DURS RE
Re au Benne d'Etat. ee
"Les requêtes précitées demandaient tout ce qui pouvait être demandé, le désaveu ou toute action et tout remède convenable «et juste.
Les pétitions adressées au Gouverneur-Général en Conseil sont de fait adressées à toute la Législature Canadienne. Le Gouvernement n’est que le Comité Exécutif de la Chambre, à laquelle il est responsable. Il n'est rien sans elle, il lui doit compte non seulement de ses actes, mais bien aussi de ses omissions. Tout membre du Parlement a le droit de connattre les demandes adressées au Conseil Privé; non seulement il a le droit de les connaître, mais aussi celui de les apprécier, d'en presser l'acceptation ou le rejet, suivant ses convictions personnelles. Donc, quand des pétitions s'adressent au Gouverneur-Général en Conseil, "ellés +'ädréssent à tous les représentants du peuple, non seulement collectivement, mais encore individuellement. C'est doc une erreur parlementai-
re de dire que les demandes faites à l'Exécutif ne regardent pas le Chef de J'Opposition ou ceux qui l’appuient. La proposition contradictoire serait vraie. S’il est quelqu'un qui, par position, doit plus que tout autre surveiller les demandes faites au Gouvernement et la manière dont elles sont accueillies par lui, c'est bien le Chef ou quelqu'un des membres de l'Opposition.
Ceci est si vrai, que dans le cas qui nous occupe, à à peine nos pétitions étaient-elles rendues à Ottawa, l'attention des Communes sur ces pétitions fut attirée par
L'HONORABLE EDWARD BLAKE. À. Va
Feb na dr Dé ee Abe mande pa 2
Je prie ceux “qui veulent bien s'occuper du Désaveu des lois d'écoles de Manitoba, de faire une attention spéciale à ce qui va suivre; il y a là quelque chose qui mérite d’autanf plus d'être connu, que son ignorance a jeté bien loin au dehors de la voie que tout homme sincère veut suivre. Pour être plus clair et plus explicite, je dis à ceux qui ignorent ou oublient ce qui s'est passé en Parlement, je leur dis :
Ce n'est pes la minorité de Manitoba, ce n’est pas Mzgr Tu
qui où ésaveu ; Ce SON INUNE par un DATE unanime sur Ta résolution de M. Plate, ont SOIN
le” Désavex Comme TMIPOSSIDIS.
Que l’on veuille bien me comprendre, ce n’est pas ‘un reproche que j'adresse à un de nos hommes publics les plus distingués et les plus généralement estimés; l'Honorable Edward Blake n'a pas besoin de mon témoignage pour que son intelligence hors ligne soit connue et appréciée. L’honnêteté de M. Blake est bien connue, aussi quand il s’est levé en Chambre, je suis convaincu que ce n’était pas pour ajouter une difficulté de plus à la solution des questions qui Venaient de surgir, non plus que pour atténuer en faveur de Sir John A. Macdonald l'immense responsabilité que les
événements imposaient à son Gouvernement. En d’autres termes, M. Blake ne travailla ni contre nos écoles, ni en faveur de Ses adversaires politiques. Îl fut pourtant le premier à se saisir de la question qui nous occupe, il se leva aux Communes pour our proposer la résolution suivante :