‹ Les écoles du nord-ouestChapitre 9 sur 62 · OPINION DE M. FITZPATRICK · texte numérisé non relu

OPINION DE M. FITZPATRICK

Le ministre de la justice, qui, lui, je suis heureux de le dire, n’a jamais cherché à déguiser la vérité sur la triste situation faite, bien malgré lui, à nos coreligionnaires de l’Ouest, disait :

“La première clause 16 rétablissait dans l’Ouest le système des écoles confessionnelles intégrales de la loi de 1875, la seconde clause 16 aura pour but de limiter les droits et privilèges de la minorité à ceux que lui accordent les chapitres 29 et 30 des ordonnances ( 1901 ) ; et d’exclure tous les droits et privilèges garantis à la minorité par la section 11 de la loi des. territoires de 1875 ou par toute autre législation en vigueur dans les territoires relativement à quelque système d’école que ce soit.”

L’opinion du ministre de la justice est, vous le voyez, claire et catégorique.

LOI VOTEE EN 2ème LECTURE.

L’amendement consacrait le triomphe de Sifton et de Fielding, c’est-à-dire de d’élément étroit et fanatique du parti libéral ; mais en vertu de la procédure parlementaire la loi devait subir sa deuxième délibération telle qu’elle avait été présentée, c’est-à-dire sans amendement. C’est dans ce vote que les partis devaient se mesurer pour la première fois.

Les libéraux perdirent un seul député, le neveu de feu Dalton Mc¬ Carthy, l’ancien agitateur du Nord-Ouest : du côté conservateur,

toute la députation de Québec, moins une voix, vota avec les liberaux, ainsi que M. Pringle, député de Cor nwall-Stormont, et M. Thompson, du Youkon, tous deux anglais et protestants.

Bref, la loi sans amendement fut votée à quatre-vingt-une voix de majorité.

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