ECOLES NORMALES
Le 30 mai 1882, le Lieutenant-Gourerneur de Manitoba sanctionnä un ‘ Acte pour établir des Ecoles Normales en union avec les Ecoles Publiques” Cette nouvelle loï, couronnement de la précédente, ne dévie eù rien des grandes lignes tracées par la législation générale. Aussi, elle débute par les dispositions suivantes :
“I Les sections Protestante et CatholiqueÿdüsBureau d'Education sont par le- présent Acte respectivement autorisées: . os ul
“ (a) À établir en union avec lès Ecoles Publiques “ Protéstantes de la Cité de Winnipeg et avec les Ecoles “ Publiques Catholiques de Saint-Boniface, def départie- “ ments dits des Ecoles Normales, dans le but d’instruire “ et de préparer des instituteurs, dans la science de l’édu- “ cation et dans l’art d'enseigner, pour les Ecoles Pa- “ bliques.” ‘ 7 - |
Ces Actes 43 et 45.Vict. ont subi quelques modifications, pendant les années qui ont suivi. leur passation, mais au milieu de toutes ces modifications, . aucune “atteinte n’a été portée à la raison fondamentale des lois que j'ai nommées, l'Ancien Régime.. Ce code, un dans son origine, se dédoublait dans son application à tonte la Provinte, dans le but de favoriser l'éducation, en saure-
gardant les justes désirs des pères de famille et en évitant
les froissements, qui sont la conséquence nécéssaire de la pression exercée par une partie de la population sur lautre. Je n'entends pourtant pas faire de dissertation sur le mérite ou le démérite de nos lois scolaires : je suis à la recherche de faits et ne veux pas m'attarder à l'éloge ou au blâme de théories ou de convictions, qui ont leurs adversaires et leurs partisans. Ce ne sont pas mes idées en matières d'éducation qui font lobjet de cette étude, mais bien (es faits tels qu'ils existaient sous l'Ancien Ré-
gime, pour ensuite arriver à établir les faits tels qu'ils ex“
istent sous le nouveau, je récapitule. Le ‘système des
Ecoles de Manitoba était créé par la loi. Cette loi, confiée.
au GOUVERNEMENT, passait de lui aux intéressés, par la nomination d’un Bureau d'Education. Pérsonne dans la
- Province n'était ex officio membre de ce burean; tous ceux
qui le composaient étaient nommés par le Gouvernement et ce dernier n’était restreint, dans son choix, que par le respect que la loi professait pour les croyances religieuses de ja population. |
__ C'est encore l'exécutif de la Province qui remettait à ce Bureau ou à ses sections les fonds publics, affectés par la Législature au maintien des é-oles ; puis, comme toutes les croyances avaient l'appui de la loi, la foi des parents ne privait pas leurs enfants, en âge d'aller à l’école, des subsides auxquels leursdonnait droit leur existence comme citoyens de Manitoba. :
Le Gouvrernement-était informé de ce qui se passait ; chaque année des rapports officiels lui étaient soumis, et portaient à sa connaissance tout ce qu'il y avait d’intéressant dans la Province, au sujet des écoles, pour que le tout püt être communiqué aux représentänts du peuple, auquel le Gouvernement est responsable. Rien de caché. rien de privilégié, rien d’exclüsif dans ce système. Les droits individuels ègaux étaient également sauvegardés.
LE BUREAU D'ÉDUCATION entrait comme second rouage dans notre systême-poui pouvoir remplir son mandat avec plus de facilité et plus de justice envers la population, il' était divisé en deux sections ou comités.
Ces deux sections étaient comme deux courants bienfaisants, sortis d’une souree commune et qui allaient circulant par tout le pays, en tous sens et en toutes direc-
tions pour y porter la fraîcheur et la fécondité de la cul-
ture intellectuelle. Ces deux courants pouvaient se creuser, se gonfler ou se fortifier plus. ou moins ; leur course était. plus ou moins rapide, plus où moins régulière sui-
: vant les circonstances, mais toujours ils devaient se
mouvoir parallèlement l'an à l'autre, et la loi, en les maintenant dans ce parallélisme, les empêchait :de se nuire.ou de se confondre. La Joi encaissait pour ainsi dire ces deux courants pour qu'ils pussent -poursuirre sûrement leur. marche, répandant partout les bienfaits d'une instruction et d'une éducation qui souriaient aux convictions patérnelles, en laissant aux consciences la facilité de respirer librement et de voir, dans la loi, une protection et non pas une tyrannié, Le long de ces deux cours d'actions parallèles se traçaient LES ARRONDISSE- MENTS SCOLAIRES dont la loi confiait la création et la direction à des citoyens, en communauté d'idées avec les
parents des enfants qui bénéficiaient de l'école ; puis, LES
PROFESSEURS, LES INSPECTEURS, LES PROGRAMMES D'É- TUDES, .LES RÈGIEMENTS DISCIPLINAIRES, L'ENSEIGNE- MENT RELIGIEUX ET.MORAI, eu un mot toutice qui peut assurer le bon fonctionnement de l’école, tout cela parti-
“cipait à la communauté d'idées qui unissait les intéressés,
et le tout était confié à la direction respective de chacune des sections du Bureau Le faft est que pendant dix-neuf années, les deux sections du Bureau ont été en moure-
- ment sur des. lignes parallèles. Par suite, chaque sec-.
tion était parfaitement indépendante et par couséquent son action n'était nullement entravée par les actes ou omissions de l'autre section. Si elles s'influençaient en quelque chose, ce ne pouvait être que par uue- généreuse émulation qui contribuait au bien général.
