‹ Les écoles et collèges en provence depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789Chapitre 28 sur 49 · INTRODUCTION XLI · texte numérisé non relu

INTRODUCTION XLI

sérieux et du respectable. Le ridicule alors cessa d'être un jeu pour devenir une arme.

Il suffirait, au surplus, pour justifier ce que je viens de dire, de Tétude d'un seul écrivain, qui nous a laissé à peu près tout ce que nous savons de son temps, d'Âusone, dont j'ai déjà parlé et duquel cependant il ne faut pas séparer son ami saiat Paulin, qui débuta, comme lui, par être rhéteur, mais finit bien autrement, par être évoque et canonisé. On n'a pas même pu savoir par les écrits d'Ausone s'il était chrétien, et je défie bien qu'on lui assigne définitivement une place soit parmi les gens de religion, soit parmi les impies ; car, au milieu de ses œuvres pieuses, comme ses Éphémérides ou journée du chrétien, au milieu de ses correspondances avec un homme qui devint saint malgré ses conseils, on le voit frondeur dans cent cinquante épigrammes et licencieux comme nos plus hardis conteurs, dans vingt idylles dont quelques-unes, celle surtout intitulée : Cento nuptialiSj composée à Tinstigation de Valentinien sur lequel il l'emporta, ne pouvaient réellement se produire que dans la langue bravant l'honnêteté.

On sait les rapports qui unirent Âusone et saint Paulin. Ce dernier, sorti de l'école pour entrer et se distinguer au barreau et dans les afiaires publiques, eut le même début que son mattre, et la première

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