LES ÉCONOMISIES , LES SOCIALISTES
confiance, acquérir sur eux cette autorité toute de conviction , la seule à l’égard de laquelle l’homme du peuple ne se montre point défiant? De quelle utilité ne' seront-ils pas encore pour l’éducation des enfants de l’ouvrier? Dans les conditions nouvelles du travail , le père, la mère souvent, sont forcés, pour gagner le pain de leur famille, de passer une grande partie du jour hors de leur demeure dans les ateliers de la grande industrie. Ce seront encore les ordres religieux qui , sachant se faire simples avec les simples , petits avec les petits , pourvoiront à la surveillance des familles forcément abandonnées de leurs chefs , et prodigueront aux enfants des travailleurs, depuis la crèche jusqu’à l’atelier d’apprentissage, les soins les plus tendres et les enseignements les plus utiles. Et ce n’est pas aux enfants seuls que s’adressera la sollicitude de la charité des religieux : après en avoir fait des hommes, ils les suivront dans la vie 5 ils les accueilleront dans les heures de repos, au sortir de ces travaux des manufactures dont la monotonie obligée exerce la plupart du temps, sur le moral du travailleur, une influence si fâcheuse ; par des enseignements à la fois simples et élevés, ils feront diversion aux fatigues du travail des manufactures, et empêcheront qu il ne devienne, pour l’ouvrier, une source d’abrutissement.
BT LE GHBISTIAHISUE.
L’Église, par l’institution des fêtes religieuses, assure d’ailleurs au travailleur des jours de repos durant lesquels il pourra étendre ses connaissances , et recevoir l’enseignement moral dont il a si grand besoin pour se soutenir parmi les épreuves de la vie. La nécessité du repos du dimanche est aujourd’hui un fait reconnu par les économistes; tout le monde convient que, sans ces repos périodiques, les forces de l’homme s’épuiseraient , que le travail perdrait de son énergie , et qu’au lieu d’étendre la puissance productive d’une nation, en supprimant les fêtes religieuses , on ne ferait probablement que la restreindre, en ôtant aux travailleurs, non-seulement leurs forces physiques, mais encore la vigueur morale et l’application constante au travail, qui sont les conditions indispensables de sa perfection et de sa fécondité. De même que par le progrès de la civilisation chrétienne , à mesure que s’accroît la puissance productive du travail, il devient plus facile d’augmenter la somme du travail appliqué à la production immatérielle , de même aussi il devient possible d’étendre davantage les repos accordés au travailleur , et de lui donner plus de temps pour élever son âme à Dieu, vers qui les solennités et les enseignements des jours consacrés à la religion reportent toutes les puissances de son être. C’est ainsi qu’avec l’aide de la foi reli-