L'existence d'écoles protestantes à côté d'écoles catholiques, au. lieu de nuire à la bonne entente entre concitoyens ef voisins, a eu un résultat tout contraire, comme le prouve les paroles suivantes que M.J. B. Somerset, Surintendant des fcoles Protesiantes, a consignées à la page 7 du rapport qu'il adressa au Lieutenant-Gouverneur à da date du 29 avril 1886 : - :
“ C’est un fait bien agréable pour tous les amis de Ia
© “ bonne entente entre citoyens, ainsi que pour les amis
‘* dù, progrès de l'Edncation, de coxistater que depuis
‘ l'établissement, en 1871, du système qui régit nos
‘* écoles qui. à cette époque. étaient an nombre de seize
“ pour les Protestants et dix-sept pour les Catholiques, =
‘jusqu'à ce Jour nous avons été à peu près entièrement ” ‘« ‘ exempts des froissements et des désagréments qui ont
‘ marqué les progrès de V Education dans quelques- -
‘ unes des Prorinces-Sœurs.’
À la suite de ce témoignage, il. -me serait. facile de démontrer la fausseté et même l'absurdité des accusations : prodiguées aux Ecoles Catholiques, tant au point de vue de l’enseignement et des connaissances humaines, qu’au point de vue de leur influence sociale, religieuse et mo-: rale ; mais non, je dois me souvenir: que je n'ai qu'une chose à à constater ici et ne dois ‘pas -m'éloigner de mon: but. Ce que j'ai à prouver, c'est que les “Ecoles noncatholiques étaient Protestantes sous l'Ancien Révime.
Il n'ya pas de doute que la Section Catholique du Bureau d'Education a été fidèle à la mission qui Ini était assignée : celle de constituer et de diriger ses écoles, dans le sens catholique. I est aussi certain que la Section Es. Protestante du même Bureau s'est aussi aequittée de son mandat, et qu'elle a constitué et dirigé ses écoles, dans le sens protestant. Voici ce. que M. J. B. Somerset : écrivait à la page 27 de sou rapport meñtiohné plus haut :
ss,
“ Le développement de l’élemient moral est la première
« * .“ nécessité de.tout.système-d'éducation. Le Bureau, con- < naissant-cette-nécessité-a pris les précautions néces-
“ saires pour-s'enquérir, avec le plus-grand-soin-possible,
s “ du caractère de ses professeurs et pour l'introduction “ dans ses écoles, d'un système d'’Instruction religieuse “qui puisse réaliser le but de l'enseignement des” prin- “ cipes de la vérité chrétienne, contenue dans la Bible et
acceptée par toutes les dénominations protestantes=
Pas n'est besoin de dire que celui qui parle ainsf, le fait au nom de la Section Protestante du Bureau d’ Edu- ‘cation, et son rapport officiel, très étendu: et frès habilement rédigé,-ne provoqua aucune réclamation, ni dans le Parlement, ni dans la presse, ni ailleurs, que je sache. Le mêr ; et.? RpioduIE Les règle- ments de la Section Protestante, concernant l'euseigneun ment - religieux-==Voici-ces-règlementts adoptés je 2
rm 0 ME JA MS a
“at
ns
décembre 1885, qui étaient en force lorsque M. Somerset
les citaient et qui'ont continué de l'être ensuite : -“* Dans toutes les écoles établies et mises en opération ‘ par l'autorité de la Section Protestante du Bureau
* d'Education de Manitoba, on commencera et terminera
‘ la classe, chaque jour,. par une prière qui consistera “ dans la récitation d’une ou plusieurs des formules im-
. 2 : # 4 Fos “ primées sur le couvert des registres d'écoles'autofisés,
ook) dans les Ecoles Protestantes. . La lecon d’Ecriture Sainte, dans chaque école, suivra la prière de l’ouver-ture de la classe et ne durera pas plus de quinze minutes chaque jour.
