‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 12 sur 61 · livre l · texte numérisé non relu

livre l

Simples

ALPHABET COftUN

Voyelles

oniposees

O ( JofJfÛfMÙ ^ }

(Jap. ^)

ow

I ! >-(Jv^)

uou^ (jap. ^ )

ff

Le son/ éj fea Japcnaû, C£) ^ nprefeaU^, en Coretn/,par It/ si^fu/ compose/ JSl^ ^ stynt ue (•fap-

Consonnes

Simples.

Composées etc.

□ y A lAO

A^spirécs I ^1

Consonnes ajoutées i rAl{)hâbrt Coréen pour k transcription des motB ctranOers.

ohu. s

nar

Exemples de consonnes groupées.

Aha

uvm.

inv.

ËÊMJUi

•mvustA^m et C^ Idiitmn

chronologique des écritures de la Chine, les caractères de Tinscription érigée sur le mont Heng-chan *par Yu-le-Grand (2278 années avant notre ère) en commémoration de l'écoulement des eaux du déluge ^. Les signes tracés sur ce monument ne sont malheureusement parvenus jusqu'à nous que fort dégradés: toutefois on peut encore les rattacher à l'écriture dite Kho-teou ^ ou c têtards », ainsi appelée à cause de l'irrégularité de ses traits constitutif, qui rappelait à Tesprit la forme de Tanimal portant ce nom^

Mais ces signes, où l'image primitive tendait incessamment à s'eiTacer, se multipliant avec irrégularité par l'absence de lois qui en réglassent la forme exacte, devinrent bientôt une source de confusion. Il fiillut y remédier en promulguant une écriture basée sur des principes généralement invariables. Cette écriture, désignée par Texpression ta-tchouen 5, passe pour avoir été inventée par le Grand-historiographe Tcheou qui vivait sous le règne de Siouen-wang de la dynastie des Tcheou (de 827 à 782 de notre ère). Elle était en usage au siècle de Confucius et s'est conservée jusqu'à l'époque desHau (ii** siècle avant J.-C). Postérieurement modifiée etsimplifiée par Li-sse, ministre de l'empereur Thsinchi-hoang-ti, l'incendiaire des livres et le constructeur de la Grande-muraille, elle prit le nom deSiao-tchouen^. Cette dernière écriture demeura peu de temps en faveur 7.

Jusqu'alors on s'était servi pour écrire de petites planchettes en bois de bambou sur lesquelles on traçait des canictères avec un petit bâtonnet trempé dans une sorte de vernis. L'invention du papier, de l'encre et des pinceaux vint opérer une révolution dans le système graphique usité jusqu'à cette époque parmi les Chinois. Les caractères tchouen étaient raides et longs à former : il fallait désormais une écriture qui se pût tracer facilement sur le papier, et dont l'aspect fût agréable à la vue, grâce à un heureux mélange de pleins et de déliés. Les caractères li virent le jour sous les Han, et parurent remplir avantageusement ces conditions. On en attribue l'invention à Tcheng-mo qui, pour récompense de ce service, reçut de l'empereur Tsin-chi-hoang-ti le titre et les fonctions de Moniteur impérial. Ces caractères parurent très-propres pour les actes d'administration ; c'est ce qui les fit nommer li-chou ou « écriture des bureaux. »

* Nom d'une montagne célèbre dans riiistoire antique de la Chine et sur laquelle les empereurs venaient offirir des sacrifices au ChangAi, ou Suprême souverain.

3 Cette inscription conservée dans la ville de Si-nganfou (province du Chtn^), en été copiée et traduite en français par le père Amiot, et l'objet de plusieurs -némoires par Klaproth, Hager et autres.

' L'écriture Kho-têou passe pour avoir été inventée par Fou-hi.

* Cf. Abel-Rémusat, Élémeru de la grammaire dbtnofM, pag. 5.

^ Ta veut dire « grand » ; Tchoum signifie, dans ce composé « tradition >*, (CfL Tenoyclopédie raff-ptn^ yu-lan, livr. 749, pag. 2.)

Cf. Stanislas Julien, Hietoire et fabricaiion de la porcelaine chinoiée^ pag. 14; Abel Kémusat, ÉUmente de la grammaire chinoise, pag. 5; Klaproth, Aperçu des écritures de l'ancien monde, pag. 13 et suiv.

7 C'est-Â-dire « ptUt-Tchouen ».

Vers le milieu du i^' siècle avant notre ère, sous le règne de Tempereur Youen^ ti de la dynastie des Han (48-55 av. J.-G), un eunuque de la cour inventa une écriture très-cursive qu'on désigne en Chine par Texpression thsao*chou\ Depuis cette époque reculée, plusieurs variétés d'écritures thsao ont vu successivement le jour dans Tempire chinois, où elles ont été adoptées avec d'autant plus de facilité que leur tracé est tout à la fois plus rapide et plus élégant (au point de vue chinois) que celui des autres écritures du même pays. Aujourd'hui encore le thsao est employé dans le commerce, ainsi que dans certains volumes de littérature légère. Souvent aussi^ pour les pré&ces, on se sert de caractères de ce genre, afin de contraster avec ceux qui composent le corps de l'ouvrage.

Voici quelques exemples de cai'actères thsao avec leur valeur en français :

lu ^

Sortir. Visage. Emettre. Vent. Pas, ne pas.

Enfin, pour terminer la liste ordinale des principales écritures chinoises, nous avons à citer l'écriture Kiaï-chou ou écriture carrée et régulière, dont l'usage s'est perpétué jusqu'à présent dans toute l'étendue du Céleste-empire. Plus cursive, cette écriture prend le nom de Kiairhing-chou ou c écriture kidi courante » : ti*acée par une main habile et guidée par des règles calligraphiques heureusement combinées, elle atteint d'ordinaire à un haut degré d'élégance et de beauté^.

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