‹ Les écoles et collèges en provence depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789Chapitre 19 sur 49 · XXX INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XXX INTRODUCTION

curien, Valérius, que ses débauches firent surnommer Âsiaticus à la cour de Claude, et qui, condamné à mort, disposa lui-môme son bûcher, prenant soin qu'on réloignât des beaux arbres de son jardin , de peur que la fumée en ternit la verdure. Tous ces hommes, dont je ne puis donner qu'une rapide nomenclature, ne rappellent-ils pas , quoiqu'en des genres différents, quoique par des façons d'être et de vivre différentes, le caractère français, et chacun d'eux ne trouverait-il pas son Sosie dans les temps plus rapprochés de nous ?

A côté d'eux, il en est un autre plus célèbre, plus épicurien encore que Valérius Asiaticus, mais moins personnel peut-être, du moins paraissant vouloir pour tous les jouissances qu'il se procurait à lui-même. Ouvertement débauché, poète spirituel et caustique, c'est Pétrone, né comme Pythéas à Marseille (1), qu'on a comparé à Rabelais et à Jean Ruiz, l'archiprêtre de Hita, Pétrone qui, « dans sa composition plus raffinée que celle de ces deux derniers écrivains, appelle le raffinement des voluptés au secours d'une société usée dont il veut réjouir les sens. » Venu de la Gaule nar-

(1) Des hUtoriens, se fondant sar ce que Pétrone n*était né qae forluitement en Gaule, où son père, Romain, exerçait une haute magistrature, en ont fait un Romain. Mais en dehors de sa naissance ne se rattachet-il pas à la Gaule par une autre cause ? N'a-t-il pas été élevé dans ses écoles? C^est à ce titre surtout que je Tai mentionné.

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