“ On montrera dans chaque école, aux élèves au-dessus.du troisième grade, à répéter par cœur les dix com- ‘ mandements et le Symbole des Apôtres, et une demi- ‘heure peut être consacrée à cette exercice, chaque “ semaine, aussi telles autres instructions, sur les bonnes “ maniéres et la morale, qui pourraient pañfaître prati- # cables.” [D |
Malgré toutes les preuves que je viens de donner; on prétend que ces écoles n'étaient pas secéaires (sectarian). Non sans doute pour ceux qui croient, si mal à propos,
* que ce mot sectaire est synonyme d'enseignement .de la
doctrine. Catholique ; mais ces mêmes écoles étaient bien sectaires aux yeux de ceux qui attachent aux mots leur signification véritable ; en d’autres termes, ces écoles étaient bel.et bien des écoles-Protestantes, Protestantes de nom, Protestantes de fait: Protestantes par ceux qui en avaient le contrôle et la direction, comme la Section du Bureau, le Surintedant, les Inspecteurs, etc. Ces écoles. étaient protestantes par le choix des livres pour les professeurs, les. élèves et les bibliothèques. ‘Elles étaient protestantes par les exercices religieux et “un système: “ d'Instruction Religieuse..….... accepté par tofites les : Dénominations Protestantes.” Ces écoles étaient protestantes par ceux:qui les supportaient, les Protestants seuls en ayant la charge ; ces écoles étaient aussi protestantes pour ceux qui en bénéficiaient, puisque les enfants protestants seuls avaient le droit de les fréquenter. Il est
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, “ÿ, joignant toujours l’Oraison Dominicale;-répétée Æ ‘pâr 16 professeur et les élères.” ‘ ‘* La Bible sera en usage comme livre de classe, (terf
eo.
— 15 — e d'autant plus étrange de nier à ces écoles le caractère qui les distinguait qu’elles se montraient protestantes ouvertement, franchement, sans hésitation comme sans intention de tendre des pièges à la bonne foi de qui que ce soit. Ces institutions étaient des Ecoles Publiques Protestantes tout comme les autres étaient des Ecoles Publiques Catholiques, les unes et les autres s'affirmant sous leur Jour véritable, suivant la distinction prévue et exprimée par.la Constitution. du Canada et la Constitution de Manitoba et appuyée sur la loi qui les avait créées.
IIL—NOUVEAU RÉGIME.
Après avoir.prouvé qu avant le 1er mai 1890, il y avait dans Manitoba des Ecoles Publiques Protestantes, je veux maintenant démontrer que le système introduit, depuis n’est que la continuation de ces mêmes écoles, lors même que la loi les désigne ‘simplement sous le titre d'‘‘ Ecoles : Publiques.” Ma démonstration s’attachera aux points suivants : l'administration et le contrôle de ces écoles ; la nomination de leurs inspecteurs, profes- SEULS, employés ; le choix des livres ; la détermination des exercices religieux; les enfants qui les fréquentent, les contribuables et les amis de ces écoles. |
L'ADMINISTRATION ET LE CONTRÔLE.—L'Acte 58 Vict. Chap. 87, intitulé : “ An Act respecting the Department, of Education,” se lit comme suit à la clause 18 : “ Depuis “ et après le premier mai, À.D.:1890; le Bureau d'Educa- ‘ “tion et les Surintendants d'Education, créés et nommés
‘en conformité au chapitre 4, 44 Vict. et ses amende-
‘“ ments, cesseront d’être en office : dans les trois jours qui
“ suivront le premier jour de mai, les dits bureaux et
* surintendants remettront au Secrétaire-Provincial toutes “ les minutes, livres, papiers, documents et propriété de -“ toutes espèces appartenant aux dits bureaux.”
Ces dispositsons de la loi furent accomplies.à la lettre .et'sans compensation pour ce qui regarde la Section Catholique Tous les Catholiques ayant quelque chose à faire dans l’administration générale des écoles, furent destitués et aucun. ne fut nommé ou put accepter une position sous la nouvélle loi. Il n’en fut pas de même
pour la Section: Protestante. Plusieurs ‘des anciens membres et des employés de la Section Protestante furent admis dans la nouvelle organisation ; les Inspecteurs
eurent le même privilège. :
La clause I de l’Acte précité dit: “Il y dura un Dé-
“ partement d'Education qui sera le Conseil Exécutif, on:
“un comité d’icelui nommé par le Lieutenant-Gouver-
“ neur en Conseil.” . -
Immédiatement avant la passation de cette loi, le Conseil Exécutif avait fait en sorte de rendre impossible la présence d'un catholique sincère parmi ses membres. Donc le Conseil Exécutif était tout Protestant. L'Honorable Procureur-Général s'était fait nommer Surintendant de la Section Protestante des Ecoles. , Il en continua les fonctions cômime membre et aviseur légal du Département d'Educatiou.. Ses honorables collègues, tous éligibles à la position de membres de la Section Protestante -sous l'Ancien Régime, devinrent tous, ex-oficiv, membres de la nouvelle administration scolaire.
La clause 4 statue qu’ “il y aura un Bureau qui sera.
“ nommé Bureau des Aviseurs (Advisory. Board)” et la clause 5 veut : “ que ce Bureau.se compose de sept mem- ‘“ membres”; puis les dispositions de la loi sont telles qu'il est moralement impossible que des Catholiques soient membres de cette nouvelle création. Les sept seront donc et sont protestants, tout comme les cind membres du Conseil Exécutif. Donc, douze protestants continuent l’œuvre des douze protestants qui formaient la Section Protestante du Bureau d'Education, sous l’Ancien Régime. ‘Sa Seigneurie "The Bishop of Rupert’s Larïid, président de l'ancienne Section Protestante du Bureau d'Education, est président du nouveau Bureau des Aviseurs ; le Révérend Dr Bryce, membre de l’ancien Bureau, l'est-aussi du nouveau ; tous les employés subalternes sont non-seulement protestants, mais plusieurs sont les mêmes que sous l'Ancien Régime.
