SCHOOL POPULATION
—— — —————|| REMARQUES Mises EN REGARD DU Total TABLEAU SANS EN FAIRE Le S x PARTIE, Year School Number of Population. Pupils Registered.
eo 5
17 117 gesss Ci CEE 1871 sono deoon voosso se 817 ER ER ESS 1881 7,000 4,919 Sn ET FEE 188? 9,641 6,97? 22523 SO Giètse 1883 12,345 10,831 2e see PERTE 1884 14,129 11,108 EMTIE SELRÉ ES »
ISS5 15,850 13,074 529 cp SSTS 35 1886 16,834 15,926 APTE D EELIFE 1887 17,600 16,940 ÉPERES MÉDLET 1888 18,850 18,000 EE CE grsse.s 1889 21,47 18,538 ER HÉFEEE
1890 25,077 23,296 Ces chiffres n'indi- Point d'enfants Ca- ( 9Q 67 99 Q7 quent que des en- | tholiques dans ces 1891 28,018 23,871 fants Protestauts, chiffres,
Si le Département de l'Education avait en vue de prouver que les Ecoles qu'il dirige ne sont que la conti-
nuation des Ecoles .Protestantes d'autrefois, il ne pouvait employer d’argument plus concluant que celui qui ressort des chiffres qu’il a mis dans le tableau précédent. Autrefois, les écoles établies par la loi étaient toutes publiques, les Ecoles Catholiques comme les Protestantes et vice versa—Les recensements faits sous serment par cha:cune des deux sections étaient des documents officiels qui sont tous dans les bureaux du Gouvernement. Comment l'administration des écoles publiques d'aujourd'hui, qui se disent ‘ nationales,” peut-elle mettre de côté toute la population scolaire Catholique, pour ne tenir compte que des enfants Protestants et cela, dans des statistiqnes que l'on fait remonter à 1871, alors que les enfants Catholiques étaient les plus nombreux. Pourquoi ces deux poids et ces deux mesures qui font que les uns ne comptent pour rien et que les autres comptent pour le tout ?
CONTRIBUABLES.— Avant 1890 les Ecoles Publiques de Manitoba non-Catholiques étaient Protestantes de nom comme de fait ; aujourd’hui, quoique ces écoles soient de fait les mêmes, elles ont néanmoins perdu leur nom. C’est un sacrifice sans doute, mais un sacrifice que la loi s'est efforcé d’adoucir en statuant que s’il y a une Ecole Catholique dans le même arrondissement, tout ce que possède cette école Catholique deviendra la propriété de l'Ecole Protestante, qui se nommera Ecole Publique et qui touchera le produit des taxes scolaires des Catholiques comme des Protestants. Puis, il ne faut par perdre la chose de vue, ces dispositions de la loi étaient applicables dans le même sens, lors même qu’il n’y aurait eu dans un district qu’une seule école de dix enfants Protestants et plusieurs écoles de centaines d'enfants Catholiques. Oui, aux termes de la loi, dans ce cas, la Commission Scolaire chargée de ces centaines d’enfants Catholiques disparaissait pour faire place à la Commission nommée par les parents des dix enfants Protestants. La nouvelle loi, tout en permettant aux Ecoles Protestantes de continuer à se développer et à prospérer, est si préjudiciable aux Ecoles Catholiques, que déjà plusieurs sont fermées ; d’autres sont à la veille de subir le même sort, tandis que toutes ne se maintiennent qu’au prix des plus grandes difficultés. Je ne citerai que l'exemple de Win-
sion
La ntes judisont sort, plus Win-
nipeg. Les Catholiques ont dans cette ville cinq établissements d'éducation, fréquentés par plus de cinq cents enfants. Sous les Anciennes Lois il y avait une Commission Scolaire pour les Cathqliques et une pour les Protestants. Les limites des deux arrondissements n'étaient pas les mêmes, néanmoins le Procureur Général de 1890 décida que la Commission Catholique devait disparaitre. Cette décision entrainait la confiscation de tous les établissements de la Commission Catholique, en faveur de la Commission Protestante. Heureusement que ces établissements étaient au nom de corporations, que la loi scolaire ne pouvait pas atteindre et les enfants Catholiques restèrent où ils étaient, mais il est une chose que le, décision du Procureur Général ne pouvait pas manquer d'atteindre, ce sont les taxes imposées sur les Catholiques. Depuis trois ans ces taxes, au lieu de bénéficier à ceux qui les payent, tombent dans le coffre des Ecoles Protestantes, lorsque pourtant, ces Ecoles n'ouvrent pas leurs portes à cinq enfants Catholiques. Les écoles catholiques de Winnipeg, privées des taxes de ceux en faveur desquels elles sont établies, privées de toute participation à leur légitime part de l'octroi légistatif ne se soutiennent, que par le sacrifice de ceux qni les aident et les privations de ceux et celles qui y enseignent.
