‹ Les écoles épiscopales et monastiques en Occident avant les universités (768-1180)Chapitre 9 sur 51 · PARIS · texte numérisé non relu

PARIS

Martin de Tours jusqu'à dix-neuf ans, vint, nous dit son biographe, étudier à Paris la dialectique de saint Augustin et le traité de Martianus Capella sous le savant Remy d'Auxerre, disciple du moine Heiric (1), dont nous venons de parler. Les auteurs de V Histoire littéraire veulent que cette école, dont la réputation attirait déjà les étudiants de si loin, n'ait pas été ouverte à la cathédrale ouidans les abbayes, mais ils ne confirment leur assertion par aucun texte. Pourquoi Remy n'aurait-il pas enseigné dans l'un de ces lieux, soit à Sainte-Geneviève, soit à Saint-Germain-l'Auxerrois? Sa qualité d'étranger ne pouvait pas lui nuire. Il n'était pas rare à cette époque de voir les écoles épiscopales ou monastiques appeler de fort loin des écolâtres pour leur confier chez elles la direction des études.

M. Géraud (2) pense que l'école de Saint-Germainl'Auxerrois, dont l'origine remonterait, selon l'abbé Lebeuf, au temps même de saint Germain, refleurit sous Charlemagne et ses successeurs. Sur l'autre rive de la Seine, l'abbaye de Saint-Germain-dessaint-Germain- Prés nourrissait dcs moines qui ne négligeaient pas la culture de l'esprit. Abbon, l'un d'eux, nous a conservé les péripéties du siège (3) qu'eut à soutenir Paris contre les Normands. Au nord de la ville, Saint-Denis, l'autique abbaye de Saint-Denis avait su conquérir par ses mérites l'insigne honneur d'élever les en-

(1) Heiricus Remigium et Ucboldum Calvum monachos hcredcs philosophiœ reliquisse traditur. {Acla SS. 0. S. B, Mab., t. V, p. 32o.)

(2) Paris sous Philippe le BeU coll. des docum. incd., in-4».

(3) De bello Parisiaco melrice scriplo contra Normanos, {Ap. Migne, l. CXXXU, p. 722.)

fants de race royale. Pépin le Bref (1), dans un titre qui contient des êbnations faites à ce monastère, reconnaît qu'il y afeçu les premiers éléments de la religion et de la science. Charles le Chauve et Lothaire, les archevêques Tilpin et Hincmar (2) sont aussi sortis de cette école.

Théodulfe, évêque d'Orléans, est l'un des prélats Diocèse

. , . , d'Orléans.

qui comprirent le mieux toute limportance des règlements de Charlemagne sur l'instruction, et qui s'efforcèrent avec le plus d'empressement de les faire appliquer autour d'eux. Son capitulaire de 797 nous fait connaître qu'Orléans possédait (3) deux écoles, celle de la cathédrale et celle de l'abbaye de Saint-Aignan.

Les autres abbayes du diocèse, surtout Saint- Benoît-sur-Loire et Saint -Liffard, étaient en mesure de recevoir des élèves. Il est à présumer que l'enseignement primaire était seul distribué dans ces petites écoles presbytérales qu'il recommande aux prêtres, et que les jeunes gens venaient à la ville écouter les leçons sur le quadrivium. Le soin (4) que prit Théodulfe de rendre les racines de la science moins amères en donnant aux rudiments une forme attrayante, atteste qu'il mettait l'instruction des clercs au rang de ses premiers devoirs.

(I ) Felibien, EisL de V abbaye de Saint-Denis,

(2) Ziegelbauer, liist. rei lilL, l. ï, p. 3-20.

(3) Si quis ex presbyteris volueril nepolem suum aut aliquem consanguineum ad scholam mitlere in eccl. saiictœ Crucis, aut . in monasterio S. Aniani, aul S. Benedicti, aut. S. Lifardi, aut in cœleris de his cœnobiis quae nobis ad regendum concessa sunt, ei licentiam id faciendi concedimus. (Labbeus, concilia Ga/ifœ, t. VII, p. 1140.)

i\) Carmina de septem artibus, {Carmina, 1. VI, ap. Migne, t. CV.)

Nous ne saurions lui reprocher d'avoir fait revivre dans son diocèse, par ses prédilections littéraires, les prétentieuses leçons des rhéteurs aquitains. On croyait bien faire alors en inspirant à ses auditeurs le goût des raffinements et des subtilités. D'après la préface de sa Bible (1), il semblerait que le grec et l'hébreu même ne lui étaient pas inconnus.

