‹ Les écoles et collèges en provence depuis les temps les plus reculés jusqu'en 1789Chapitre 7 sur 49 · XIV INTRODUCTION · texte numérisé non relu

XIV INTRODUCTION

Lipse que, dès ces temps anciens, Aulun, qu'illustrèrent, à côté de celui d'Eumène les noms de bien d'autres professeurs, notamment d'Eugène et de Pacatus, était le siège hospitalier des Muses, et, en ce qui regarde les beaux- arts, la rivale de Marseille (1).

Âutun était le siège des Muses. C'était un centre d'études. Mais de même que celte ville possédait, en même temps que les écoles Méniennes, des écoles privées, Eumène en témoigne (2),ces mômes écoles privées existaient également dans les autres villes, qui, pour n'être pas dotées de gymnases impériaux, ne s'efforçaient pas moins de suivre le mouvement imprimé dans tout le pays par les cités plus favorisées. La Gaule entière témoignait de son ardeur pour Tinstruction;la rhétorique surtout y rencontrait de toutes parts de zélés partisans : « Fortibus viris et eloquentissimis semper abundavit Gallia, lit-on dans saint Jérôme (3), et la confirmation de ce fait se trouvera

(1) L*abbé Cochet, Notice histor, sur Autuu,

(2) Il importe, dit-il^ à la gloire des princes, que les esprits destiDés a chanter leurs victoires se développent et soient cultivés, non pas dans Tenceinte des maisons particulières, mais publiquement, sous bes yeux de la cité. Disc, sur ia restaur. des écoles, § IX.

(3) Hieron. in vig. L*art oratoire et la grammaire étaient, du reste, ce qui 8*enseignait principalement dans les écoles gauloises. Il fallait généralement aller à Rome pour étudier la philosophie et le droit ; néan* moins, on Ta vu, les écoles Méniennes d* Autun paraissent avoir eu également, à côté des maîtres de langues grecque et latine, des maîtres de législation et des sciences romaines. Diodore de Sicile nous a laissé

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