‹ Les écoles et collèges en provence depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789Chapitre 16 sur 49 · XXVI INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXVI INTRODUCTION

Valérius Caton, ce que Virgile n'a pas craint d'imiter en Tembellissant, d surnommé la sirène latine, dont il ne nous reste malheureusement que les Dirœ, mais qui savait seul, disait-on, lire les poètes et les faire par sa critique. Quels touchants regrets que ceux qui lui échappent, dans cette élégie où il se plaint avec tant d'amerturne de ceux qui l'ont dépouillé de son champ, de son patrimoine, mais dans laquelle perce la vraie cause de sa tristesse, de son désespoir, l'enlèvement de son esclave bien aimée, de sa chère Lydia !

A côté de lui, Varron Atacinus, grammairien encore, également poète, né sur les bords de l'Aude, dont nous ne possédons que quelques fragments, mais auquel Virgile doit aussi plus d'un emprunt. De son temps, on s'occupait beaucoup de géographie, et ses ouvrages roulent en partie sur cette science. Dans ses œuvres, bien que didactiques, l'imagination ne perdait cependant pas ses droits. N'est-il pas, en effet, le premier qui, dans sa chorégraphie ou description de la terre, employait la forme d'une vision où, précurseur de Dante , il représentait le poète guidé par un sage ? Poète élégiaque, erotique, c'était en même temps un espritfort : sonépigramme contre Licinius en fait foi.

Cornélius Gallus, ami de Virgile, qui, en lui adressant une de ses églogues où il le compare à Hésiode , a consacré sa célébrité ; poète élégiaque aussi , mais

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