Pendant qu'il fut chargé de remplir les fonctions de missus dominicus, il confia ses disciples àl'écolâtre Vulfin, son collaborateur. La réputation de poëte, qu'il s'était acquise, le recommandait à son choix. Encouragés par l'exemple et les leçons du maître, les clercs d'Orléans adressaient quelquefois des pièces de vers à l'illustre prélat, qui prenait plaisir à ce commerce d'esprit et ne dédaignait pas de répondre dans le même langage. Si nous en croyons Adrevald, on aurait cultivé sous cet évêque nonseulement les arts libéraux, mais le droit romain. Un débat s'étant élevé, entre l'avoué de Fleury et celui de Saint-Denis, au sujet de serfs ecclésiastiques, on rassembla de part et d'autre des légistes pour juger l'affaire (2). « Les juges de la loi salique ne pouvant pas prononcer pertinemment sur les biens ecclésiastiques soumis au droit romain, les missi décidèrent que la cause serait déférée à Orléans. ^ On peut induire de ce passage qu'il existait

(1 ) Quidquid ab hcbraeo slylus atlicus atque latinus Sumpsitjin hoctotum codice lector habes.

(/Wd„ 1. II, c. I.) (2) Visum est missis dominicis placilum Aurelianis mulare. (Adrevald, de miraculisS. Dened., 1. I, c. xxv.)

une école de droit romain à Orléans, sans blesser la vraisemblance. Le droit romain étant celui de l'Église, il fallait bien que le clergé entretînt des légistes pour préserver ses biens des fréquentes usurpations auxquelles ils étaient exposés.

Cette province ecclésiastique est une de celles métropole où les écoles ont été les plus nombreuses et où les REms. études ont souffert le moins d'interruption. Les éminents prélats qui se succédèrent sur le siège de Reims, ne sont certainement pas étrangers à ce résultat. En 816, Ebon(l) fut élu archevêque à cause de sa science et de sa sainteté. Hincmar, son successeur,, peut revendiquer le mérite d'avoir contribué à la promulgation des règlements relatifs à l'instruction. Il était l'oracle de son temps; les princes et les évoques ne faisaient rien sans le consulter. On conserve encore une lettre où il expose longuement à Charles le Gros comment il doit veiller à l'éducation des jeunes princes Louis III et Carloman. Le recueil qu'il a composé sur la discipline ecclésiastique, sa science favorite, est si plein d'érudition, qu'il passa longtemps pour le plus précieux à consulter. Un évoque d'une telle distinction n'était pas homme à négliger les écoles. C'est sous son épiscopat (2) qu'enseignait le docteur Sigloard, moine de Saint-Remy.

Après le siège de Paris (3), les professeurs, jusque-

(1) Domino impcratori visum est ul Ëbo pro scienliae capacitate ad dictum promovereturepiscopatum. (Flodoard, Hist, Remensis eccl.^ ap. Migne, t. CXXXV, p. 24.)

(2) Ordinanle Hincmaro Sigloardus presbyter vel caput scholae S. Remensis ecclesiae. {Polyptique de Vabbé Irminon, t. III, p. 289.)

(3) Bulœus, Hist, Universit, Paris, 1. 1, p. 210.

Haotvilliers.

Diocèse de Soissons.

Orbais.

Diocèse d'Amiens.

Corbie.

là réunis dans la Cité, se dispersèrent; les uns s'établirent sur la Montagne Sainte -Geneviève, les autres à Reims, où l'archevêque Foulques leur offrait l'appui de sa bienveillance. C'était une trop bonne occasion de maintenir les études dans le diocèse pour la laisser échapper. « Foulques (1), dit Flodoard, plein de zèle envers le culte divin et son clergé, rétablit à Reims deux écoles qui étaient presque tombées, celle des chanoines de la ville et celle des clercs de la banlieue. Le maître Remy d'Auxerre, qu'il avait fait venir, leur enseignait les arts libéraux; quant aux lectures théologiques, il s'en était réservé le soin. Il appela aussi près de lui Hucbald, moine de Saint-Amand, versé dans la dialectique des sophistes, et porta ainsi l'église de Reims au nombre des plus célèbres. ))

L'abbaye d'HautvilUers avait alors un écolâtre nommé Placide, sur lequel les chroniqueurs n'ont transmis aucun jugement.

Nous rappellerons que le diocèse de Soissons eut, comme celui de Metz, le monopole de l'enseignement du chant. Les licences théologiques de Gottescalk, moine d'Orbais, sont une preuve toutefois qu'on ne s'y renfermait pas uniquement dans la connaissance du rite.

Le monastère de Corbie n'est pas celui qui a produit le moins de grands hommes et d'ouvrages précieux au IX® siècle. Les deux frères Adalard et Wala,

(1) Praesul Fulco.... duas scholas Remis canonicorum scilicet loci atque ruralium clericorum jam pêne delapsas reslituit, et evocato Remigio Autissiodorensi magistro, liberalium arliumstudiis adolescentes clericos exerceri fecit, ipseque cum eis meditalioni ac lectioni sapienlise operam dédit... etc. ^Flodoard, 1. IV, c. ix. HisL Rem, eccL)

neveux de Pépin, s'y retirèrent l'un après l'autre. Gharlemagne faisait si grand cas de ces deux hommes, qu'il leur confia plusieurs fois des fonctions délicates et des négociations importantes.