.… LES INSPECTEURS.—Tous les Inspecteurs Catholiques durent sortir d'office; des cinq Inspecteurs Protestants qui étaient en fonctions, à l'expiration de J'Ancien: Régime, trois furent renommés de suite et les deux autres furent remplacés par deux Protestants comme eux :.tout
en destituant les inspecteurs des Ecoles Catholiques on.
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nomma un Inspecteur des Ecoles Mennonites, dont les fonctions multiples pourraient paraître étranges sous -laloi nouvelle, si cetté nouvelle loi n'était pas virtuellement la continuation des anciennes, enautant, du moins, que les Protestants sont concernés. | LES PROFESSEURS.—Chaque Section de l'Ancien Bu- . . reau d'Education’ avait ses Ecoles Normales. On supprima celles qui étaient pour les Catholiques; on laissa subsister celles qui étaient pour les Protestants, et le Principal de l'Ecole Normale Protestante de: Winnipeg continua d'être Principal de la même Ecole Normale de Winnipeg. / : : io Je, prie les lecteurs de bien vouloir remarquér que je ne dis rien contre le caractère, ni l'habileté.de ceux dont ‘ je viens de parler, mais je dis ceci: Sa Seigneurie l'Evéque de Rupert's Land continue d’être, dans la Province, le chef de l'Eglise Anglicane ; le Rérérend Dr .G. Bryce 7 est toujours le Révérend Dr'G. Bryce; les autres membres 3 | de l'administration scolaire sont tout aussi protestants qu'ils l’étaient avant 1890.” Tous ces Messieurs, j'aime à lé croirê, sont honnêtes et sincères, c’est pourquoi il me | paraît évident qéxls n'ont pas.pu-accepter la direction, le contrôle on l'action qu'ils exercent dans les-écoles fré- / quenfées par tous les enfants protestants de la Province, sans/être déterminés à sauvegarder en quélqué chose les . convictions religieuses de ces enfants, conformément aux désirs de leurs parents. Comment, avec cela, ne pas donner à la direction, à la protection, à l'enseignement des maîtrés et des élèves de leurs écoles, au moins une tendance, un.biais quelcorique, conforme à leurs convic- Ke /tions. ‘En un mot, comment être:protestants en tout. à « / partout et toujours, excepté dans l'école que l’on dirige / et contrôle, et ce, quand on a eu. mains l'exécution de la loi. U ‘ .
/ 7‘ Pour mieux faire comprendre cette difficulté, suppo- / sons que les lois actuelles d'éducation restent ce qu’elles! sont aujourd'hui mais qu’un changement complet se pro- - duise dans tout le personnel qui les applique et les interprête: Supposons que tous les membres du Cabinet Provincial deviennent Catholiques Romains ; que tous les membres de l’Advisory Board et les employés du Dépar- : . tement partagent la même croyance; que tous les Inspec- “ : A
a ee Nan ce
A teurs, Principaux et Professeurs des Ecoles Normales ’ soient aussi des Catholiques, que penseraient les Protestants de l’enseignement religieux des Étoles de Manitoba ? Que penseraient, diraient ou écriralent les avocats * des droits égaux”? Qu'on pardonne à ma franchise ; je suis, mois aussi, un avocat des droits égaux, et comme : tel,-je dis que quand tous ceux qui s'occupent d'une” école sont lrotestanits, il est bien naturel de croire et de - dire que cette école est protestrnte.
| LE CHoix DES LIVRES.—Personne ne peut nier que le‘choix des livres en usage n'ait une grande influence sur l’enseignement dommé “dans les écoles. Nous. Pavons vu plus haut, sous l'Ancien Régime, un des devoirs de
‘ Ja Section Protestante du Bureau d’ Education était : ‘ De
“ choisir tous les livres, cartes et globes devant être en ‘ usage dans les écoles sous son contrôle.” Sous le Nou-
+ veau Régime, voici ce qui se lit à la clause 14: “ Le‘
° “ Bureau des Aviseurs aura le pouvoir :
“ (b.) D'examiner, d'autoriser les auteurs (text books) .. -
s “et les livres à consulter, pour l'usage des élèves et-d& 7 - * “ bibliothèques scolaires.” Evidemment, le Buréau des Aviseurs est en ceci la continuation de Section Protestante de l'Ancien’ Bureau, ‘puisque tous ses membres sont Protestants. Il n'y aï:certainement pas témérité à ajouter que les livres d'école, à l'usage des élèves et des -. professeurs, et aussi les livres de lecture sur les rayons des bibliothèques seront des livres, au moins en très grande païtie, protestants et très souvent absolument hostiles
aux idées catholiques.
Lo L'examen en le plus. superficiel de tout ce qui se dit et”
: s'écrit partout suffit potn-démontrer l'injustice qu'il-y a à mettre les enfants catholiques” -dans l'obligation de se servir de livres choisis üniquement par des- Protes-
__ … tants; à ce point de vue encore, les Ecoles dites Publiques sont la continuation des anciennes Ecoles Protès-. tantes de la Province.