J'ai vu naître et grandir l’importante ville de Winnipeg. De tous temps, j'ai été frappé de la générosité qui caractérise ses habitants. Il est surabondamment prouvé que Winnipeg est une ville généreuse. Comment se fait-il qu'elle soit }# théâtre d’une injuste mesquinerie, comme celle dont la rend coupable la manière dont les Ecoles Catholiques sont traitées dans son enceinte ? Je sais que plusieurs des citoyens les plus marquants rougissent de honte, en voyant qu'on prend l'argent des Catholiques, même les plus pauvres, pour aider à instruire les enfants des Protestants, même les plus riches. Malheureusement, ce sentiment n’a pas encore gagné la masse des citoyens, et la mesquine injustice se prolonge. L'injustice est d'autant plus inexcusable que la Commission scolaire n’a pas de local suffisant même pour les enfants protestants. Quel embarras ce serait pour cette Commission des Ecoles, dites Publiques, si à un jour quelconque, tous les enfants catholiques venaient deman-
dus Ode
der chacun un siège dans ces écoles, au maintien desquelles leurs parents sont forcés de contribuer.
L'ignorance de la position financière, faite aux Ecoles Catholiques, peut senle expliquer comment les nobles Lords du Comité Judiciaire ont pu laisser glisser dans leur jugement l’amer sarcasme que Leurs Seigneuries emploient (à leur insu, sans doute,) lorsqu'ils disent : ‘ Dans ce cas, les Catholiques Romains ont été mis dans ‘une position plus avantageuse que les Protestants.”
LES AMIS DES ECOLES PUBLIQUES —La pensée de séculariser complètement l’enseignement primaire a rencontré tant d'opposition, en 1890, que le Gouvernement a dû modifier son projet de loi ; il s’est contenté d’aholir les Ecoles Catholiques, laissant aux Protestants ce qu'ils avaient eux-mêmes adopté et prescrit comme ‘ un sys- ‘‘tème d'Instruction Religieuse accepté par toutes les ‘* Dénominations Protestantes.”
Les partisans de la sécularisation se plaignent du caractère confessionnel maintenu dans les Ecoles, ils en voudraient voir bannir les formules de prières, la lecture de la Bible et tous les moyens ‘religieux ‘“ à être em- “-ployées,”” selon le programme d'enseignement suivi dans les nouvelles écoles comme dans les anciennes. La sécularisation trouve bien des partisans dans certaines classes de citoyens, mais la masse du clergé protestant la regarde comme ce qu'il y a de plus dangereux après les enseignements de l'Eglise Catholique. Ces Révérends Messieurs acceptent même avec enthousiasme la loi actuelle, parce qu'elle repousse la doctrine catholique d’abord, et qu'elle rejette ensuite la sécularisation complète, n'étant, on réalité, que la continuation des Ecoles Protestantes, telles que le clergé et les laïques des différentes dénominations les avaient faites par la Section Protestante du Bureau d'Education.
Il est bien difficile de se figurer tout ce qui s'est publié dans la presse, tout ce qui s’est dit dans les assemblées politiques et religieuses pour prouver, indirectement quelquefois, mais toujours d’une manière évidente, que la question scolaire à Manitoba est purement et simplement une question religieuse. Je n’entreprendrai pas de faire des citations, il faudrait un bien gros volume pour reproduire ce qui s’est dit froidement ou d'une
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Au milieu de ce fatras grossier et stupide, quand quelqu'un, capable de sentiments désintéressés et justes, a cru devoir élever la voix pour faire appel au sens commun et aux convenances les plus élémentaires, que n'a-ton pas dit ou écrit contre lui? C'était un Judas, un traitre à la cause protestante, un vendu à Rome, ‘ à l’Arche- ‘ vêque, à la hiérarchie,” et autres aménités du genre.
