‹ Les écoles du nord-ouestChapitre 45 sur 62 · AMENDEMENT DE M. LAMONT, DÉPUTÉ DE LA · texte numérisé non relu

AMENDEMENT DE M. LAMONT, DÉPUTÉ DE LA

SASKATC H EWAN

Que les mots suivants soient ajoutés à la sous-section 1 ; “ou respectivement à l’instruction religieuse dans toute école publique ou séparée, tel que pourvu dans lesdites ordonnances”. (1)

Par cet amendement 0n garantit aux écoles de la majorité de tout district le droit à une demi-heure d’instruction religieuse.

Voilà donc 740 à 750 écoles catholiques qui peuvent devenir protestantes de 9 h. du matin à 3 h. 30 de P après-midi, et qui pourront être catholiques de trois heures et demi à quatre heures, temps où se prend la récréation et seul temps où peut sic donner 1 ’ enseignement du français. Ivcs députés catholiques, nécessairement, ont voté pour cet amendement.

Monjorge, dans le “Nationaliste”, a commenté ainsi cet amendement:

M. Lamont, député de la Saskatchewan, à la demande du gouvernement qui n’oisait le faire lui-même, a présenté un amendement à la clause 16, ayant pour but de garantir une demi-heure d’instruction religieuse aux écoles de la majorité.

Depuis ce temps, la presse ministérielle s’époumonne à répéter que le point visé par M. Bourassa est complètement couvert et qu’il n’y a plus lieu de s’alarmer pour les cent cinquante écoles catholiques abandonnées par la proposition Sifton.

En réalité, il n’en est rien: et cet amendement, ton en lui-même, proposé de bonne foi, je le veux bien, n’aura d’autre effet que d’embrouiller un peu plus la question, sans avantage certain pour les catholiques de l’Ouest.

Cet amendement, que j’annonçais dans le “Nationaliste” il y a trois semaines, est le résultat des efforts combiné*3 du premier ministre et du ministre de la justice, après que M. Bourassa eut signalé l'odieuse portée et toute l’étendue de l’ultimatum imposé par Sifton.

D’après la loi que le gouvernement v lent de voter, le droit à la séparation est garanti aux neuf écoles des minorités catholiques et partout dans les districts scolaires les commissaires de la majorité auront le droit de décider quel enseignement religieux sera donné dans l’école publique.

La législature n’aura pas le droit d’intervenir.

Ce qui saute aux yeux en regardant la clause de la loi, c’est que là où les catholiques seront la majorité du district, ils n’auront pas le droit d’avoir une école catholique ; bien plus, cette école, si le ministre de l’instruction le décrète ainsi, cette école, depuis neuf heures du matin jusqu’à trois heures et demie de l’après-midi, peut être neutre ou protestante.

Et il est bon de se rappeler encore une fois que la demi-heure consacrée à V instruction religieuse se prend sur la se nie heure où la récréation et renseignement du français peuvent être pris. Main tenant, qu’arriverait-il dans un district où la majorité ne serait ni catholique ni protestante, qu’elle soit grecque, juive ou d’une autre confession?

L’enseignement religieux sera grec, juif ou autre, cela est certain ; mais alors les catholiques ou les protestants auront-ils droit à une école séparée?

(1) Comme l’amendement Lamont a été présenté en comité général, le scrutin n’est pas rapporté. — A. L.

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