ExERCICES RETIGIEUX. —Ajoutons, comme une des preuves les plus péremptoires de mon affirmation, que , les exercices et l’enseignement religieux et moral des
| nouvelles écoles, sont identiquement les mêmes que sousi, "
7 à l'Ancien Régime. gt
Les prières adoptées et les passages des Écriture
Lee
AR
ch
‘f- Protestañtes et ceux prescrits par l’Advisory Board, dans
choisis par l’Advisory Board ne sont pas autre chose que ce qui avait été choisi et adopté par la Section Protestante du Bureau d'Education. © .
J'attire l'attention du lecteur sur ce qui va suivre : Les prières. et la lecture de la Bible ne sont pas les seuls exercices religieux en usage dans les Ecoles Publiques, il y a, sous le titre de morale, toute une mine, que le profes-
‘seur peut exploiter de façon à inculquer à ses élèves les
convictions religieuses qui l'animent lui-même, tout comme la chose se faisait’ dans les Ecoles qui portaient . autrefois le nom d’Ecoles protestantes. Pour preuve de ce que j'avance, je.livre à l'examen des hommes sérieux le rapprochement, ou mieux, la similitude qui existe entre les règlements prescrits dans les anciennes Ecoles les Ecoles dites Publiques d'aujourd'hui.
- PROGRAMME DES ETUDES Pour LES | PROGRAMUE DES ETUDES POUR LES
Ecoces PuBciQues PROTESTANTES
DE MANITOBA, RÉVISÉ Ew Mal 1889. «+.
MORALE :—{a.) Devoirs envers soiméme.
(b.) Devoirs envers le prochain.
{c.) Devoirs'envers l'Etat.
d.) Devoirs envers 18 animaux.
our établir la coutume d8 bien “faire, l'enseignement des principes de la morale doit être accompagné de la formation aux pratiques de la morale. .
L'influence et l'exemple du professeur, à les incidents journaliers. :
les traits historiques, les anecdotes interessantes, les sentimeuts inspirés par les lecons, “l'examen des motifs qui portent à.
agir, ù les discours instructifs, Fétude des Dix Conimandements, etc, ta Sont des moyens à employer.
1, 4 Ecoces Ponziques DE’ Maxirosa, ADOPTÉ EX SEPT. IS91, ET ‘MaiN- TENU LE ÎER SEPT, 1892.
Mona :—(a.) Devoirs envers soi-
- -- même.
{b.1 Devoirs envers le prochain.
d.j"DEVoirs envers les animaux. .
‘Pour établir la coutume de bien faire, l'enseignemont des principes
4 Devoirs envers l'Etat.
de la morale doit être accompagné * de la formation aux"principes de ka +, -| morale. L: SE
L'influence et l'exemple du' prôfe | SOUR,- - + - ce les incidents journaliers,
les traits historiques,
les anecdotes intésessantes,
NS
* les sentiments inspires par‘ {es le.
cons, | l'examen des motifs qui portent à agir, rh | les discaurs instruclifs, l'enseignement des Dix Comman.
-dements, etc. L sont des moyens à employer.
5 eu mm
Il ne faut pas un grand effort’ d'imagination pour
découvrir dans les lignes
précédentes tout un assorti-
Ln
pe
ment d'armes religienses offensives et défensives, mises à : la disposition de ceux qui ont mission d'instruire l'enfance ; cette enfance si accessible aux impressions les plus variées, et plus apte qu'on ne le croit généralement,
* à saisir la pensée du maître.et à subir les influences aux-
quelles elle est soumise. Règle générale, un maitre forme des élèves qui pensent comme lui.
La certitude de ce résultat fait encore moins de doute quand un maître a pour se guider le programme précédent. Que ne-pourra pas dire un instituteur habile et zélé, chargé d'enseigner les Dix Commandements, ayant à son service kon influence el'ses exemples, relevant les incidents journaliers, racontant à ses élèves des zrails histori iques, des anecdotes intéressantes, insistant sur /es sentiments inspirés par les leçons et l'examen des molifs qui portent à agir, faisant des discours instructifs, et ajoutant à tout cela un eéc. {et cetera) gros, s’il le vent, comme sa pensée religieuse.
Tous ces. règlements confiés à une personne intelligente et adroite, suffisent sous le” Nouveau Régime, comme ils suffisaient sous l' Ancien, pour “ l’ introduction “ dans les Ecoles d’un. système d’Instruction Religieuse “ contenu dans la Bible et accepté par toutes les dénomi-
“* nations protestantes.” Les règlements'en usage dans les Ecoles Publiques modifient singulièrement les dispositions de l’Acte qui dit: ‘ Les Écoles Publiques seront “ entièrement non-sectaires (noiïf-sectarian).” Ces dernières paroles n'auraient pas été acceptées comme criterium de vérité par les nobles Lords du Comité Judiciaire -du Conseil Privé, si Leurs Seigneuries avaient connu ce
-qui se passe ici.
