation de France, et laissa une Instruction épistolaire qu'il dictait en 1510 au collège de Narbonne-. On vit pour la Théologie J. Luquet, Henri Chiquot, Dominique Parvi, peu après 1400, Jourdan Morin, en 1410, J. Manclion, en 1412, J. Estombiers, en 1472, J. de Roca, en 1475, Michel Mainterne, en 1491. Nous ne parlons pas des professeurs du XVPsiècle, tels que Claude Bourbon, le poète, Pierre Dinocheau, professeur au collège du Plessis en 1519, Jean Boulaized'Arrou, professeur d'hébreu au collège de Montaigu, etc., etc. D'autres furent élus recteurs de l'Université de Paris, comme Etienne du Refuge, en 1487, et Robert Bouchigny, en 1523. Jean Mignon fonda, vers 1400, le collège de son nom : de même l'abbé
« Cunt. G. 297, f. 93,
2 [). Liron, Bitd, chart. 138.
de Saint-Jean fonda celui de Tonnerre et Jean de Roca fit une rente à celui de Séez.
D'autres enfin se firent un nom illustre. Renaud de Chartres, chambrier en 1414, devint archevêque de Reims et chancelier de France, sacra Charles VII et réhabilita Jeanne d'Arc, en cassant la sentence indigne portée contre elle par Pierre Cauchon, qui, avant d'être évêque de Beauvais, avait été chanoine de Chartres et professeur de Sorbonne. Hugues Lenvoisie, docteur en théologie, doyen de Rouen, ambassadeur près des Papes, qui contribua tant à la cessation du schisme, Nicolas de Clamengis, qui commença la renaissance des lettres, Guillaume Fillastre, cardinal archevêque de Reims, géographe, traducteur de la Cosmographie de Ptolémée et des livres de Platon, étaient aussi chanoines de Chartres.
Les évêques de ce temps furent presque tous très instruits : Jean deMontaigu,del390à 1396, donna plusieurs beaux livres à Jean, duc de Berry, frère de Charles V ^ — Jean d'Augerant était versé en Droit civil : il est souvent cité. — Martin Gouge, (1406-1415) était grand orateur et grand financier : il fut chancelier de CharlesYII avant Renaud de Chartres. — Philippe !«•' de Boisgiloud, (1415-1418) était licencié en Droit. — Thibaud Lemoine (1436-1441) était docteur en Droit civil et canonique.
Mais nous renonçons à citer tous les chanoines et évêques savants du XV^ siècle, soit parce que les uns ne résidèrent point à Chartres, soit parce que les autres n'y firent point leurs premières études. De même nous ne citons pas tous ceux qui furent conseillers du roi , parce que la liste en serait trop longue et que nous sommes peu renseignés sur leur science du Droit.
Ceux qui suivent ont plus d'importance. Pierre Béchehien, qu'il faut distinguer d\m de ses frères, archidiacre de Dreux dans l'Église de Chartres, avait été médecin de la reine de Navarre, doyen de la Faculté de médecine à Paris, (6 novehabre 1417), trésorier de la sainte Chapelle, prévôt de Normandie, archidiacre de Dreux ; il fut élu évêque en 1443. Il légua 7 livres de médecine sur chacun desquels on lit cette note : Ce livre a esté donné pour estre en la librairie de V Eglise de Chartres par les exécuteurs du testament de feu R. P. en Dieu,
^ Inventaire et prises des livres de Jean duc de Berry... Grapelet, 1830, p. 91. 96.
Mons. maistre Pierre Bechebien. en son vivant evesque de Chartres '.
Miles d'Illiers, si connu par son amour des procès et ses singularités, était docteur en Droit et le professa à Orléans vers 1450 et à Paris jusqu'en 1463. Il publia, en 1481, des Statuts •pour son diocèse. C'est de son temps que le chanoine Pierre Plume fit imprimer chez lui en 1482, par Dupré, le premier Missel chartrain, puis le premier Bréviaire. Le pénitencier Reyni, licencié en Droit, fit un Manuel des Sacrements et un petit Missel, extrait du grand, qu'il dédia à Tévêque. Il prit pour imprimeur, Jean Higman de Paris, pour éditeur, Jean Raulet. Miles était l'ami des humanistes, comme Robert Gaguin, qui lui adressa une poésie, et des rois qui l'envoyèrent plusieurs fois en ambassade, à Rome et en Allemagne. Son successeur et son neveu René d^IUiers (1492-1507), était aussi licencié en Droit civil et canonique, et fut l'instigateur de la reconstruction du clocher neuf-.
Arrêtons-nous un instant sur Henri Cliiquot et Parvi. Tous deux étaient condisciples du chancelier Gerson et du cardinal Pierre d'Ailly... Dominique Parvi était même l'aîné du chancelier: il lui avait donné quelques leçons, avant de revenir à Chartres, où il apparaît comme chantre de 1413 à 1416. Plus jeune, Henri Chiquot passa ses examens pour la Théologie, sous la présidence de Gerson. En 1381 il soutint son Principium : nous l'avons encore : il a pour objet de recommander la science de la morale et fut prononcé chez les Carmes, le Dimanche avant la Saint-Martin d'hiver : il servait d'ouverture à un cours sur le Livre à yicomaque. En 1389, Chiquot achevait de copier toutes les Questions de Buridan sur le Livre des Ethiques. Il se mit ensuite au service do Louis d'Orléans et traduisit pour son compte la grande Bible en français. Enfui, en 1400, il prit son doctorat en Théologie au collège de Navarre. Bientôt après il revint à Chartres; il était chanoine en 1405, toutefois sans résidence. Mais à partir de 1407, il prit part aux séances capitulaires. Cette année-là, il demanda au Cliapitre de commander un nouveau zodiaque et un nouveau cadran plus beaux que les anciens. Il accomplit, deux ans après, son stage dans la maison de J. Boudier, et fut nommé proviseur de l'Aumône : il assista aux chapitres de 1410, 1411, 1412 : en 1413 on l'appela
< Cr sont les n^'^ ±2i, 27S, -203, IWH. iO^. 4(1(1, 117. - V. Gallia christiana, VllI.
utriusqne jiiris professor, et curéd'Ulmaya, paroisse où il se lit remplacer par un prêtre nommé Jean Malepre. Chargé avec J. Luqiiet, en 1414, de rechercher un nouvel emplacement pour la Bibliothèque capitulaire, il choisit le premier étage de l'officialité du Chapitre. Enfm il mourut en 1416
Gerson, qui se trouvait alors au concile de Constance, écrivit une lettre datée du 7 septembre au chantre Dominique Parvi, pour lui faire connaître les dernières volontés de Chiquot. Au lieu d'anniversaire, celui-ci demandait l'établissement d'une fête annuelle en l'honneur de saint Joseph. Gerson nous apprend que son ami avait composé un volume sage et savant sur le mariage virginal de Joseph et de Marie. Dans ses Josephina, il répète que le culte de saint Joseph a pris naissance à Chartres, et. dans une lettre au duc de Béziers, il cite Henri Chiquot comme l'un des plus grands promoteurs de la dévotion à ce saint. Les exécuteurs de Chiquot laissèrent à la Bibliothèque de l'Église toute sa Postille de Nicolas de Liree n plusieurs volumes : on la possède encore (ms 321).