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avec l'usage des deux langues parlées dans le pays, ou de l’une d'elles seulement, Il les mettra facilement en rapport avec les autres instituteurs qui seront employés ici, et qui pour la plupart devront, pour être utiles, possédér les deux langues.
“ Quant aux livres, il y a lieu de penser qu'une partie de ceux qui ont été publiés en langue anglaise pourront se trouver à Boston et à New York ”
L'abbé Holmes fit-il beaucoup de recherches pour trouver des professeurs d'école normale originaires du pays ? C'est ce que les procès-verbaux du comité de régie ne nous permettent pas de dire. Nous savons toutefois qu'il y avait dans la province, plusieurs bons instituteurs qui auraient consenti à donner des rours pédagogiques appropriés aux besoins du moment. Ne . avons sous les yeux trois demandes d'emploi comme professeurs dans les écoles normales.
L'une, adressée au docteur O’Callaghan, a pour auteur John MeConville, irlandais d'origine, mais établi au Canada depuis seize ans. Il a été instituteur pendant vingt ans, dont deux à l'académie tenue à Montréal par M. Ryan, sept dans la famille de James Cuthbert, et trois à l'académie de Berthier. Il connait les langues anglaise et française. La seconde requête est signée par P.-E. Picault, professeur depuis trois ans, lequel offre ses services pour l’enseignement du français et de la chimie à l'École normale de Montréal. Il possède des diplômes qui témoignent du succès de ses études dans les lettres et dans les sciences. J.-N. Cardinal, de son côté, recommande un nommé James Anderson, qui a reçu une éducation classique, et peut enseigner aux normaliens -de langue anglaise, Nous ignvrons pour quelles raisons on a refusé ies services de ces
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trois professeurs. Nulle part leurs noms ne sont mentionnés dans la suite.
J.-F. Perreault, de son côté, ne pouvait rester étranger à ce mouvementé pédagogique. Il adresse au Comité de Québec “diverses lettres et documents ” dont nous ne connaissons pas, melheureusement, le nature. Etait-ce une demande d'emploi Pour un professeur patronné par lui ? Nous pouvons le croire, puisque le comité de Québec lui répond “ qu'il le remerciait
‘ pour les informations, mais que, pour le moment, il lui était
impossible de faire usage de ses offres de service ”. Il est peu probable que J.-F. Perreauit, greffier de la cité et directeur de: deux écoles primaires, ait désiré se faire nommer professeur dans la nouvelle institution pédagogique, Quoi qu'il en soit, il importe de constater que dès cette époque, notre province n'était pas dénuée d'excellents instituteurs, qui, à cause de leurs états de service, pouvaient prétendre aux plus hautes répompenses. Malgré les conseils des éducateurs expérimentés de l’époque, on crut trop facilement peut-être, qu'il fallait faire appel à l'étranger, afin de ne pas risquer de perdre en des tâtonnements infructueux le peu de temps et de ressources accordés par la loi.
L'abbé Holmes tourna donc ses regards vers les États-Unis. Il voulait d'abord visiter plusieurs établissements florissants dans le Maine et le Massachusetts, et ‘ surtout les collèges de la Nouvelle-Angleterre qui sont, dit-il, les plus avancés de l'Amérique et où l'on Peut espérer trouver des professeurs pour les écoles normales ”. Le comité de régie de Montréal vota à deux reprises différentes une somme totale de 350 louis Pour couvrir les premières dépenses. Le 28 juillet, il donne communication d’une lettre de l'abbé Holmes rendant compte
de la première partie de sa mission, depuis son départ de Montréal jusqu’à son arrivée en Europe. Cette lettre an:once un envoi de livres et de documents relatifs à l'éducation, pour les deux écoles normales de Québec et de Montréal.
Le 14 février 1837, l'abbé Holmes écrit que deux professeurs écossais ont consenti à venir enseigner au Canada. Ce sont MM. Findlater et Strand, tous deux anciens élèves de l'université d’Aberdeen et employés dans l'enseignement primaire supérieur. L'engagement n'est pas définitivement conclu avec le dernier. Restait à trouver des professeurs français.
M. Holmes avait une grande expérience des choses de l'éducation, Américain de naissance et protestant converti au catholicisme à l’âge de dix-huit ans, il avait pu comparer les divers systèmes d'enseignement alors en usage aux États-Unis et au Canada, La grande réputation dont il jouissait alors comme éducateur, le mettait en garde contre les préjugés populaires et les exagérations de langage. Il était bien placé : pour juger avec impartialité les institutions d'enseignement qu’il visitait. Sa largeur d'esprit lui faisait louer les meilleurs procédés scolaires, qu'ils fussent employés par les catholiques Ou par les protestants. Il ne se laissa pas davantage éblouir par Victor Cousin, qui fut plus tard ministre de l'instruction publique en France. D'ailleurs, ce partisan convaincu des privilèges ou plutôt du monopole de l’Université avouait être très peu satisfait des écoles normales primaires de France ; il jugeait les professeurs incapables d'un travail pénible et persévérant, — c’est, disait-il, un des traits du caractère de ma nation — il condamnait la méthode lancastrienne comme impuissante à donner une instruction solide, et à communiquer
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“des principes de religion et dé morale, et il se réjouissait du discrédit où elle était tombée aux Etats-Unis, conime en Allemagne et en Hollande, He En
Ï1 est de mode d'aller chercher en France des modèles à
‘proposer et des exemples à citer. Le témoignage de l’abbé
Hoïmes, sur l'état de l'instruction dans notre ancieone mèrepatrie en 1837, nous éclairera davantage sur la valeur de l'œuvre scolaire accomplie par nos pères, à partir de 1824 surtout.