L'esprit de Wala embrassait toute l'étendue des sciences divines et humaines (1) à un degré supérieur; il savait même parler les deux langues « interprètes de sagesse. » Leur biographe, Paschase Radbert, qui fut abbé du même lieu dans le courant de ce siècle, nous a laissé dans ses écrits de nombreuses traces de science. Il a emprunté dans sa Vie d'Adalard une longue comparaison au de inventione artis rhetoricœ de Gicéron. Celle de Wala est parsemée de citations de Sénèque, de Gicéron et de réminiscences classiques, telles que le début du pro Ligario. Sous l'écolâtre Anschaire, l'existence de l'école nous est révélée par un accident : l'élève Fulbert, dit le chroniqueur, fut tué par un de ses condisciples d'un coup de tablette (2). Les paroles qui précèdent et qui suivent ce passage montrent que l'école monastique existait déjà avant Anschaire. Son collaborateur était le moine Wichmar (3). Druthmar et Macaire, dont le zèle s'exerça en ce lieu vers 890, n'étaient pas dépourvus de mérite.

(1) niusirabatur sapienlia adco ut divinis proticeret cum in bumanis caeteris praecelleret. Eloquentiam quoque ulrarumque linguanim qua sapienlia plerumque juvalur.... habebat. (Vie de Vala, Mab., ActaSS. 0. fî., t.V.)

(2) Conligit.... ut quidam puerulus in schola Fulbertus nomine a socio suo tabula percussus usque ad mortcm perductus si t. [De scholis celebrioribus, Launoi, p. 59, inl2.)

(3) Venerandus Wichmarus qui cum eo scholam puerorum rcgebat. (Wid.)

Animés de l'esprit de prosélytisme, les Bénédictins de Gorbie entreprirent de propager au loin les lumières de la civilisation et de la science. Plusieurs d'entre eux s'exilèrent pour aller évangéliser le Danemark , la Suède et l'Allemagne. Le monastère qu'ils fondèrent en Saxe, en 822, sous le nom de Corbeia nova, devint une école fameuse par la série non interrompue d'écolâtres et de savants docteurs qui s'y firent entendre de 887 à 1064. Selon le récit de Ziegelbauer (1), on y enseignait le grec, comme à l'école d'Osnabruck, et les princes allemands sollicitaient la faveur d'y envoyer leurs enfants.

saint-Riquier. L'abbayc de Saint-Riquier eut aussi pour abbé un membre de l'Académie du Palais, Angilbert, le poëte de la cour carlovingienne. Par ses soins trois cents moines furent réunis ensemble, et, afin que l'office fût célébré plus solennellement, il voulut y entretenir cent enfants (2). La chronique nous apprend qu'on y élevait, comme dans plusieurs autres monastères, les fils des comtes et des ducs; tout personnage important se réjouissait d'avoir un parent dans cette congrégation. Chacun des moines rivalisait d'ardeur dans la reproduction des manuscrits, et, quand Louis le Débonnaire demanda l'inventaire des biens de l'abbaye en 831, on réserva place à rénumération de deux cent cinquante volumes.

(1) Thiedagus monachus nonlanlum sacrarum leclionum sed arte medicina claruit. (Hist, rei litL^ Ziegelbauer, t. I, p. 222.)

(2) Centum etiam pueros schoHs erudiendos sub eodem habitu et viclu staluimusque.... in hoc cœnobio filii ducum, filii comitum, filii eliam regum educabanlur. {Spicilege dCAchery, t. Il, p. 311.)

Quand Alcuin reproche amicalement à l'arche- métropole

DE

vêque Rigbod de savoir par cœur les douze livres trêves. de l'Enéide mieux que les quatre Évangiles, il nous fait présumer que le Pontife communiquait à ses élèves son admiration pour les anciens. Les écoles monastiques fondées à Saint-Maximin produisirent saint-Maximin. des maîtres capables de composer des traités de poétique, de musique et d'astronomie. Eberhard remplit à Saint-Mathias (1) les fonctions de sco- saint-Mauiias. lastique pendant vingt-quatre ans.

Dès l'année 752, l'évêque de Metz, Chrodegand, Diocèse avait pourvu sa ville épiscopale d'excellents maîtres de théologie, de chant et de liturgie (2). Gharlemagne leur adjoignit ceux qu'il avait ramenés d'Italie et y créa l'école normale de chant romain. Sous Louis le Débonnaire, Metz occupait une telle place dans l'estime publique, que l'ancien courtisan Aldric, devenu clerc, n'en trouva pas de plus digne de son choix. Il accrut lui-même la renommée de cette ville et se mit au premier rang (3) des professeurs par la supériorité de ses leçons et la distinction de ses disciples.

