‹ Les écoles du nord-ouest canadienChapitre 104 sur 127 · À. E. FORGET · texte numérisé non relu

À. E. FORGET

LA LOI RÉPARATRICE ; LETTRE PASTORALE COLLECTIVE DES ÉVÊQUES ; CIRCULAIRE AU CLERGÉ

P. Bernard, dans sa réfutation de L. O. David, se faisait lécho de la conscience publique et des intérêts franco-canadiens méconnus et lésés. Ce qu'il disait avec ordre et méthode, avec une logique implacable et une mordante ironie, d’autres le criaïent en un langage moins stylé, sans doute, mais avec la même sincérité, avec les mêmes alarmes que l'avenir monirera bien fondées. Je ne saurais tout reproduire, ni citer ‘ous les champions d’une cause alors ropula re, qui deviendra demain nationale.

Cependant comme le No:d-Ouest canadien était principalement en cause, il ne sera pas superflu de signaler ici un excellent article paru dans le Courrier du Canada (10 mars 1896), disant

Le dernier numéro du Manitoba nous apporte une excellente appréciation de la loi réparatrice.

Cette appréciation concorde parfailèment avec tout ce que nous avons écrit à ce sujet depuis quelque temps. Nos lecteurs verront, par quelques extraits de cet article, avec quels sentiments no frères manitobains accueillent cette législation qui leur restitue

leurs droits violés 11

1. Nous verrons le lamentable échec de cette loi réparatrice, catasfrophe politique et morale provoquée par la trahison de St W. Laurier ct par la déféton des TU eSTROTqUeS libéraux de la province de Québec, "EF "peñsez-vous que depiis tant d'annces écoulés un élloit légielatif SES fait vers la justice distributive et la liberté des consciences sur le terrain scolaire? Point.

En effet, nous voilà en août 1910 et nous ouvrons les Cloches de Saint-Boniface Que sonnent-elles à nos oreilles? Le dépit des Manitobains

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