NA B1 IV NA BU U
Ce n'est pas à dire que le signe »->—y » qui a 1® valeur syllabique de on, aura également la valeur de na, pas plus que les signes qui ont la valeur de pa et ak n'ont celle de bu. Non , ces signes n’ont qu'une valeur syllabique, et rien de plus. Lorsqu’ils jouent un rôle idéographique, l’ensemble se prononce autrement, mais le groupe ne peut être décomposé.
Le signe pa, qui détermine le nom d’une divinité , peut aussi bien déterminer une idée commencée par un tout autre idéogramme. En voici la preuve : le caractère ^ 4 JJ a la valeur
syllabique de ISJI. Sept noms propres du texte des trilingues en donnent la certitude: Akhaman ISII,— Akhaman/S//si,— S'sp/AW. Sinsahr/S//, — livakf.S7/tar, — Ardiman/.S'/A, — Pidd/.S'// u r /.S'// ; mais il a également la valeur idéographique de bois ou arbre. S'il s’agit d’exprimer un bois d’une certaine nature, on écrira d’abord l’idéogramme du genre ; puis on le fera suivre du signe qui caractérise l'espèce, l’onction royale, par exemple; on aura
ainsi deux signes qu’on lirait JSII-PA s’ils
étaient phonétiques , mais qui expriment idéographiquemenl le bois de l'onction royale , c'est-à-dire le sceptre , et que les Assyriens prononceront Uaral.
Le nom de Babylone est un de ceux qui ont été le plus fré-
KI'.niTtlRES r.lNKirORMES.
quemmenl cites , et dont les différentes formes ont été le plus scrupuleusement analysées. Dans les inscriptions trilingues , a u mot perse Babyrus correspond un groupe qui se lirait :
Dm tib ki ;
c'est l'expression idéographique du nom de Babylone. Ce groupe se compose d’abord de l'idéogramme exprimant le pays ou la contrée, ( DIN ) ; puis de l'idéogramme de la contrée particulière
que l'on veut désigner, (TIR, langue, tribu peut-être?);
puis enfin d’un déterminatif
(Kl), lequel est aphone lors-
qu’il suit les noms de ville. Ce groupe est donc un composé idéographique qui exprime la même localité que le perse Babyrus. 11 faudrait peut-être y lire : la ville des langues ou la ville des tribus ?
Mais ce groupe se retrouve sur les monuments unilingues de Babylone, où il est remplacé par un groupe phonétique qui se lit en assyrien moderne ;