POPUILATION SCOLAIRE.—II y avait dans Manitoba, de par la loï, des Ecoles que les Enfants Catholiques pouvaient fréquenter consciencieusement. La nouvelle loi ne veut plus qu'il en soit ainsi, mais elle continue en faveur des Enfants Protestants leÿ écoles qu'ils avaient autrefois. Les ‘documents’ “officiëls constatent l'injuste distinction que: la pratique ou application de la nouvelle loi introduit parmi nous. - — ee - Sous l’Ancien Régime, les Ecoles Protestantes n'étä à point pour les Enfants Catholiques qui n’y avaient A droit, et comme les Ecoles du Nouveau Régime, dites ” Ecoles Publiques, ne sont que la continuation ‘des anciennes
Ecoles Prutestantes, il ne faut pas trop s'étonner de voir que les Enfants Catholiques ne comptent pas plus sous la nouvelle organisation qu'ils ne comptaient autrefois pour les Ecoles Protestantes. On peut pourtant témoigner sa surprise de ce que l'administration des Ecoles, qui se vantent d’être nationales, ne veut pas même constater l'existence d’une partie notahle de la ‘population scolaire de la nation. Ce que je dis ici semble incroyable ‘et le serait en réalité, s’il n’était pas appuyé sur un document officiel dont l'authenticité est irrécusable : “ Report ‘ of the Department of Education, Manitoba, for the year “ 1891,” adressé au Lieutenant-Gouverneur et signé par l'Honorable Daniel McLean, membre du Gouvernement et chargé par ce dernier du Département de l'Education.
Le tableau suivant, emprunté à la page 2 du rapport,
constate l'exclusion systématique dont les enfants catholiques sont l'objet:sous la nouvelle loi: ‘
À Lu 3 “
: SCHOOL POPUIATION.
a ———— ReuarQUES Mises Ex Recanb ou Total Tateat SANS EX FAIRE Yea School Number of Ÿ :
far Population. Pupils :
Registered.
1871 ansessees see ol 7 817 Ë EN LÉTÉES 1881 , 7,000 4,919 SELS |" ESvaE 1882? 7 9,641 6,972 : 225622 Fées 1883 12,345 10,831 EE] Se°e xpuz 1884 14,129 11,708 Erfsse SERRE - 1885 15,850 "13,074 SEE» “ES - 1886 16,834 15,996 ÉPÉES FRÈRE 1887 17:600 16,940 SEE La ER 1888 | 18,850 18,000 .| S2EsS EE 1889 a1a7l 187388 * HE RE 2 - 95 0717 93,95 Ces chiffres n’indi- | Point d'enfants Ca- : Er END 27800 quent que des en-| thaliques dans ces 28,678.
; fants Protestauts, chiffres, ,
ES
ee
. nuation des Ecoles Protestantes d'autrefois, il ne pouvait employer d'argument plus concluant que celui qui ressort des chiffres qu'il a mis dans le tablean précédent. Autrefois, les écoles établies bar la loi étaient toutes publiques. les Ecoles Catholiques comme les-Protestantes et vice versa—Les recensements faits sous serment par cha-
+ cune des deux sections étaient des documents officiels
qui sont tous dans les bureaux du Gouvernement. Com-.
ment l'administration des écoles publiques d'aujourd'hui, ‘ qui $e disent “ nationales,” peut-elle mettre de côté toute la populètion scolaire Catholique, pour ne tenir compte R “que des‘enfauts Protestants et cela, dans des statistiques que l’on fait remonter à 1871, alors que les enfants Catholiques étaient les plus nombreux: Pourquoi ces deux poids et ces deux mesures qui font que les uns në comptent pour rien et que les autres comptent pour le tot? : . . , : CONTRIBUABLES.—Avant 1890 les Ecoles Publiques de
Manitoba non-Catholiques étaient. Protestantes de nom:
comme de fait ; aujourd’hui, quoique ces écoles soient de
fait les mêmes; elle ont néanmoins perdu leur nom:
-C'est un sâerifice sans doute, mais un sacrifice que la loi
s'est efforcé d'adoucir en statuant que s’il y a-une Ecole Catholique dans le même arrondissement, tout ce que
\ possède, cette école Catholique deviendra la propriété de e l'Ecole Protestante, qui se nommera Ecole Publique et u qui touchera le produit des, taxes ‘scolaires des Catho- | liques comme des Protestants, Puis, il ne faut par perdre
la chose de vue, ces dispositions de la loi étaient appli-
cables dans le même sens, lors même qu'il n’y aurait eu
dans un district qu'une seule école de dix enfants Protes-
‘tants et plusieurs écoles de centaines d'enfants Catho-
liques. Oui, aux termes de la loi, dans ce cas, la Commission Scolaire chargée de ces centaines d'enfants Catholiques disparaissait pour faire place à la Commission nommée par les parerits des dix enfants Protestants. La
nouvelle loi, tout en permettant aux Ecoles Protestantes .
