‹ Les Écrasements des Membres: Leur TraitementChapitre 22 sur 44 · SHOT · texte numérisé non relu

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fection n’est pas le danger immédiat, la résorption des poisens septiques serait du reste ralentie dans l’état de choc d’après les expériences de Galeazzi. Ce qu'il faut pour le mément, Cest « réchauffer» le blessé à tout prix.

Les petits moyens habituels seront mis en usage: bouillottes aux extrémités et le long du corps, couvertures sur le lit. Mais traiter le choc veut dire surtout traiter le cœur (). C’est par le cœur, par lafflux plus régulier et plus abondant du sang que le système nerveux se réveillera si la gravité des lésions n’est pas irrémédiable et que les fonctions se rétabliront. Cette indication fondamentale sera remplie de deux facons : par les injections de lonicardiaques d’une part : caféine, huile camphrée, éther, ‘spartéine, ‘strychine, et d'autre part par les injections de sérum artificiel.

Les injections de sérum artificiel constituent vraiment l’agent héroïque de cette thérapeutique (2) Un bon sérum doit êlre non seulement stérile mais isotonique pour n'altérer en rien la composition du plasma sanguin: la solution de sel marin à 9 0/00 serait la meilleure.:(Hambürger et Koppe).

On peut le donner de deux façons: par voie intraveineuse et par voie sous-cutanée. La première peut être indiquée dans le cas d’hémorragie très abondante mais elle n'esl pas sans inconvénients: le sérum passant trop rapidement dans la circulation peut provoquer l'œdème aigu du poumon. Pozzi el Bouveret en ont signalé des cas foudroyants. Ces dangers ont vite fait préférer l'injection sôuscutanée. Elle agit de même façon mais moins vite à cause de la résistance opposée par le tissu cellulaire.

La quantité à injecter varie: elle est proportionnelle en général à la quantité de sang perdue. Il faut administrer à hautes doses et non, dit Lejars, avec cette parcimonie étrange qui trop souvent paraît être une règle pour quelques chi-

(1; Lejars. La thérapeutique ïin extremis. La Semaine Médicale, 22 juillet 1908.

(2) Comte. Des injections sous-cutanées de sérum artificiel après les grands traumatismes accidentels et chirurgicaux. Thèses de Lyon 1898-99.

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