‹ Les écoles du nord-ouest canadienChapitre 83 sur 127 · VOS PROVOCATIONS · texte numérisé non relu

VOS PROVOCATIONS

À la fin de votre lettre du 5 juillet, vous me dites : « Je ne vous ai ni provoqué, ni surtout calomnié... J'ai accusé les ministres qui vous ont trompé... Je regrette que vous comptiez, comme vous étant destinés, des coups que je porte à des hommes qui n'ont d'autre souci, en cette affaire des écoles, que d'échapper aux responsabilités qui leur incombent et de se faire un boucher de votre robe épiscopale, »

Je n'ai ni mission, ni désir d'entrer en lutte avec vous ou qui que ce soit pour défendre les ministres, c'est leur affaire; mais permellez-moi d'ajouter que c'est un peu la mienne de me défendre moi-même. Il faut que vous ayez perdu la mémoire de ce que vous avez dit, pour pouvoir écrire : « Je regrette que vous comptiez comme vous étant destinés, des coups que je porte à d'autres, » J'ai pensé que les coups que je vais vous indiquer étaient à mon adresse, je vous en laisse juge vous-même. Vous avez dit en plein parlement : « Mgr Taché à pris l'initiative sur la question des écoles, ce n'est pas ce qu'il à fait de mieux pour sa répufation.. si nous devions faire porter à son prestige épiscopal la responsabilité des déceptions que nous avons éprouvées, ïl en souffrirait considérablement dans l'histoire; Mgr Taché, comme les autres évêques en ce moment, ne sont pas suffisamment équipés. » Puis, vous écriviez dans l'Electeur du 18 mai: « Le vieil archevêque malade, fatigué, harassé, est facilement deve. nu la proie, la victime du cabinet, au nom duquel M. Chapleau s'adressait à lui. Son excès de confiance à compromis une cause qui eût pu être gagnée. »

Ces coups évidemment ne sont pas des coups mortels, mais il est encore plus évident qu'ils me sont destinés et que vous ne devriez pas le nier, dans la détermination que vous avez prise d’être sincère.

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