“ J'ai vo, dit l'abbé Holmes, les écoles normales d'Orléans, de Blois, de Chateauroux, du Mans, et plusieurs autres. On aura peine à me croire quaud je dirai que cette France Fttéraire eb saver:te, remplie de monuments d'art dans tous les genres, èst pourtant peu avancée en fait d'instruction primaire. Elle fourmille d'académies, de collèges, de lycées, d'écoles de campagne. Rien de moins solide que les écoles dites de l'instruction primaire supérieure. A voir leur pro-
. Sramme, on dirait que c'est la perfection même et que l'on y
acquiert une foule de connaissances morales, industrielles, commerciales, Vient-on à les examiner de près ? On trouve un maître, élève de quelque grand établissement d’enseigne; ment secondaire, ayant la tête farcie de lectures légères, coureur de cafés et de théâtres, qui fait en passant l'école, parce qu'il n'a point pour le moment d’autre moyen de vivre, —Qqui vous étourdit, vous visiteur, et bien plus ses pauvres disciples, de grands mots inintelligibles qui signifient en français épeler, lire, écrire en gros et immenses caractères, résoudre quelques problèmes d'arithmétique, réciter quelques notions de géographie, copier quelques dessins de paysage ou de
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figure.—La morale est oubliée, le corimerce est à sa naissance et l'industrie est encore à naître, quand on les compare avec ce qui se voit aux Iles Britanniques. En somme, les Français eux-mêmes l'avouent, ce n’est pas chez eux, à parler en général,qu'il faut chercher des modèles d'instruction primaire. . ils me renvoyent en Allemagne, en Suisse, en Amérique !"
Aussi l'abbé Holmes n'épargne-t-il aucun soin pour s'assurer de la parfaite honorabilité et des aptitudes pédagogiques de M. Regnaud, ce directeur d'une école normale à Montbrison, auquel il vient de confier la fondation de l'École de Montréal. Malgré qu'il lui trouve “ du mérite, de la capacité, de l'expérience, un excellent caractère, une vertu et des principes de } droiture- et de religion inébranlables ”, l'abbé Holmes croit. | devoir lui imposer un examen sévère, à la suite duquel il ne | le juge pas assez qualifié sur plusieurs matières d'enseignement. Et la raison qu’il en donne est assez piquante. C'est que M. Regnaud * qui peut enseigner avantageusement Ja lecture, l'écriture, la grammaire et la composition française, l'histoire, la géographie, l'arithmétique et la tenue des livres, la géométrie, le dessin linéaire et la levée des plans, la morale et la pédagogie, n’est pas assez ferme sur la mécanique, la chimie, l’histoire naturelle, l’agriculture et lhorticulture, le droit public et l'instruction religieuse ! ” Nous le lui pardonnerions sans peine de nos jours ! Mais ses connaissances ne sont pas jugées suffisamment encyclopédiques. Dès lors, M. Holmes prévoit qu'il faudra se Pourvoir d'un professeur suppléant, et puisque le gouvernement ne met à la disposition de chacun des deux comités de régie qu'une somme annuelle de £540 sterling (environ 2,700 dollars), une diminution de
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élèves-maîtres qui veulent être admis à l’école normale et
traitement est proposée à M. Regnaud, lequel devra se contenter de 5,000 francs par an.
D'après ces renseignements, on peut affirmer que le personnel de chaque école normale ne devait se composer que de deux professeurs principaux, l'un et l'autre chargé plus spécialement des élèves de sa nationalité. Cependant, le comité de Québec porte à q'atre le nombre possible des professeurs, mais à la condition expresse que la somme totale des traitements fixés à £600 annuellement, ne soit pas dépassée. à ;
Quant à l’organisation des écoles normales, au recrutement des élèves et au programme d’études, l'abbé Holmes fait connaître ses vues avec une grande franchise, De retour au pays, il aurait, dit-on, confié à un professeur du séminaire de Québec, un plan de constitution pour les écoles normales du Bas-Canada. Nous ne saurions dire ce qu'est devenu ce document. Il est pérmis toutefois d'en trouver un souvenir ou un résumé assez complet, dans les suggestions qu'il fait au comité de Montréal sur la régie de sa future institution pédagogique. En voici les principales, telles que nous les trouvons dans une lettre datée de Londres, le 15 avril 1837. L'abbé Holmes propose :
“lo De choisir un local qui soit vaste, salubre, auprès de la ville plutôt qu’en ville, qui renferme un jardin et un terrain Propre aux exercices gymnastiques. “ Ce serait peut-être facile d'y loger d’abord les professeurs ”.