- de continuer à se développer et à prospérer, est si préjudiciable aux Ecoles Catholiques, que déjà plusieurs sont fermées ; d'autres sont à la veille de subir te mêmé sort, tandis que toutes ne se maintiennent qu'aù prix des plus grandes difficultés. * Je ne citerai que l'exemple de Win-
ETS
La . .
nipeg. Les Catholiques ont dans cette ville cinq établissements d'éducation, fréquentés par plus de cinq cents enfants. Sous les Anciennes Lois il y avait une Commission Scolaire pour les Cathqliques et une pour les Prôtes-" tants. Les limites des deux arrondissements n'étaient pa$iles mêmes, néanmoins le Procureur Général de 1890 décida que la Commission Catholique devait disparaitre. Cette décision éntraînait la confiscation de tous les établissements de la Commission Catholique, -en faveur de
la Commission Protestante. Heureusement que ces éta-.
blissements étaient au nom de”corporations, que la loi scolaire ne pouvait pas atteindre et les enfants Catho- " liques restèrent où ils étaient, mais il est une chose que, / da décision du Procureur Général ne pouvait pas man- “ quer- d'atteindre, të-sont les taxes imposées ‘sur ‘les Catholiques. Depuis trois ans ces taxes, au lieu de bénéficier à ceux qui les*payent, tombent dans le coffre des Ecoles Protestantes, lorsque pourtant, ces Ecoles n'ou-
vrent pas, leurs portes à cinq enfants: Catholiques. Les.
“écoles catholiques de Winnipeg, privées des taxes de ceux en faveur desquels elles sont établies, privées de toute participation à leur légitime part de l'octroi législa-
tif ne se soutiennent, que par le sacrifice de ceux qni les :
aident et les privations de ceux et celles qui y enseignent.
J'ai vu naître et grandir l’importante ville de Winni-
peg. De tous temps, j'ai été frappé de la générosité qui
‘-. caractérise ses habitants. Il est surabondamment prouvé
que Winmipeg est une ville. généreuse. Comment se
‘’fait-il qu'elle soit le théâtre d'une injuste mesquinerie, comme celle dont la rend. coupable la manière dont les Ecoles Catholiques sont traitées dans son enceinte ? Je sais que plusieurs des citoyens les plus marquants rougissent de honte, en voyant qu'on prend l'argent des Catholiques, même les plus pauvres, pour aider à instruire les enfants des Piotestants, même les plus riches. Malheureusement, ce sentiment n'a pas encore gagné la
- masse des citoyens, et la/mesquine injustice se prolonge.
L'injustice est d'autant plus inexcusable que la Commis- : :
sion scolaire n’a pas de local suffisant: même pour les’
‘ enfants protestants. Quël.embarras ce serait pour cette Commission des Ecoles, dites Publiques, si à un jour
quelconque, tous les enfants catholiques venaient deman-
Es
, -der chacun un siège dans ces écoles, au maintien: desquelles leurs parents sont forcés de contribuer.
L'ignorance de la position financière, faite -aux Ecoles | Catholiques, peut senle expliquer comment les nobles Lords du Comité Judiciaire ont pu laisser glisser dans ‘ leur jugément l’amer sarcasme que Leurs “Seigheuries emploient (à leur insu, sans doute.) lorsqu'ils disent : ** Dans ce cas, les Catholiques Romains ont été mis dans . “une position plus avantageuse que les Protestants.”
LES AMIS DES ECOLES PUBLIQUES —La pensée de sécularisér complètement l’enseignement primaire a renvontré tant d'opposition, en 1890, que le Gouvernement a dû modifier som projet de loi ; il s’est contenté d'aholir les Ecoles Catholiques, laissant aux Protestants ce qu'ils avaient eux-mêmes adopté -et prescrit comme “un SYS- ‘tème d’Instruction Religieuse accepté par toutes les ‘ Dénominations Protestantes."
Les partisans de la sécularisation se plaignent du
° caractère confessionnel! maintenu dans: les Ecoles, ils en
voudraient voir bannir les formules de prières, la lecture : de la Bible‘et tous les moyens religieux “à être emn- ‘ ployées,” selon le progrämme d'enseignement suivi dans les nouvelles écoles comme dans les anciennes. La ‘sécularisation trouve bien des ‘partisans dans certaines classes de citoyens, maïs la masse du clergé protestant la regarde conime ce:qu'’il y'a de. plus danger eux après les enseignements de l'Eglise Catholique. Ces Révérends Messieurs acceptent même avec enthousiasme la loi
actuelle, parce qu’elle-repousse la doctrine catholique
d’abord, et qu’elle rejette ensuite la sécularisation com- * plète, n'étant, en réalité, quela continuation des Ecoles Protestantes, telles que le clersé.et les laïques des différentes dénominations les avaient: faites par la Segiôn Protestante du Bureau d'Education. |
‘Il est bien difficile de se figurer toùt ce qui s'est pu-. blié dans la présse, tout ce qui s'est dit dans les assemblées politiques et religieuses pour prouver, indirectement quelquefois, mais “toujours d’une manière évidente, que 7. la question scolaire à Manitoba est purement. et simple:
..ment..une question- religieuse. Je-n’entréprendrai pas
de faire des citations, il “Faudrait un bien.gros volume pour reproduire ce qui s'est dit froidement ° ou. d'une
manière convenable, mais il faudrait plusieurs gros. volumes pour reproduire les violences de langage, les aceusations et insinuations de tous genres contre ce fantome,
qu'on habille et bourre à sa facon, 'et que par stupidité .
ou par malice -on nomme ‘‘ the Romish Church."