Je demande pardon au lecteur de faire une allusion, même passagère, à toutes ces tristes choses, mais je ne le fais que pour arriver à poser la question suit ante :
Pourquoi se faire si aveuglément sectaire, en défendant un système d'écoles, si ce n’est parce que ce système est sectaire lui-même. en pratique et en réalité? Pourquoi tous ces appels au fanatisme chauffé à blanc, à temps, à contre-temps, partout et sans cesse, si ce n'est parce que les écoles que l’on défend sont bien ce que l’on prétend qu’elles ne sont pas, des Ecoles Protestantes ?
Assez sur ce triste côté de la question ; il me-reste à prouver que les Ecoles Publiques de Manitoba ont eu, avant comme après, la décision du Conseil Privé, l'approbation officielle et le support des dénominations religieuses qui avaient le plus contribué à modeler les Ecoles Protestantes sous l'Ancien Régime.
Les Presbytériens se réunirent en Synode à Winnipeg, le 22 novembre 1892. La question des écoles publiques fut de nouveau discutée longuement. Le Révérend Dr Robertson proposa une série de résolution politico-religieuses qu'il appuya par un discours de même nature, prétendant entre autres choses qu'un système d'écoles séparées (lisez écoles Catholiques) pouvait ‘“ tendre à fortifier le sentiment d'annexion ” aux Etats-Unis.
Le Révérend Peter Wright “a eu beaucoup de plaisir en secondant et supportant cordialement et avec joie les résolutions. Ces dernières ne visent pas du tout à mettre de côté aucun des exercices religieux existants ; si elles visaient à cela, ils ne les seconderaient pas... N'engagez que des chrétiens comme instituteurs et
‘“institutrices. J1 y des exceptions, mais comme classe, il n’y a personne pour qui il ait un plus grand respect que pour les maitres d'écoles; et il se passe à peine un dimanche que du haut de sa tribune (Pulpit) il ne les remercie pour les services qui lui sont rendus dans son ministère ecclésiastique, par les instituteurs chrétiens.”
Le Rév. I. Fringle parle à son tour : ‘ Il regarde les écoles séparées (Catholiques) comme un malheur (curse) pour toute province ou ville. Il est heureux qu’on ne soit pas laissé à l'alternative de choisir entre les écoles séparées ou neutres (secular); si nous l’étions, il se jet-
‘ terait de toutes ses forces du côté des écoles neutres.”
Le Rév. Principal King s’opposa aux quatre dernières
résolutions du Dr Robertson “ parce que, dit-il, c'était
“une erreur d'amener de pareilles questions devant leur
“ Cour Ecclésiastique, pour faire de leur bien-aimé Sy-
“node un instrument entre les mains de quelque parti
“ politique.” Le Vénérable Docteur dit aussi: ‘qu'il ne
“ pouvait pas partager le sentiment d’un des préopinants, “ prétendant reléguer la religion exclusivement dans l'égiise et la famille.” Il propose donc un amendement
aux résolutions du Dr Robertson les répudiant tontes, excepté la première dont voici la teneur : ‘ Que ce Sy- “ node, fidèle à la position prise dans des assemblées Sy- ‘“ nodales antérieures, en faveur des écoles nationales éta- “ blies dans le Manitoba en 1890, désire exprimer la con- ‘ tinuation de son anxiété pour leur établissement com- “ plet dans tous les territoires dépendant de ce Synode.” La proposition ainsi exprimée fut adoptèe. Le Ré. Principal King fit alors une autre proposition que seconda le Rév. P. Wright et elle dit: “ Que ce Synode, con- ‘ formément à la décision de l'assemblée générale de 1889, “au sujet de l'instruction religieuse dans les écoles pu- “bliques s'oppose énergiquement à tout changement ‘ dans les lois actuelles de :a Province de Manitoba. Il est d'opinon que ja diminution des exercices religleux.…… serait à la fois un outrage à Dieu et un dommage aux intérêts de l'Etat.” La résolution fut adoptée.