“20 De faire examiner avec soin, par une commission spéciale prise dans le comité ou hors du comité de régie, les
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d'insister à ce qu'on en reçoive aucuns, surtout dans les commencements, qui ne paraissent très propres à l'œuvre de l'instruction primaire.
“80 De partager la somme de £120, cours d'Halifax, destinée à l'entretien d'au moins 5 élèves-maîtres pauvres, de manière qu'il y ait des demi-bourses ot des quarts de bourse, et d'établir des concours à certaines époques, par exemple de six mois en six mois entre les boursiers-quarts pour les places de demi-bourses et entre ceux-ci pour une bourse entière,
“40 D'êtse rigoureux à exiger que l'élève-maître soit muni des témoignages les plus authentiques de mœurs pures, d’une conduite parfaitement régulière, d'aptitudes à se genre de vie, signés du ministre de la religion et d'autres personnes respectables de sa paroisse. “ On est inexorable en France à cet
égard, partout où les écoles normales réussissent. ++ Peut-être ferions-nous bien d'exiger que ceux qui seront entretenus en tout ou en partie aux frais de la province aient 16 à 17 ans, sortant de l’école normale à
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Croyancé, les élèves-maîtres protestants ; mais de garder Pensionnaires dans l'établissement les élèves-maîtres catholiques, soit qu'ils y prennent leurs repas, soit qu'ils aillent les prendre avec M. le directeur dans une maison qui s'engage à les nourrir.
“60 D'exiger que tous assistent aux offices publies dans leurs églises respectives les dimanches et les fêtes principales
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Assez communément, en France, ils assistent à la messe le jeudi matin.
" To De faire coïncider les vacances annuelles à peu près avec celles de nos collèges. “ Je suis toujours persuadé que S pour bien rétablir les forces des jeunes gens et les préparer à une année d'études, nos vacances en Canada devraient comprendre le mois de septembre tout entier ".
“80 De distribuer les cours de cette sorte que les plus importantes matières s'enseignent simultanément dans les deux langues. Ainsi, M. Findiater donnerait chaque jour une leçon d'anglais aux élèves-maîtres français. 1] enseignerait dans sa langue aux élèves qi la possèdent, la lecture, la grammaire et la composition anglaises, la géographie, l'arith. métique et la tenue des livrès, la géométrie et l’arpentage, l'histoire, là morale et la pédagogie. M. Regnaud dorinerait à tous les élèves des leçons d'écriture et de dessin linéaire, aux élèves anglais chaque jour une leçon de français, ét aüx autres, il enseignerait en français les cours que j'ai indiqués. plus haut en parlant de ses qualifications, “ La musique, et, dans la 2e et 3e année, la mécanique, la chimie, ete., pourraient être enseignées par les mêmes professeurs à tous les élèves réunis, De plus, nous. aurons une ou deux écoles primaires d'application et une école d'adultes qui se fait le soir par les élèves-maîtres ”.
Que le lecteur nous pardonne la longueur dé ces citations. Elles nous étaient nécessaires pour mettre en évidence. l'influence persistant: de ce Programme, et pour établir la filiation de l'organisation normaliste actuelle. Elles dévoilent, croÿons-nous, toute la pensée de l'infatigable abbé Holmes, ei.
montrent sur quelles bases il entendait fonder nos premières institutions pédagogiques.
Le 16 juin 1837, le comité de régie de Montréal apprend
l'arrivée de MM. Regoaud et Findlater,et aussitôt MM. Brown et Viger s'entendent avec les deux directeurs-professeurs pour le choix d'un local approprié à l’usage des normaliens. .… Une maison situés à l'angle des rues Saint-Antoine et du Cimetière (aajourd'hui de la Cathédrale) est louée pour dix mois, et les principaux journaux de Montréal publient l'avis envoyé par le comité, pour prévenir les élèves qui désirent entrer à l'école, de se préparer à subir leur examen préliminaire. Le recrutement des élèves devait être particulièrement difficile à opérer, au moment où le retrait de l'allocation législative annuelle attribuée à l'enseignement élémentaire amenait la fermeture d’an grand nombre de petites écoles, De plus, l'admission à l'École normale était soumise à des conditions onéreuses. Les aspirants devaient, après l'examen d'entrée, par acte notarié et sous la garantie du cautionnement, s'obliger à enseigner pendant au moins cinq ans ou à rembourser les frais de leur instruction professionnelle, N'était-ce pas faire preuve d'imprévoyance ou d'héroïque dévouement que d'accepter est engagement, avant que les cadres d’un système régulier d'éducation aient même été tracés ?
M. Regnaud annonce que sept candidats se sont présentés. Voiei leurs noms : James Dawson et Michael Leaby, de Montréal : William Parker, des Tanneries ; Joseph Mousseau dit Desormeaux, institutuur à Saint-Benoit, et Joseph Charlebois de la même paroisse ; Thomas Gérard, maître d'école à l'église Saint-Jacques ; et J.-Édouard Hubert, instituteur à
Saint-Remi. Despard O'Keefe, de Chambly, et John-F. Car penter, quoique admis, ne vinrent pas.
