‹ Les Écrasements des Membres: Leur TraitementChapitre 33 sur 44 · NOR · texte numérisé non relu

NOR

OBSERVATION XXV (inédite).

(Due à l’obligeance de M. le professeur agrégé Bégouin.)

Ecrasement de jambe.— Amputation au foyer traumatique.— Sphacèie des lambeaux.— Nécessité d’amputation secon-

daire.

1896.-— Charles T.…., manœuvre, 54 ans, entre dans le service de M. le professeur Demons, pour écrasement de jambe. Il fut amputé quelques heures plus tard mais l’incision passa dans les tissus décollés par le traumatisme. Du sphacèle de la peau survint, l'os devint saillant: il fallut le scier plus haut.

5 mois plus tard, le blessé était encore au lit avec un court moignon de jambe dont la cicatrice adhérente au tibia et au péroné est mince, violacée, douloureuse. Cet homme ne pouvantse servir d'un pareil moignon, force fut de faire une amputation secondaire au-dessus de

l'articulation du genou.

Dans ces amputalions d'urgence, le procédé circulaire est le meilleur. Les amputations enseignées par les trailés elassiques constituent des &pérations élégantes et donnent de bois moignons mais elles nécessitent une certaine expérience et leurs lambeaux sont plus sujets au sphacèle. La meilleure amputation est pratiquement la circulaire: (1) elle convient à (ous les cas et d'autre part est à la portée de tous les praticiens: elle comprend la section de la peau, la section des muscles, la rugination du périoste, le sciage du squelette, la ligature des vaisseaux et l’excision des nerfs; le tout exécuté, comme nous l'avons dit, le plus vite possible.

Nous omettons à dessein dans ce résumé succinct de lintervention son dernier temps habituel: les sutures. C’est en effet une recommandation capitale de ne point faire de sutures ici. Ni catguts, ni crins. Le moignon doit être laissé béant

(1 Pauchet (d'Amiens). Amputations utiles. La Médecine des Accidents du travail, février 1908.

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