J'avoue ne rien comprendre au langage ordinaire, si toutes ces assertions du Synode presbytérien ne veulent pas dire: (1.) Qu'il faut avant tout combattre les Ecoles
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Catholiques ; (2.) Qu'il faut aussi s'opposer aux écoles neutres; (3) Qu'il faut travailler énergiquement au maintien des écoles actuelles et à la continuation de ce qu'elles ont de religieux, ou en d’autres termes et suivant ma proposition, que les Ecoles Publiques actuelles sont la continuation des Ecoles Protestantes de l'Ancien R£ gime. Le Vénérable Dr King lui-même assimile sur ce sujet la position du Synode, en 1892, à celle de l’assemblée générale de 1889.
Un des membres du Synode, craignant qu'on ne se trompât sur la portée des résolutions de son confrère et qu'on ne les considérât ‘comme favorables à la séculari- “ sation, ce qui n’est pas le cas lut, dans l’Acte “ des Ecoles Publiques, toutes les clauses qui assurent ‘ les exercices religieux dans les écoles.” Et pour prouver que le Synode devait prendre une position ferme et décidée, le révérend discoureur fit luire aux re 1rds de l'assemblée une perle précieuse de la plus belle vau sectaire. C’est à n’y pas croire, mais la chose se dit en plein Synode et n’est contredite par personne.
Je demande pardon aux nobles Lords du Comité Judiciaire d’oser reproduire les paroles d'un des plus zélés champions des Ecoles Publiques. En plein Synode de son église, le Révd Dr Bryce crut pouvoir dire ce qui suit :
“ L'ACTION DU CoRPs DES PRESBYTÉRIENS, REPRÉ- * SENTANT LA DÉNOMINATION LA PLUS FORTE DU NORD- ‘ OUEST, EN SE DÉCLARANT POUR LES ECOLES NATIo- ‘ NALES DANS DEUX OCCASIONS PRÉCÉDENTES. ET EN EN- ‘ VOYANT CETTE DÉCLARATION AU CONSEIL PRIVÉ, A EU ‘{ UN EFFET IMPORTANT SUR LA DÉCISION QUI A ÉTÉ REN- “ DUE.”
Si cette affirmation donnée dans des circonstances si solennelles, est vraie, les annales judiciaires de l’Angleterre auront à enregistrer que le plus haut tribunal de l'Empire, sous la pression de la déclaration d'un Nynode Presbytérien, a rendu une décision contraire aux intérêts sacrés de l’éducation parmi les Catholiques.
Un Synode Anglican se réunit à Winnipeg le 11 janvier 1893, sous la présidence du Lord Bishop of Rupert's Land, qui prononça le discours d'ouverture, et traita longuement de l’enseignement religieux dans les écoles pri-
maires. L'assemblée était composée de 123 membres, élite du Clergé et des laïques de l'Eglise d'Angleterre. Sa Seigneurie s'inspira de réflexions, d'arguments et de motifs que l’on trouve dans tous les auteurs Catholiques, le tout appuyé sur des statistiques. Voici quelques-uns des traits de cette harangue : ‘ La connaissance de l’ex- “ clusion de l’enseignement religieux fait que la religion “ elle-même est considérée comme quelque chose d’'extra ‘et de superflu.”—‘ Les efforts faits pour donner l'éducation religieuse, indépendamment d2 l’école, n'ont point réussi.” —" Bien peu de parents sont en état de ‘ donner à leurs enfants, avec quelque méthode, une ‘instruction religieuse, et ceci dans les familles où le besoin s’en fait le plus sentir.”-—"* L'éducation purement laïque est accompagnée d’un abaissement dans le ton et le caractère de la jeunesse.” En parlant ‘‘ de ce qui arriverait en Angleterre, si l’on cessait de donner aux écoles confessionnelles l'assistance qu'elles reçoivent,” Wa Seigneurie décrit en même temps ce qui se passe à Manitoba: ‘plusieurs écoles seraient fermées, “ plusieurs autres ne pourraient donner qu'un degré “ inférieur d'instruction, et cependant, il resterait encore ‘* assez d'écoles pour que le système de sécularisation du “ Gouvernement qui pourrait s'appeler national, ne le “ serait que de nom et non pas en réalité.”