Un sous-comité est chargé de rédiger des règlements pour la future école normale ou plütôt, on le devine, de sanctionner le travail déjà fait par l'abbé Holmes.
Jusqu'au mois d'août, les réunions du comité de régie
‘#étaient tenues aa domicile de L.J. Papineau qui avait
pris part, avec un grand zèle, à toutes les délibérations. Désormais, le comité, tient ses séances rue Saint-Antoine. M. Regnaud se hâte de faire approuver, après certaines modifcations, les règlements que le sous-comité avait élaborés pour le bon fonctionnement de l'École. 11 est nommé professeur en chef pour cinq ans, à partir du 8 juillet 1837, avec un traitement annuel de 245 livres, et un logement dans l'École, M. Findlater est engagé pour trois ans, à 200 livres par année, à partir de la même date, mais il loge en ville.
Le 4 novembre, réunion extraordinaire du comité de régie, pour recevoir l'abbé Holmes, arrivé d'Europe la veille, L.-J. Papineau qui n'avait pas assisté aux réunions depuis que l'école servait de lieu d'assemblée, y vient rencontrer le distingué éducateur. Huit membres sont présenis cette fois. On vote des remerciements à M. Holmes pour le désintéressement et l'habileté qu'il a montrés dans les négociations relatives à l'établissement de l’École normale. On décide aussi d'ouvrir une école modèle pour le bénéfice des futurs normaliens.
Peu de jours après, l'insurrection battait son plein, Néanmoins, le 26 novembre, le comité se réunissait en assemblée spéciale pour prendre communication d'une lettre du colonel Maitland demandant de mettre, pour quelques jours, une chambre de l'École à la disposition d'un piquet de soldats. Les directeurs de l'institution comprirent quel ordre
“Voilait cette demande. Le Bouvernement n'en était pas à son
coup d'essai. Il transformait volontiers en casernes nos établissemonts d'éducation, sans trop se préoccuper des graves inconvénients de toutes sortes qui en résultaient, Mais il n’y avait pas à récriminer, Le comité fut d'une politesse exquise.
Nous ne pouvoss dire à quelle époque commencèrent les cours de l'École normale, et s'il fut donné suite au projet d'ouvrir une école annexe pour l'entratnement des élèvesmaîtres. Mais on peut inférer du rapport de M. Regnaud (2 février 1828) que les classes étaient ouvertes depuis le 5 septembre et qu’elles contenaient alors une dizaine d'élèves internes, dont trois au moins quittèrent avant la fin de l'année. La pension des élèves, gratuite à certairies conditions, était estimée à 20 livres.
On ignore ce qui s'est passé dans les séances du comité depuis le 26 juillet 1838 jusqu'au 3 juillet 1840, et même si le comité continua de siéger. C'est à cette dernière réunion qu'on alloue une somme de 60 livres à M. Findlater, en récompense des services remarquables qu'il avait rendus à la cause de l'éducation dans sa fonction de professeur. Cette arinée-là, les vacantes commencèrent le 8 juillet pour se terminer un mois plus tard.
L'allocation du gouvernement avait été primitivement de 1,800 livres, dont 1,466 avaient été payées en juillet 1840, et de 360 louis affectés au paiement de la pension des élèvesmaîtres de l’École normale. Mais, à cette époque, les relations entre le comité et le Parlement devinrent moins fréquentes et on commença à voir les conséquences inévitables de l'abrogation prochaine de la loi provisoire de 1836. Le Conseil Spécial avait le pouvoir de faire des lois n'ayant force que jusqu’en 1842 seulement. Déjà, en 1840, l'allocation accordée aux élèves
Pauvres avait été retenue, et on faisait quelques diflicultés POUr renouveler le terme d'e t de M. Findiater, Pour comble de diagrâce, la maison qu'oscupait l'École normale fut vendue, et le nouveau Propriétaire, un nommé W. Kerr, en demanda la remise et possession pour le ler novembre, Mais le bail de location était en bonne et due forme et n'expirait que le ler mai de l'année suivante (1841), Aussi le comité signataire du bail de 1836, d'avoir à
contrat ou à procurer au dit comité un
logement convenable à l'institution, et à un prix n'excédant pas celui du bail actuel, à peine de tous dépens, dommages et intérêts. La menace produisit son effet, et l'École normale put tranquillement prolonger son agonie plus d'une année encore. :
Le premier mai 1841, elle fut un brave M. Leclère consentit
résigner. Dès lors, on dut prévoir la disparition prochaine de l’École normale, et l'on prépara un rapport détaillé sur tout ce qui concernait cette institution depuis son établissement, pour l'information des trois branches de la Législature, Deux des élèves déjà avaient exprimé le désir de quitter avant la fu de l'année scolaire, pou ‘ aller prendre la direction d'écoles à la campagne.
