G O SCH T A SP
Les deux inscriptions étaient donc à lire, la première: Khschharscha , rot des rnis , fils de Darheusch , rot, etc.; cl la seconde :
Darheusch , roi des rois , fils de Gnschlasp, etc.
On peut voir , par cet exposé , que le procédé de Grotefend est indépendant des observations philologiques*^ ses prédécesseurs. Tandis que Tyschen et Mtintcr a'vaient usé leur science pour asseoir la valeur de quelques lettres douteuses, Grotefend parvint à lire d’un seul coup une phrase tout entière. Quoi qu’il en soit, les mots qu’elle contenait ne donnaient que douze lettres et des groupes inarticulés qui pouvaient signifier fils et roi. Il était difficile d’aller plus loin.
Nous avons dit qu’au milieu de toutes ces inscriptions et de tous ces bas-reliefs plane une figure ailée , que nous avons désignée comine la figure d’Ormusd. Ce fait est constant aujourd’hui, et pourtant cette figure a été prise pendant long-temps pour le Férouer du roi. Les Férouërs , dans la religion des anciens Perses, sont à la fois des divinités inférieures, et l’expression la plus parfaite , le type de la force créatrice appliquée à un objet particulier (1). Mais lorsque ces types prennent un corps, c’est un corps de jeune fille (2). Les Férouërs sont des génies femelles
(I) Conf. A. Charma, Leçons de philosophie orientale professées à la Faculté des lettres de Caen , en 48û(M8âf , p. 440.
(3} Ztnd-Avesta, Vend . Sade Izesch 1*'. Ha.
ECRITURES CUNEIFORMES.
cl leur figure ne saurait se reconnaître dans ces corps virils, ornés d’appendices ornithomorphes, qui représentent la Divinité.
Le nom d’Ormusd ( Auramazdû) est d’ailleurs écrit sur ces monuments, autour de ces symboles; Grotcfcnd le lisait ainsi:
ïïKnEHîIHÏÏm