‹ Les écoles épiscopales et monastiques en Occident avant les universités (768-1180)Chapitre 12 sur 51 · DE LYON · texte numérisé non relu

DE LYON

arrivé à l'adolescence, s'appliqua d'abord à ce qu'il y a de plus subtil dans les sciences divines, et de plus profond dans les lettres humaines. Il se rendit ensuite à Lyon , qu'on appelait la mère et la nourrice de la science, et choisit pour précepteur maître Antoine, littérateur aussi sage qu'érudit. ^ Ce passage de la Vie de saint Maïeul, raconté par Odilon de Cluny, presque contemporain, nous convainc une fois de plus que le x® siècle n'a pas été une époque d'obscurité complète. On pouvait encore acquérir un savoir très-étendu dans le diocèse de Mâcon, Diocèse

, . . de Mâcon.

depuis que Bernon et samt Odon élève de Remy d'Auxerre, étaient venus s'y établir avec une colonie de moines. Disciples fervents de saint Benoît, ces deux fondateurs de l'Institut de Cluny conçurent ciuny. le dessein de faire revivre l'austérité de la discipline et l'amour de l'étude dans les abbayes, et, afin d'assurer le succès de leur entreprise, ils commencèrent par implanter au chef d'ordre ces deux éléments de prospérité. Alors on vit accourir à Cluny de tous les États de l'Europe, non-seulement les jeunes gens désireux de fortes et brillantes études, mais encore les maîtres les plus renommés. Tous voulaient se réchauffer à ce foyer de lumière. La tâche laborieuse d'écolâtre, d'abord confiée à l'abbé Odon lui-même (1), fut transmise ensuite à des maîtres habiles, dont la plupart s'étaient formés dans les monastères, ou sortaient, comme Olger de Liège, et Girard de Ratisbonne, des meilleures écoles de l'Europe. C'est ainsi que Cluny devint le rendez-

(i) Pair! Odoni qui erat scholaslicus laboriosum scholae imposuerunt magislerium. (Vita Odonis. BibL Cluniacensis.)

METROPOLE

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