ALPHABET JAPONAIS KATA-KANA
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Les lignes qui composent le syllabaire kala^kana sont composées de quarantesept éléments ou pai'ties de caractères chinois : c'est pourquoi on leur donne le nom de kata^kana^ c'est-à-dire < caractères de fragments. » Nous avons publié, dans un travail spécial \ la liste des signes chinois d'où sont dérivés les différents signes de l'irofii kata^kana^ nous nous contenterons d'y renvoyer le lecteur.
L'écriture japonaise, la plus employée pour les romans, les recueils de poésie , les ouvrages de littérature légère, et pour la plupart des livi*es popii-
* ïnîfoiueiion à l'itvdê dt la Lamgvt japonaitt (publiée par Maitouxiciive et Cie, éditeiin)j io-4*, prge 16.
laires généralement répandus dans les principales villes du Nippon, est appelée fira-kana. Elle tire son origine de l'écriture chinoise ihsao-chou et, comme celte dernière, elle est susceptible d'être tracée d'une manière extrêmement cursive ; aussi présente-t-elle quelquefois des difficultés réelles à la lecture.
Le man-yô-kana ou a caractères des dix mille feuilles, » ainsi appelés parcequ'ils avaient été employés h écrire l'ancienne collection de vers connue sous le nom de man-yo-siou (littéralement: <k collection des dix-mille feuilles »), est composé de caractères chinois qui représentent les différentes syllabes de Virofa.
Le yamatO'kana, ou < écriture japonaise (par excellence), » est composé de caractères chinois extrêmement cursifs, provenant de récriture thsaO'Clwu dont nous avons déjà parlé. Les différents signes de ce syllabaire sont susceptibles d'être liés, soit entre eux, soit simultanément avec ceux des autres écritures japonaises.
Le syllabaire de Zyak-seô, ainsi appelé du nom de son inventeur, se compose également de signes cursifs dérivés de l'écriture chinoise. Il se rapproche beaucoup du yfra-^ana.
Sous le règne du mikado, ou empereur et pontife japonais Itsi-sio-no-In , dans la seconde année de l'ère impérial tsyô-fo (an 1000 de notre ère), le bonze Zyakseô de la pagode Yén-ri-si^ alla à la cour des Soung (souverains de la Chine), d'où il rapporta Virofa (syllabaire). Zyak*seô s'appelait aussi Yen-tsou'daï-zi^ c'est-à«dire c le Grand-maltrc qui a une intelligence parfaite. »
Ces trois syllabaires étant d'une importance secondaire chez les Japonais, nous n'avons pas cru devoir les reproduire ici, d'autant plus que la typographie orientale en France n'en possède pas encore les signes. Nous ne pouvons que renvoyer à notre in/roc/tic/ion à l* élude de la langue japonaise^ où l'on trouvera également le syllabaire fira-kana qu'il ne nous a pas été possible d'insérer ici.
Les Coréens possèdent un véritable alphabet, c'est-à-dire une série de voyelles et de consonnes distinctes, sans ligatures proprement dites. En cela, ils diffèrent des Chinois et des Japonais, dont ils sont rapprochés par la position géographique.
L'écriture coréenne se trace de haut en bas, par colonnes verticales. Elle comprend treize voyelles et quatorze consonnes, auxquelles il en faut ajouter cinq servant à la transcription des mots étrangers.
Les treize voyelles coi'éennes se divisent en voyelles simples et en voyelles composées ou diphthongues.
Parmi les consonnes coréennes, il en est dix simples, dont une aspirée et une nasale , et quatre composées de la consonne simple et de l'aspiration '•
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