A l'abbaye de Saint-Martin de Metz, on formait saiot-Martin. un certain nombre de copistes à l'art minutieux de la caUigraphie et de la miniature. L'empereur Lothaire pria l'abbé Sigelaùs de faire exécuter, par ses religieux, un évangéliaire orné de miniatures,

(1) Ctiron, Hirsaugiœ, 1. 1, p. 37.

(2).Najus aulem magîsterium cantandi in Melis civitale remansit. {Mon. Germ., Pprtz, 1. 1, p. 171.)

(H) Videnles Drogo et clerus in doctrinis magnum habcre studium et multos docloreset magistros nobiles fecisse, in majus ministerium sublimaverunl. (Baluzii MisceUanea; vita Aldriciy Cœn. ep., 1. 1, p. 19.)

Gorzc.

Diocèse de Verdun.

Saint-Mibiel.

et quand le manuscrit fut terminé, il en fit présent à l'abbaye en demandant la faveur d'être inscrit au nombre des moines. Quelque temps après, le même monastère présenta à Charles le Chauve une Bible complète d'une exécution admirable, c'est celle qu'on voit encore aujourd'hui au musée des Souverains. Le remarquable missel de l'évêque Drogon, que M. Natalis(l)de Wailly met au rang des monuments les plus précieux du ix® siècle, fut sans doute aussi l'œuvre des mêmes copistes.

L'abbaye de Gorze semble avoir préféré l'architecture. L'évêque de Toul (2), Frotaire, élève de cette école, surveilla la restauration de sa cathédrale, et fut chargé par Louis le Débonnaire d'augmenter les bâtiments d'Aix-la-Chapelle.

Sous répiscopatd'Hatton,ra cathédrale de Verdun eut pour scolastique Berhard, qui, devenu à son tour évoque, n'en continua pas moins de présider à l'enseignement des sciences divines et humaines. Au nombre des disciples qu'il instruisait, on cite Berhaire, le biographe judicieux des évoques de Verdun. Près de là se trouvait l'école monastique de Saint-Mihiel-sur-Meuse, où la grammaire était professée supérieurement par l'écolâtre Smaragde (3), selon le traité de Donat. Ses élèves, dit-il, recueillaient avec tant de soin ses leçons et l'ont tellement pi'essé de les publier qu'il n'a pu résister à leurs

(1) Eléments de PaléographiCy in-4o.

(2) ïlisL de Toul, du Père Benoît, p. 284.

(3) Cum secundum intellectûs mei capacitatem grammalicam fralribus traderem.... inde, occasione accepta, cœperunt me suasorio sermone compellere ut expositionis tenore ita protelarem sermoncm. (Bibl. imp. F. Latin, 11275, p. 83.)

Diocèse de Strasbourg.

Morbarl).

instances. Les exemplaires nombreux qui en ont été retrouvés dans les bibliothèques monastiques prouvent que son commentaire fut encore estimé au dehors et servit de manuel à beaucoup de professeurs.

La règle de Murbach imposait à ceux qui l'acceptaient (1) l'obligation de savoir d'abord par cœur les psaumes, les hymnes et les cantiques, ensuite de parcourir les commentaires des Pères sur l'Ecriture Sainte, et d'aborder après la littérature profane. Quand un séculier entrait dans ce monastère sans aucune science, il devait apprendre les principes fondamentaux de la religion et ne cesser de les étudier toute sa vie.

Un capitulaire, déjà mentionné, fit de l'abbaye métropole d'Osnabruck une école spéciale de langue grecque ; il va de soi que les arts libéraux étaient l'accompagnement nécessaire de cette étude.

L'évêque Francon, élève du Palais de Charles le Chauve, qui vivait vers 869, était à la fois versé dans les sciences divines et humaines (2). Il passait pour philosophe, poëte, rhéteur, musicien, et tint pendant plusieurs années une école publique dont les auditeurs devenaient érudits dans tous les genres. Nous verrons par la suite que ses successeurs ne laissèrent pas tomber une œuvre aussi brillamment commencée.

Dl COLOGNE.

Osnabruck.

Diocèse de Liège.

(l).Postquam vero in istis probabililer educati fuerint ad artem litteraturae el spiritales se transférant flores. Qui vero de habilu seculari conversi nolitia litlerarum indigent, postearum cognitionem,oralionemdominicam et symbolum et sic deinceps pœnitentium psalmos.... [Reg. slatuta abb, ÂîurbacS, Simperti, ap. Mignc,l. XCIX.)

(2) Pluribus annis scholae public» praefuit el multos in omni scientiadiscipulos enulrivit. {De viris illuslribus, ap. Trithemium.)

ISlavelof.

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