Au milieu de ce fatras grossier et stupide, quand quelqu'un, capable de séntiments désintéressés et. justes, a cru devoir élever la voix pour faire appel au sens commun et aux couvenances les plus élémentaires, que n’a-ton pas dit ou écrit-contre lui? C'était un J'udas, un traître à la cause protestante, un vendu. à Rome. “ à l’Arche- “ vêque, à la hiérarchie, ”.et autres aménités du genre.
Je demande pardon au lecteur. de faire ‘nné allusion, mème passagère, à toutes ces tristes choses, mais.je ne le
LE
‘à fortifier le sentiment d'annexion ? aux Etats-Unis.
Le Révérend Peter Wright “a eu beaucoup de plaisir
“en secondant et supportant cordialement et avec joie les :
“ résolutions. Ces. dernières, ne° tisent pas du tont à
“ mettre de côté aucun des exercices religieux existants ;.
‘ si elles visaient à cela, ils ne les seconderaïent pas...
--“ N'engagez que .des chrétiens comme instituteurs et
“institutrices. Il y des exceptions, mais comme classe,
“ il n'y a personne pour qui il ait un plus grand respect
“ que pour les maitres d'écoles ; et il se passe à peine un
“ dimanche que du haut de sagÿibune .(Pulpit) il ne les
. “ remercie pour lès services qui lui sont rendus dans son “ ministère ecclésiastique, par les instituteurs chrétiens.” Le Rév. I. Fringle parle à son tour: ‘ Il regarde les
“ écoles sépaTées (Catholiques) comme un malheur (curse)
La “pour toute province ou ville. Il est heureux qu'on ne { *“ soit pas laissé à l'alternative de choïsir entre les écoles à
.* séparées ou neutres {secular); si nous l'étions, il se jet-
7 terait de toutes ses forces du côté des écoles neutres.”
Le Rév. Principal King s’opposa aux quatre dernières résolutions du Dr: Robertson “ parce que, dit-il, c'était “ une erreur d'amener de pareilles questions devant leur “ Cour Ecclésiastique, pour faire de leur bien-aimé Sy- “node un instrument entre les mains de.quelque parti’ “ politique.” Le Vénérable Docteur dit aussi: ‘“ qu'il ne “ pouvait pas partager le sentiment d’un des préopinants,
, ‘ prétendant reléguer la religion exclusivement dans l'é- “glise et la famille” I].propose donc un amendement aux résolutions du Dr Robertson les répudiant tontes,
- excepté la première dout voici la teneur : ‘* Que ce Sy- “ node, fidèle à la position prise dans des assemblées .Sy- : “ nodales antérieures, en faveur des écoles nationales éta- “ blies-dans le Manitoba en 1890, désire “exprimer la con- ‘ tinuation de son anxiété pour leur établissement com-' “ plet dans tous les territoires dépendant de ce Synode.” - La. prôposition ainsi exprimée fut adoptée. Le Rér. Principal King fit alors une autre proposition que secon- . da le Rév. P. Wright ef elle dit : » * Que ce Synode, conformément à la décision de l'assemblée générale de 1889, ‘au sujet de l'instruction religieuse dans les’écoles pu- | ‘ bliques s'oppose énergiquement à tout.changement . , .… dans les ‘lois actuelles de la Province de Manitoba. Il: . “est. d'opinon que la. diminution des exercices relit “gieux...….. serait à la fois un-outrage-à—Dieu-et-um % “dommage aux intérêts de l'Etat” La résolution fut adoptée. Lo ni ei L :
3h J'âvoue-ne rien compreridré aü Jangage ordinaire, si Le - toutes ces asseïtions du Synode presbytérien ne veulent , r pas dire: (1.) Qu'il faut ayant tout combattre les’ Ecoles
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‘ Catholiques : (2 2) Qu'il faut aussi s' opposer aux écoles ‘neutres; (3) Qu'il faut travailler énergiquement atl . maintien des écoles actuelles et à la continuation de cequ'elles ont de religieux, ou en d'autres termes et suivant -ma proposition que-les-Ecoles-Publiques- actuelles sont la‘continuation des Ecoles Protestantes de l'Ancien Ré ___gime. Le Vénérable Dr King lni-même assimile sur ce . sujet la position du Synode; en189%, à celle de l’assem-
“blée générale de 1889. :
=. Ün des membres du Synode, craignant qu'on ne se trompât sur la portée des résolutions “de”son confrère et qu'on neles considérât - ‘comme favorables- -à la séculari-
‘ les exercice ée ver que le Srnode devait: pendre aie D Dan Fe CE décidée, le. révérend- discoureur fit luire aux regards de
diciaire d'oser reproduire les paroles d'an des ne Pr champions des E coles-Publiques—En-plein-Synode-de—— son église, le. Révd Dr Bryce crut poñvoir dire Ce Es suit:
- 7 “L'ACTION DU CORPS DES PRESBYTÉRIENS, REPRÉ- ‘ SENTANT LA DÉNOMINATION LA PLUS FORTE DU NORD- “ OUEST, -EN SE DÉCLARANT POUR LES-Écores NaTio- “NALES DANS DEUX OCCASIONS PRÉCÉDENTES. ET EN EN- LR VOYANT CETTE DÉCLARATION AU CONSEIÉ PRIVÉ, À EU