Le premier mai 1842 l’École norn ale se vit encore assimilée aux bohèmes du démévagement, et M. Viger, qui cumulait alors les fonctions de secrétaire et de trésorier, fut autorisé à
faire transporter dans un lieu de sûreté tous les effets appartenant à l'institution. Quant avx meubles, bois de chauffage, etc., achetés pour l'usage des professeurs, ils devaient être vendus par ençan publie, et le prix, versé entre les da trésorier. :
11 ne restait plus que les normn!' 14. La plapart quittèrent l'établissement assez tôt pour r .. r.. les témoins oculaires de sa ruine définitive. M. Viger : “ans wrisr Île matériel
scolaire comprenant les ‘;: HX tustrimc:. et autres objets, au rez-de-chagssé: + 1: musc, oui: 1pait, rue Bonsecours. Les seules nttrià ins du Lorean ie régie se bornèrent désormais à s:utorise u' Liga à pyer le loyer de ces appartements.
Quel fat au juste le nombre des “03. … ur à qui fréquentèrent l'École normale de Mont: : :ondée en 1886? On l'ignore. Pendant les cinq années qu’elle fonctionna, c'est-àdire depuis le 7 septembre 1837 jusqu'au 23 février 1842, il ne paraît pas que le nombre total des élèves ait dépassé trente ou quarante. Plusieurs ont dû quitter l'institution avant la fin de leurs études pédagogiques. D'après les procèsverbaux des séances du comité, quatre diplômes-certificats seulement ont été accordés aux élèves-maîtres, conformément à la loi. Les comptes du trésorier, depuis la création de l’École jusqu'au 30 juin 1842, portent le total des recettes à £3,718, . 19.8. 9d. et celui des dépenses à £3,458, 14.
Après uue existence plus ou moins précaire de cinq aus, l'École normale du district de Montréal, fermait done ses portes. Son directeur, M. Regnaud, devenait arpenteur au service du gouvernement, On le retrouvera plus tard professeur à : l'École normale Jacques-Cartier. . M. Findlater, son adjoint,
retournait en Écosse, emportant avec lui les d'estime et de respect de tous ceux qui l'avaient connu, à Enfin, la loi qui autorisait la fondation et le maintien des écolos normales, était abrogée, le 8 juillet 1842, Elle né fut
Pas renouvelée, L'œuvre disparaissait non sans causer de-vifs regrets aux amis de l'éducation. Quelques normaliens ensei. Suèrent à Montréal, d'autres plus nombreux à la Campagne. I! n'apparaît pas qu'on les ait tenus en estime Particulière et qu'ils se soient signalés Par d'éminents services, L'irrégularité
qu'ils pouvaient espérer, l'agitation politique d'alors formaient
de répandre les meilleures méthodes d'enseignement, et nous
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n0$ hommes d’État, d'étendre les bienfaits de la loi des ‘écoles normales à un certain nombre d'institutrices choisies, que le gouvernement ferait instruire à ses frais. Les Ursulines de Québec reçurent dans leur vieux monastère, six élèves : ce furent Mlles Croteau (plus tard religieuse Ursuline), Casault, Malherbe, Piché, Sénéchal (elles ont enseigné toutes les quatre) et Colyer (décédée après quelques mois d’études),
. Nous connaissons mieux les institutrices formées par les Ursulines des Trois-Rivières. Le gouvernement leur confia, après épreuve, cinq jeunes personnes se destinant à l'enseignement et désirant ainsi être plus utiles à la société. Le succès réalisé fut, encore cette fois, plus que satisfaisant, Des cinq élèves dont le gouvernement -se chargea, trois au moins enseignèrent pendant de longues années. Voici leur noms : Luce Coté, de Nicolet, Julie Plenu, des Trois-Rivières, et Marie- Françoise Dugré. Cette dernière se fit Ursuline sous le nom de Mère Saint-François de Borgia et enseigna jusqu’en 1887, pendant plus de 50 àns. - é
Aux Religieüses de la Congrégation de Notre-Dame à
Montréal, MM. Girouard et Brown recommandèrent au moins sept jeunes Ülles pour leur département nouveau d'école normale, Nous savonis que cinq ou six ont élé admises — ]n pension était de 18 louis par année — aux frais de la Législature, et ont reçu l'enseignement pédagogique, comme il appert pat les procès-verbaux des séances du bureau de direction de l'École normale de Montréal. Plusieurs ont dû enseigner, mais où et combien de temps ? nous l'ignorons. Voici d'ailleurs : ieurs noms : Miles Sophie Hérigault, de Laprairie : Louise Girouard, de Vaudrenil ; Rosalie Barbnrie, Adèle Cléroux, Henriette Holmes, Julie Comptant, et Marcelline Thauvette,
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Dans ces trois évoles normales-confiées aux religieuses qui 3 donnaient l'onseignement, le cours d'études durait trois ana Le gouvornement, pur } i
neur des normaliennes de 1836, qu'elles s'acquittèrent fidèle. ment de leurs obligations, Aussi, le suriatendsnt Meilleur ne manquait-il pas de rendre à jeur compétence particulière un témoignage flatteur. “ Parmi les institutrises, dit-il dans un de ses Rapports, il en est un certain nombre, qui ont été formées à l’école normale tenue par les
puis dire que celles de ces institatri
dans le cours de mes visites tenaient admirablement bien les écoles qui leur étaient confiées ”. Et il ajoutait : “ Je puis en dire autant des institutrices qui ont été formées à l'école de feu le docteur Jacques Labrie ”. Nal doute que les congrégations enseignantes se souvinrent longtemps des suecès de leurs Premiers cours Pédagogiques,et c'est dans leurs classes primai- "ee supérieures que contiaue de se recruter le personnel féminin des petites écoles.