Comme je l'ai dit plus haut, le Métropolitain de Rupert's Land, après avoir été pendant 19 ans président
de la Section protestante du Bureau d'Education, est
depuis président du Bureau des Aviseurs des Ecoles Publiques (Advisory Board), et par conséquent, parfaitement en état d'apprécier la valeur des exercices religieux prescrits par chacun des deux Bureaux, et voici comment le Lord Bishop les énumère : “Il y a une courte prière ‘ qui se termine par l'Oraison Dominicale…...….. il y a la * lecture d’un passage de la Bible, puis ....….. dans l’enseignement de la morale, il y a les Dix Commandements... sans doute ces choses ne sont pas petites en elles-mêmes, mais elles sont doublement importantes, parce qu’elles assurent par elles-mêmes à l’instituteur, un degré de liberté dans l’enseignement ”
Sa Seigneurie connaît la valeur de ce qu’Elle a choisi et prescrit pour l'enseignement des enfants protestants
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en général, et ceux de son Eglise en particulier, et Elle dit : * Les irstituteurs qui mévconnaissent ces exercices, ‘“ peuvent ditficilement réaliser leur position comme ‘ Chrétiens.”
De toutes ces théories, la conclusion tirée par le Président du Synode Anglican, est celle-ci: “ Je pense que “ Je Synode ferait bien de passer une résolution expri- “ mant l'espoir qu’on ne dérangera en rien les exercices “religieux ui se font aujourd'hui dans les écoles.”
Le discours du Métropolitain fut accueilli très favorablement et le comité chargé d'en faire l'appréciation fit un rapport dans lequel on remarque les passages suivants: ‘“(2.) Résolu que tandis que le Synode verrait “avec plaisir dans nos écoles un enseignement religieux “ plus complet que celui qui prévaut maintenant, il es- “ père que tous les efforts possibles seront mis en usage, ‘“ tant par les autorités scolaires que par le public chré- ‘ tien en général, pour rendre les règlements actuels sur “ le sujet, aussi étendus que possible dans leur action et ‘ leur efficacité.”
“(3.)........ Le Synode s'engage à résister de toutes “ ses forces à toute tentative de séculariser nos écoles pu- .“ bliques.” |
Le Ré. Chanoine O’Meara, en proposant l'adoption des clauses du rapport sur l'éducation religieuse rappela au Synode que c’est par suite de la position prise en 1890 “ par le Bishop et le Rév. Dr King de l'Eglise Presbyté- ‘‘ rienne que l'intention d'imposer au pays un système ‘‘ entièrement sans Dieu fut changée.”
Le Rév. I. H. Walton, en secondant cette mot'on dit: “ Que dans l'intérêt des enfants, de l'Etat et de l'Eglise, ‘“ l'éducation ne doit pas être sécularisée.”
Le Métropolitain reconnait ensuite que “ quand on a abandonné les évoles paroissiales (Anglicanes), il ne “ semblait pas y avoir de doute que l’on aurait une cer- ‘ taine quantité d'instruction religieuse dans les écoles.”
Il est donc évident que le Synode Anglican (1), repousse les écoles neutres (Purely secular) comme dangereuses à tous les points de vue; (2), qu’au contraire il reconnait la nécessité absolue de l'instruction religieuse dans les écoles ; (3), qu'il affirme que les Anglicans n'ont abandonné leurs ébelé de paroisse que dans la pensée
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que les écoles publiques continueraient à donner l'instruction religieuse; (4), que le Synode reconnait que de fait les ecoles publiques ont des exercices religieux ‘‘ qui ‘“ ne sont pas peu de chose en eux-mêmes mais qui sont ‘“ doublement importants parce qu'ils assurent par eux- ‘“ mêmes à l’instituteur un degré de liberté dans ses en- ‘ seiognements.”
(5.) Le Synode s'engage à résister à toute tentative tendant à diminuer l'instruction religieuse donnée dans les écoles publiques.
M. Mulock, un des membres du Synode, ajoute même: ‘ Qu'aussitôt que les dénominations Protes- “ tantes se seraient entendues sur ce qu’elles désirent, le ‘“ Gouvernement serait prêt à agir.”