‹ Les écoles et collèges en provence depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789Chapitre 11 sur 49 · XX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XX INTRODUCTION

neurs et prérogatives des comtes du premier ordre, en môme temps qu'il interdisait pour l'avenir l'ouverture d'écoles privées, que jusqu'à lui chacun avait le droit d'ouvrir à ses frais et risques, tolérant seulement les éducations particulières que d'ailleurs il prohibait à ses professeurs (1).

Suivant M. Guizot, les écoles gauloises, dominées par l'autorité tyrannique de l'Etat, devant lequel disparaissait tout droit individuel, étaient tombées vers le V* siècle dans une entière décadence (2j et, au contraire, les écoles que l'Église avait fondées pour former les clercs, instruire les moines, étaient devenues d'une grande activité intellectuelle. L'étude de ces dernières et des écoles civiles parallèles, et celle des écoles sous Charlemagne constitueront l'histoire de notre enseignement pendant ses deux premières périodes. Mais avant d'y arriver, il n'est peut-être pas inopportun, pour compléter cette introduction , de citer quelques noms d'hommes sortis de ces écoles gauloises, sur lesquelles on ne peut guère donner que des renseigne-

(1) Cod. Théodos. Ub. VI, lit. XXI et lib. XIV, lit. IX. 1. 3.

(2) Histoire de la cioilisation, t. I, p. 149. — Grégoire de Tours, dans la préface de son histoire ecclédiastique des Francs, avait déjà amèrement constaté cette décadence : « Malheur à notre temps ; car fétude des lettres a péri parmi nous, et Ton ne ' rencontre plus personne qui puisse mettre par écrit les événements présents. » Telles sont, dit-il, les plaintes qu'on entend de toutes parts et qui Tout décidé à transmettre aux temps à venir la mémoire du passé, « bien que parlant une langue inculte. »

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