On ne peut le nier, la législation scolaire de 1836 et les essais qu'elle autorisait laissaient beaucoup à désirer, et, quoiqu'il parût sage de n'avoir, dans un pays nonveau comme le Canada, que des lois temporaires, il y avait là on inconvénient, qui, à la ville de l'insurrection et de la suspension de la Constitution, devint fatal aux intérêts de l'instruction publique.
Avec l'Union, et contre l'attente du parti oligarchique anglais, le Canada français entra dans une brillante période de progrès intellectuel, industriel, commercial et politique. C'est l'ère des fondations d'un grand nombre d'institutions qui soit encore notre force et notre gloire. En politique, nos hommes d'État édifiaient peu à peu cette Constitution admirable, que , lord Dufférin trouvait supérieure à celle des États-Unis, et dont le baron de Coubertia, que personne ne soupçonnerx de partialité à l'égard des Canadiens français, disait : “ L'histoire du monde n'offre pas un second exemple d’un esprit politique aussi remarquable ”. “ Le peuple de gentilshommes ”, suivant le mot d'Andrew Stuart, ne jouissait pas encore de toutes ses légitimes libertés ; mais il lui suffira de quelques efforts pour les conquérir.
Dès la première session du Parlement-Uni, l'éducation primaire est l’objet de longs et célèbres débats et une loi scolaire en sort, encore incomplète, sans doute, et qui n'est pas débarrassée des graves défauts communs à toutes les lois antérieures. Elle offre cependant le double caractère d’être générale à tout le Bgs-Canada et permanente. Hâtons-nous de dire toutefois, pour en signaler le défaut capital, qu'elle laissait l'éducation sous le contrôle immédiat de l'Exécutif, et en faisait par conséquent, une des choses de la politique. Le conseil ou distriet municipal nommé par le gouvernement devenait l'instrument du pouvoir central. Une fois de plus, on protesta contre cet escamotage de l'instruction publique.
Des députés influents, au nombre desquels se distinguait Étienne Parent, portèrent en Chambre les protestations de
l'épiscopat catholique et du peuple, et grâce à leurs efforts, le projet de loi subit de profondes modifications. La plupart
« — de domrmone
des amendements proposés passèrent dans les actes votés subséquemment. = ee
L'importañte loi de 1841 rendait le brevet dé capacité obligatoire — excepté pour les congrégations religieuses, — établissait pour tous les propriétaires l'impôt scolaire foncier, * inaugurait le principe de l'éligibilité des commissaires d'écoles (cinq élas pour trois ans) et plus tard un Bureau d'Éducation, composé d'un surintendant général, Robert Jamieson, pour le Canada-Uni, et de deux surintendants régionaux, Robert Murray, pour la province anglaise, et J. B. Meilleur, pour la province française,
Encore que très libérâle, cette législation eut, dès le débnt, le grand tort de partager pendant quelques années l'impopularité de ces fameux “ wardens ” ou préfets de districts munieipaux, auxquels les commissions scolaires rurales devaient faire rapport de l'emploi des allocations annuelles. Le peuple, si prompt alors à s'alarmer. regretta l'indépendance dont il jouissait depuis six ans au point de vue scolaire, et fit une vive opposition à cette nouvelle ingérence de l'État. Habitué à ne payer que de faibles impôts et instinctivement réfractaire aux moyens coercitifs, ilerut voir dans cette taxe directe un empiètement sur son droit de disposer du budget de la provinee.
Mois: la classe inatruite- s'aperçnt bien vite que ls liberté d'enseignement avait fait an nouveau pas, puisque l'unité de direction présidait enfin, dans la Personne du surintendant, au fonetionnement du récent système scolaire. L'instruetion primaire prenait enfin le caractère d’un service public.
De son côté, le docteur Meflleur semploya de toutes ses forces à dissiper, par la paroïe et par la plume, toutes les équivoques
#t à éclairer l'opinion publique. La lutte contre ‘impôt scolaire fut longue ct marquée d'excès regrettables. Le parti des “ éteignoirs ” qui se recrutait parmi les hommes avides de popularité, triompha un instant quand, en 1845, la cotisation obligatoire fit place au système des contributions vol’ utaires, L'excès du mal amena une réaction qui eut pour effet de rétablir, dès l’année suivante, la loi primitive dans ses dispositions premières.
La vietoire, cette fois, était complète et définitive. La loi de 1841, telle qu'amendée en 1846, sous l'inspiration du surintendant Meilleur, est la base même de notre organisation scolaire actuelle et, c'est de cette année que date, à proprement parler, notre système d'instruction publique.
