‹ Les écoles du nord-ouest canadienChapitre 6 sur 127 · IL — PHASE PREMIÈRE · texte numérisé non relu

IL — PHASE PREMIÈRE

Les écoles d'Assiniboia et du Nord-Ouest depuis leur fondation jusqu'à la cessation de l'autorité de l'honorable compagnie de la Baie d'Hudson.

La période dont il est ici question couvre un peu plus de cinquante années, pendant lesquelles, la cause de l'éducation a fait des progrès ‘qui peuvent paraître bien lents à ceux qui n'ont pas connu le pays à cette époque, mais qui ne peuvent pas manquer de frapper les hommes qui savent les difficuités de tout genre, dont ont été environnés les commencements de la colonie et les retards que ces difficultés ont sapportés à ses développements.

Aux préjugés injustes de quelques-uns, je puis opposer le témoignage de deux hommes éminents, bien connus et tout à Fait désintéressés : L’Honorable James W. Taylor, plus tard Consul Américain à Winnipeg, visita ja colonie e en 1859; le Très Honorable Sir Charles Tupper la visita en "18697 tous deux MON Iépé CUS souvent. que leur plus grande grande surpris surprise, l'excellence de 1 "éducation donnée à dans n nos. Sablésoments de la Rivière-Rouge, même à c époque : reculée ; et cela je le répète au milieu d'obstacles sans nombre, ‘dans une colonie naissante, isolée et éprouvée par des revers multiples.

À cette époque, les écoles étaient toutes confessionnelles.

Les dénominations religieuses les établissaient; les parents

1. Sixièmement, — et sixième période que nous examinerons en soû lieu, TES épis COpAL laborieux et fécond de Mgr Langevin, archevêque de Saint-Boniface, successeur de Mgr Taché, qui réfractaire à toutes vaines concessions, avec ‘un courage et une persévérance qui €n imposa à ses adversaires eux-mêmes, a su défendre les droits de l'Eglise et des familles avec autant d'habileté que de sagesse, réservant intact l'espoir en uh avenir meilleur.

aidaient dans une certaine mesure; dans aucun cas ils n’étaient gênés dans leur liberté d'en faire bénéficier leurs enfants, ils n'étaient nullement tenus de détourner leur aide de ces écoles, pour assister d’autres institutions, auxquelles ils ne pouvaient pas ou ne voudraient pas envoyer leurs enfants, Nos écoles d'alors n. existaient pas de par la loi. D'un autre côté, l'autorité civile ou l'Etat, loin d’enrayer en quelque chose l’action de ces écoles, es, les favorisait et les aidait. C'est pour prouver cette assértion que je: veux examiner l: la. conduite des trois pouvoirs qui ont exercé leur autorité à Sala

a orme

Rouge, pendant la période dont je. m'occupe.

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