UN EFFET TÉPORTANT SUR LA DÉCISION QUI À ÉTÉ REN
se DUE. 3 - LEE 222222 Si cette affirmation donnée dans des circonstances si ‘solennelles, est vraie, les annales-judiciaires de l'Angleterre auront: à enregistrer que le plus haut tribunal de L'Empire, sous la.pression de la déclaration d’un Synode __
777 Presbytérien, a rendu une. décision contraire aux-intérêts
sacrés de l'éducation parmi les Catholiques.
Un Synode Angtican-se-réunit à Wibnipes-te=H-jan vier 1893, sous la présidence du-Lord Bishop of; Rupert's Land, qui prononça le discours d'ouverture, et traita lon- . guement de l’enseignement religieux dans les écoles pri-
maires. L'assemblée était composée de 123 membres, .
" l'élite du Clergé et des laïques de l'Eglise d'Angleterre. Sa Seigneurie s'inspira de réflexions, d'arguments et de -__ motifs que l'on trouve dans tous les auteurs Catholiques, le tout appuyé sur des statistiques. Voici quelqués-uns oo : des traits de cette haraugue : * La connaissance de l’ex- >» “ cinsion de }’ enseignement religieux fait que la religion
| “‘elle- mème est considérée comme quelque chose d' extra
‘ et de superfin.”—"* Les efforts faits pour donner. l'édu- . “— . “cation religieuse, indépendamment de l'école, n ont ù « Poe réussi.” —" Bien peu de parènts sont en état
“ donuer à leurs enfants, avec quelque méthode, üne “instruction religieuse, et ceci dans les familles où le‘
“ besoin s’en fait le plus sentir.” L'éducation pure-
“ ent laique est accompagnée d' ux abaissement dans le
‘“ ton et le caractère de la jeunesse.” En parlant ‘ de ce
7 “ qui arriverait en Angleterre, si l'on cessait de donner ‘ .,- “aux écoles confessionnelles l'assistance qu'elles reçoiré vent, Sa Seigneurie décrit en même temps ce qui se
-., passe, à:Manitoba : “ plusieurs écoles seraient fermées,
- “plusiéurs autres ne pourraient donner qu'un . degré ne ‘inférieur d'instruction, et cependant, il resterait encore
‘ assez, d'écoles pour que le système de sécularisation du TF “. Gouvernement qui pourrait s'appeler national, ne le
“ serait: que de nom et non pas en réalité.”
Comme je l'ai dit plus haut, le Métropolitain de Rupert's Land, après avoir été pendant 19 ans président de la Section protestante du Bureau d'Education, est depuis président du Bureau des Aviseurs des Ecoles Publiques {Advisory Board), et par conséquent, parfaitement en état d'apprécier la vâleur des exercices religieux orescrits par chacun des deux Bureaux; et voici comment
, ile Lorà Bishop les énumère : “Il.y a uné courte prière
‘ qui se termine par l'Oraison Dôminicale.….…. il y a la
. lecture d'un passagé de la Bible, puis daus l'en- :® seignement de la “morale, il y a les Dix Commande- . MENTS re. sans doute ces choses ne sont-pas petites . —"* en -ellës-mêmes, mais elles sont doublement impor- :
“ tituteur, un degré de-liberté-daûs l’énseignement.” Sa Seigneurie convaît la valeur de ce qu’Elle a choisi , et. prescrit pour l'eñiseignement des enfants protestants
tantes, parce qu'elles assurent par elles-mêmes à l'ins- :.
sx —2—
en général et ceux de son' Eglise en pärticulier, et Elle
dit : ” Les instituteurs qui méconnaissent ces exercices, “ peurent difficilement . réaliser leur. position comme
“ Chrétiens.”
- De toutes ces théories, la conclusion tirée par le Président du Synode Anglican, est celle-ci: “ Je pense que “ le Synode ferait bien. de passer une résélution expri-
“ mant l’espoir qu’on ne dérangerä en rien les exerçices- “ religieux qui se font aujourd’ hui'dans les écoles.”
Le. discours du Métropolitain fut accueilli très favorablement et le comité chargé d'en faire l'appréciation fit un rapport dans lequel on remarque les passages suivants : : “(2.) Résolu que tandis que: le Synode Yerrait
‘avec plaisir-dans ños écoles un enseignement religienx fe “ plus complet que celui qui prévaut “maintenant, îles.
‘ père que tous les efforts possibles seront mis en usage, ‘tant par les autorités scolaires que par le public chré- “ tien en général, .pour rendre les règlements actuels sur “ le sujet, aussi étendus que possible dans leur action et ‘ leur efficacité-”' °
. “{8.)...... . Le Synode : s'engage à résister de toutes ‘ ses forces à toute teutativ e de séculariser nos écoles pu:. e « Diane”
Le Rév. Chanoïne O'Méära en proposant l'adoption des clauses du rapport sur l'éducation religieuse rappela au Synode que c’est par suite de la position. prise-en 1890 “ «par le Bishop et le Rév: Dr King de l'Eglise Presbyté-
‘rienne que l'intention d'impôser au pays un système ‘entièrement sans Dieu fut changée.”
Le Rérv. I H. Walton, en secondant cette motion'dit : “ Que dans l'intérêt des ‘enfants, de l'E Etat et de l'Eglise, “ l'éducation ne doit pas être sécu larisée.”” |
Le Métropolitain reconnait ensuife que “quand. -on à
“ abandonné les éoles -paroissiales (Anglicanes), il ne :
“ semblait pas y avoir de doute que l’on aurait'une cer-
‘“ taine quantité d'instruction. rebgiense dans les écoles."
Il est donc évident que” Srnodé Ariglican (1), repousse les écoles neutres Parely secular) comme dange-
” reuses à tous les points de vne;(2),qu'au-contraire il
reconnait la nécessité absolue de l'instruction religieuse dans les écoles : (3), qu'il affirme que les Anglicans n'ont abandonné leurs écoles de paroisse que dans la- pensée
# ? ” oo "+
Aie ‘ — "80 ——
que les écoles publiques continueraient à donner l'in-
struction religieuse; (4), que le Synode reconnait que de -
‘fait les ecoles publiques ont des exercices religieux ‘ qui ‘ ne sont pas peu de chose en eux-mêmes mais qui sont’ ‘ : doublement importants parce qu ‘ils assurent par eux- ‘ mêmes à l'instituteur un degré de- liberté daus ses enseignements.”
(5 .) Le Synode-s'engage à résister à toute tentative tendant à diminuer l'instruction religieusé donnée dans les écoles publiques.
M. Mulock, un des membres du Synode, ajoute .
même :: Qu'aussitôt que les dénominations Protes- ° # fantes se seraient entendues sur ce qu elles désirent, le “ Gouvernement serait prêt à agir.’ ; -