Dès lors, tous ceux que n'aveuglent ni les préjugés de parti, ni les préjugés de race, s’unissent pour en obtenir l'application loyale et entière. “ Le clergé, surtout le jeune clergé, écrivait Meilleur à Lafontaine, fait partout des efforts incroyables pour procurer aux enfants le bienfait de l'éducation ”.
Quand, en 1850, le système de cotisation obligatoire fut une fois de plus menacé de disparaitre, le clergé catholique s'inquiéta, et, pour rassurer les esprits timides, il donna, lors d’une assemblée solennelle, à Montréal, son adhésion la plus complète à la loi scolaire, croyant avec raison que l’abroger “c'était de fait rendre nupossible tout système d'éducation et même mettre en péril le système municipal ”. “ Ils (les prêtres) le regrettent d'autant plus, disait Louis Giard (24 juillet 1850), qu’ils ont fait de grands sacrifices pécuniaires pour bâtir des écoles sur un pied supérieur, écoles qui vont se trouver inutiles parce qu'ils n'auront plus de moyens d’en tirer parti, et parce que tous ont plus ou moins mis en jeu leur
Foie ee den 25 er; ruitéametinner rendant tromeiscmenagenlaan HE NE ere a el citons RTE
popularité en prétant leur appui à la loi ”. Le péril fut enfin :
définitivement écarté.
C'était le triomphe qui couronnait une longue série de prit la part la plus active.
publique. Le principe de quant à l'imposition des
aspects Il n'était plus possible d'en nier on d'en ignorer l'extrême importance.
La loi de 1841 avait prévu la fondation d'une école normale anique pour le Bas-Canada. C'eût été le renouvellement des erreurs de 1836. La prétention d'auglifier les Canadiens par la violence était décidément surannée, à cette époque, et il te fallait pas être bien clairvoyant pour s’apercevoir que l’umson de nationalités et de religions diverses sur le terrain scolaire, n'était plus réalisable. Les Anglais eux-mêmes, n'espérant plus imposer leurs vues, se rangèrent enfin de l'avis des Canadiens et proposèrent “ d'établir une école normale en deux départements, dont l'un pour les catholiques et l'autre pour les protestants ”. Ce n’est qu'en 1856, que ce projet de loi, avee de nouvelles modifications, sera ratifié par la Législature.
À défaut du gouvernement qui abandonnait, pour le moment, ses fondations d'enseignement normal, l'évêque de Montréal, Mgr Bourget, voulat procurer aux instituteur.
laïques une formation pédagogique en rapport avec leurs fonctions importantes. 11 écrit à son clergé le 5 janvier 1842 : “ Les Frères des Écoles Chrétiennes de Montréal sont prêt: à donner des leçons de pédagogie à tous ceux (les instituteurs) que l'on jugera à propos de leur envoyer, et ils se feront un devoir de les mettre au fait de leur méthode d'enseignement, autant qu'elle peut être applicable à des écoles où il n'ya qu'an seul précepteur... Pour faciliter l'exécution de ‘ce projet, vous pourriez faire donner maintenant les vacances à vos écoles, et engager les marguilliers à payer sur les deniers dé l'Église, les pensions de ceux qui seraient trop pauvres pour le faire, moyennant promesse de remboursement ”. Plusieurs “ bons sujets” se rendent à son invitation, et. l'ouverture des cours pédagogiques est fixée au premier mai de la même année. “ Cet excellent ordre religieux, affirme le docteur Meilleur, dont le noviciat est üne véritable école normale, a contribué à former ainsi bon nombre d’instituteurs. laïques ”. ;
Hüit ans plus tard, le surintendant conseillait, mais en vain, de faire donner des cours pédagogiques dans nos institutions d'éducation supérieure, anx personnes des deux sexes, qui seraient disposées à se consacrer à l'enseignement primaire. Les efforts se portent dès lors sur d’autres points.
Dans leur croisade en faveur de l’enseignement, nos hommes d'État avaient rencontré de vives sympathies chez ces humbles maîtres-d'école qui s'étaient faits, depuis plusieurs années, dans les villes et dans les campagnes, les pionniers de l'éducation populaire.
Quelques-uns, Charles Dion, J.-B. Dugal, Xavier Jilbert, Isidore Belleau, Antoine Légaré, F.-X. Juneau, et bien.
