LES ORDONNANCES DE
Ce fut le signal de la persécution: la législature de l’Ouest passa une ordonnance détruisant le système de 1875 et de 1885.
Le français était supprimé à la législature, on le supprima à l’école. Le conseil des ministres remplaça le conseil de l’instruction publique, lequel fut maintenu, mais seulement avec voix consultative, le ministre n’étant plus obligé de suivre ses avis. Les comités catholique et protestant furent abolis, et les écoles placées .sous le contrôle exclusif du conseil exécutif.
Le comble fut l’interdiction de l’enseignement religieux dans les écoles confessionnelles ; seulement les commissaires conservaient le
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droit à cet enseignement pendant une demi-heure : entre trois heures et demie et quatre heures. /
Forts de la promesse souveraine de 1870 et de la justice de leur cause, les catholiques pétitionnèrent à Ottawa, demandant le désaveu de ces ordonnances.
Le gouvernement conservateur d’alors refusa le désaveu, et sir John Thompson, alors ministre delà justice, déclara qu’il n’y avait pas besoin de désaveu, que les ORDONNANCES, ETANT CON¬ TRAIRES A L’AUTORITE SOUVERAINE DU PARLEMENT FE¬ DERAL SUR LES TERRITOIRES, ETAIENT NULLES DE PLEIN DROIT.
C’est là aussi l’opinion du ministre de la justice actuel, l’honorable M. Charles Fitzpatrick ( 1 ) . Cependant, permettez-moi de déplorer le triste rôle joué par les conservateurs en 1892. Si le cabinet de sir John A. MacDonald avait alors désavoué ces lois, passées en révolte de l’autorité suzeraine, i,amais nous n’aurions eu de questions des écoles dans l’Ouest et nos frères ne seraient pas aujourd’hui voués pour toujours à la persécution.