‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 11 sur 61 · ALPHABET JAPONAIS KATA-KANA · texte numérisé non relu

ALPHABET JAPONAIS KATA-KANA

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Les lignes qui composent le syllabaire kala^kana sont composées de quarantesept éléments ou pai*ties de caractères chinois : c'est pourquoi on leur donne le nom de kata^kana^ c'est-à-dire < caractères de fragments. » Nous avons publié, dans un travail spécial ^ , la liste des signes chinois d'où sont dérivés les différents signes de l'irofii kata^kana^ nous nous contenterons d'y renvoyer le lecteur.

L'écriture japonaise, la plus employée pour les romans, les recueils de poésie , les ouvrages de littérature légère, et pour la plupart des livres popii-

' /nlrotfuclt'on à l'itvdê dt la Lamgvt japonaiêê (publiée par Maisoiiueuve et Cie, éditean)j io-4*, prge 15.

12 ÊCRITUBES PRIMITIVES.

laires généralement répandus dans les principales villes du Nippon, est appelée fira-kana. Elle tire son origine do récriture chinoise ihsao^chou et, comme celte dernière, elle est susceptible d'être tracée d'une manière extrêmement eursive ; aussi présente- t-elle quelquefois des difficultés réelles à la lecture.

Le man-yd-kana ou a caractères des dix mille feuilles, » ainsi appelés parcequ'ils avaient été employés h écrire l'ancienne collection de vers connue sous le nom de man-yà-siou (littéralement: « collection des dix-mille feuilles »), est composé de caractères chinois qui représentent les différentes syllabes de Virofa,

Le yamatO'kana, ou c écriture japonaise (par excellence), » est composé de caractères chinois extrêmement cursifs, provenant de l'écriture thsao-chou dont nous avons déjà parlé. Les difTérents signes de ce syllabaire sont susceptibles d'être liés, soit entre eux, soit simultanément avec ceux des autres écritures japonaises.

Le syllabaire de Zyak-seô, ainsi appelé du nom de son inventeur, se compose également de signes cursifs dérivés de l'écriture chinoise. II se rapproche beaucoup du fira-kana.

Sous le règne du mikado, ou empereur et pontife japonais Itsi-sio-no-In, dans la seconde année de l'ère impérial isyô-fo (an 1000 de notre ère), le bonze Zyakseôde la pagode Yen^ri-si^ alla à la cour des Sot^n^ (souverains de la Chine), d'où il rapporta Yirofa (syllabaire). Zyak-seô s'appelait aussi Yen-isou-daï-zi^ c'est-h-dire t le Grand-maltre qui a une intelligence parfaite. »

Ces trois syllabaires étant d'une importance secondaire chez les Japonais, nous n'avons pas cru devoir les reproduire ici, d'autant plus que la typographie orientale en France n'en possède pas encore les signes. Nous ne pouvons que renvoyer à notre in(ro(/tic(ion à l'étude de la langue japonaise^ où l'on trouvera également le syllabaire /tra-kana qu'il ne nous a pas été possible d'insérer ici.

Les Coréens possèdent un véritable alphabet, c'est-à-dire une série de voyelles et de consonnes distinctes, sans ligatures proprement dites. En cela, ils diffèrent des Chinois et des Japonais, dont ils sont rapprochés par la position géographique.

L'écriture coréenne se trace de haut en bas, par colonnes verticales. Elle comprend treize voyelles et quatorze consonnes, auxquelles il en faut ajouter cinq servant à la transcription des mots étrangers*

Les treize voyelles coréennes se divisent en voyelles simples et en voyelles composées ou diphthongues.

Parmi les consonnes coréennes, il en est dix simples, dont une aspirée et une nasale , et quatre composées de la consonne simple et de l'aspiration '•

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