d'autres, avaient déjà enseigné pendant de longues années, et, à côté de plusieurs membres du &
collèges, des hom
plus hautes
pénétré dans les rangs du efforts, ils y avaient porté Leur. nombre s'était grossi malgré tous les obstacles qui s’opposaient à leur recrutement. Ils étaient plus de 800 en 1842, et, avec une parfaite compréhension de leur responsabilité nationale, ils appuyaient le mouvement éducationnel parti d'en haut, De cette force d'expansion, de ce besoin d'activité naquit alors l'idée d'un, Sroupement appelé aux plus longues comme aux plus belles destinées. Nous voulons parler des associations des iostituteurs, .… Les écoles normales donnent des Connaissances profession. nelles à ceux qui se destinent à la carrière de l’enseignement ; elles préparent l'avenir de l'éducation nationale, Les associations d'instituteurs ont pour but de continuer et d'étendre l'œuvre pédagogique initiale, en appliquant à la pratique de l'enseignement, les théories et les méthodes autorisées par l'expérience. Elles donnent à leurs membres l'occasion de se réunir, de se connaître, de s'instruire mutuellement, d'échanger leurs vues, de rapprocher leurs découvertes et d'en discuter la valeur. :
Œuvres de protection et de perfectionnement, elles sont une sauvegarde et un élément de progrès, elles préviennent la routine et le découragement, fruits naturels d'une profession
DE LA PROVINCE DE QUÉBEC 81 ace mm 5
peu rétribuée, et, en général, assez mal appréciée. ‘ Elles fouraissent aux maîtres d'école qui n'ont pu suivre des cours pédagogiques réguliers, les movens d'apprendre l'usage des meilleurs procédés et méthodes d'esseiguement, de se renseiner sur les manuels classiques, et sur tout ce qui touche à l’organisation scolaire.
Nous ne croyons pas nous tromper en attribuant au docteur Meilleur la paternité de ces fondatiqns nouvelles, L'appui qu'il ne cesse de leur accorder, les nombreux amis qu'il comptait parmi les chefs du nouveau mouvement, la fidélité de ceux-ci au programme scolaire de 1841, Jes suggestions et demandes formulées par les associations, tout cels concourt vers un seul but : ls réalisation complète du plan d'éducation tracé par le surintendant, ee
C’est de la région de Québec que partit le mot d'ordre. Au mois de mai 1845, une première réunion d’instituteurs primaires — chez F.-E. Juncau — permit d’entrevoir sur quelles bases il eonvenait de fonder l'association. A un mois d'intervalle, les maîtres d'école luiques de la vallée du Richelieu, se rénnissaient à Saint-Marc, et, sous la même inspiration que leurs collègues de Québec, ils élaboraiéen: rn Programme de réunion et de travail qui rèçut la sanction de tous les membres. Des règlements presque identiques régisssient les deux associations sectionnelles et indépendantes. Voici un résumé des clauses les plus importantes :
“lo Les membres decette Association ont pour but de créer une plus grande émulation parni eux ; de s’instruire mutuelle. ment ; de se mettre en état de mieux satisfaire aux besoins de la sogiété et de donner à l'état d'instituteur toute l'importance
da MED the mt sera sSht fc bidén ven ab
82 LES ÉCOLES NORMALES PRIMAIRES Re de ne.
qu'il a chez les autres nations, sous le double rapport dela . science et des mœurs. à :
membres adjoints et chargés lière au progrès et au maintien de l'Assowation, “80 Le secrétaire tient un journal des délibérations de
compte exact des recettes et des dépenses dy FAssociation, et perçoit la contribution annuelle deep" membre, laquelle est fixée à cing chelings,
“6o Les membres de l'Association, —ils britanniques et de conduite
L'Association des instituteurs de Montréai ve réunit d'abord à Saint-Mare, puis à Bell, puis à Montréal dans les salles de l'Institut Canadien, Elle eut
quelle époque, et pour quelles raisons elle fut dissoute, L'un des plus remarquables de ces membres, F-X. Valade, auteur de l'excellent Guide des Instituteurs, évite, le premier parmi les instituteurs primaires, et pour une de ses conférences pédagogiques, les honneurs de ]a publicité dans l'un des grands journaux d'alors.
Casean, F.-E. Juneau, Toussaint et Lacasse. Le nombre de ses membres, l'activité et l'enthousiasme des débuts, la fréquence des réunions, la fondation d'une bibliothèque considérable pour l'époque, la proiection spéciale accordée par les pouvoirs publics, en firent une collectivité puissante qui contribua beaucoup au progrès de l'éducation populaire. Incorporée en 1850—elle comptait alors 80 membres actifs, —elle fit preuve de l'initiative la plus éclairée et la série de ses travaux est déjà imposante quand le grand incendie de Québee, en 1854, vient malheureusement anéantir toutes ses archives et une partie de sa bibliothèque. Trois ans plus tard, le siège de l'Association était transféré, du domicile de l'instituteur FE. Juneau à l'École normale Laval, et une nouvelle Association fondée par M. Chauveau, sous le nom de Conférence, recueillait les traditions de l’ancienne et sur un plus grand nombre encore de professeurs, commençait d'exercer une action aussi efficace.
I nous reste des vieilles associations de 1845, outre le souvenir d'importants travaux sur les méthodes d'enseignement, le pétitionnement en faveur de la fondation des Bureaux d'examinateurs, et de l'organisation du système de l'inspectora : mesures très efficaces pour augmenter ls valeur intellectuelle du personnel enseignant et pour le protéger contre les instituteurs ignorants ou incapables, ou même pour éclairer les municipalités scolaires sur leurs obligations.
L'article de la loi de 1841, qui autorisait le Bureau d'éduca tion à faire l'examen des aptitudes et des connaissances pédagogiques des futurs instituteurs, était pratiquement resté
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