‹ Les Ecritures CunéiformesChapitre 24 sur 33 · AN NA AP. I LOU · texte numérisé non relu

AN NA AP. I LOU

ECRITURES ANAIUEHNES.

bique d’un signe et son articulation idéographique, parce qu’elle a conduit M. Oppert à indiquer le peuple chez lequel l'écriture cunéiforme anarienne semble avoir pris naissance.

Si on consulte en effet ce qui s’est passé dans l'écriture hiéroglyphique des Égyptiens, on voit que le signe hiéroglyphique représente un objet dont le nom , en copte , donne l'articulation égyptienne, et l’on sait ainsi que les hiéroglyphes égyptiens ont pris naissance en Égypte. Il doit en être de même pour toutes les écritures hiéroglyphiques. Aussi l’écriture assyrienne, en usage chez différents peuples qui pariaient des langues différentes, a fourni des idéogrammes, dont l'articulation phonétique changeait suivant la langue du peuple qui traduisait le caractère symbolique ; mais on devait reconnaître le peuple chez qui elle avait pris naissance , lorsque la valeur phonétique des idéogrammes se trouvait d’accord avec les articulations phonétiques qjji traduisaient les noms des images représentées. Il en est résulté, pour nous en tenir à l'exemple que nous avons cité, que le même signe ayant la valeur syllabique de an, et la valeur idéographique de anap en médo-scythique , et une Valeur idéographique différente en assyrien, l’écriture cunéiforme parut avoir pris naissance chez les peuples qui parlaient la langue exprimée dans la seconde colonne des inscriptions trilingues.

L’écriture assyrienne ne s’est pas bornée à avoir de simples idéogrammes; il fut quelquefois nécessaire , pour exprimer une idée, d’avoir recours à deux signes: par exemple, quand il s’est agi de représenter, non plus l’idée générale de la Divinité, mais telle divinité spéciale. Nous pouvons nous rendre compte encore de ce qui a du se passer en assyrien , par ce qui s'est passé dans l’écriture idéographique des Égyptiens. Comment , en effet , ces derniers ont-ils procédé pour exprimer une idée de ce genre ? Ils ont d’abord

ECRIT l'RES CCSÉirORHES.

écrit l’idéogramme général de la divinité : un homme assis a l’égyptienne; puis ils y ont ajouté l'attribut qui caractérise le dieu : une tête d’épervier, pour Ilorus; une létedechakal , pour Anubtj , etc. ; et comme la même divinité pouvait avoir plusieurs attributs , il s'ensuivait que chacun de ces attributs pouvait la représenter également. Ainsi Osiris était aussi bien caractérisé par un œil que par un fouet, ou par un pschcnt flanqué de deux plumes £ autruche. Est-ce h dire que la figure assise représente une articulation qui change de valeur suivant la divinité exprimée? Évidemment non. Il en est de môme en assyrien : il s'agit d'exprimer, par

exemple, le Dieu Nèbo. On écrit d’abord l'idéogramme divin *->-y •

Mais Nébo a dans ses attributs le sacre des rois; dès-lors on fait suivre l’idéogramme divin du signe qui représente cet attribut, un lecytus, autant qu’on en peut juger toutefois par la forme hiératique qui nous en a été conservée rïb etquetraduitlesigne mo-

derne On a ainsi un groupe de deux signes >>— J :

qu’il faudrait lire AX-PA , s’il était phonétique, et qui pourtant exprime le dieu Nébo et doit se lire Nébo. Mais ce dieu a un autre attribut : c’est le Dieu de Y action, le dieu qui surveille. Il peut donc être aussi caractérisé par le symbole qui exprime cette idée, et nous aurons un second groupe, en ajoutant à l’idéo-

gramme divin un signe dont la forme hiératique -O

parait procéder de l’image d’une herse et qui a la valeur idéographique de faire ou inspecter Nous aurons donc encore un groupe

de. deux signes

qu'on devrait lire AX-PA, s’il

était phonétique, mais qui exprime encore le dieu Nébo. Ces deux

ÉCRITURES 1NAMENNES.

groupes sont, en effet, traduits phonétiquement de la même manière , et ils se prononcent en assyrien :

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