ASSYRIEN
Or, quand on a pu prononcer ces deui signes, on les a lus Sarru ou plutôt Sa-ar-ru , par suite de la décomposition du premier signe dans ses éléments simples. Sarru est donc l’articulation phonétique assyrienne de l'idéogramme royal, et les documents ninivites en ont donné la confirmation.
L’idéogramme royal ne parait pas entrer dans la composition des mots comme signe syllabique ; il n’en est pas ainsi de tous les idéogrammes.
L’idéogramme de la Divinité se rencontre d’abord dans la composition des mots, avec une valeur syllabique que la transcription de cinq noms propres ne permet pas d’articuler autrement que an: Akhama.l A’nisi, — Sitra.t Aakma, — ZazaAA’na , — ParupanisaAA’ni , — Zara.A.Yga ; dans tous ces mots, l'articulation an est attachée au môme signe ; c'cst la valeur que ce signe a en assy-
ÉCRITl R ES CUNÉIFORMES.
rien et en médo-6cythique. Mais il est quelquefois isolé ; il peut être pris pour l ' indication aphone d'un nom de divinité quelconque, ou comme l'expression de l'idée générale de la divinité ; dans ce dernier cas, il correspond au perse Baga , et la valeur en est ainsi déterminée dans les trois langues :
PERSE. MÉOO-SCTTHIQl'E. ASSYRIEN.
Baya
Baya
Or, si le même idéogramme exprime en médo-scythique et en assyrien l’idée de Dieu, on voit qu’il se traduit an-na-ap en médoscythique, et i-lou en assyrien. Nous devons remarquer ici que la valeur syllabique est commune aux deux idiomes et quelle procède, dans ce cas, de la valeur phonétique du groupe médo-scythique. Beaucoup d’idéogrammes offrent cette particularité. Mais continuons.
Un grand nombre de signes de l’écriture assyrienne se présentent tantôt avec leur valeur syllabique , tantôt avec leur valeur idéographique, et dès-lors il s’est trouvé , comme l’avait annoncé sir H. Rawlinson , que les caractères assyriens avaient plusieurs valeurs, et par conséquent qu’ils étaient polyphones. Cette double valeur ne peut leur être contestée ; mais ce n’est pourtant pas là le véritable caractère de la polyphonie , puisque les idéogrammes se lisent et ne se prononcent pas.
Toutefois, nous devons, avant d’aller plus loin, essayer défaire comprendre celte différence qui existe entre l'articulation sylla-