‹ Les écritures figuratives et hiéroglyphiques des différents peuples anciens et modernesChapitre 23 sur 61 · I. ËCRrrURE HIÉROGLTPHtQIJE · texte numérisé non relu

I. ËCRrrURE HIÉROGLTPHtQIJE

La source de récriture hiéroglyphique égyptienne se perd dans la nuit des temps les plus reculés. € Dès l'origine, dit ChampoUion le jeune \ les images d'objets réels, premiers éléments de l'écriture hiéroglyphique, n'offraient sans doute point à l'œil cette naïveté d'imitation unie à la finesse élégante du travail, qu'on admire dans les inscriptions des obélisques et des grands monuments de Thèbes ; mais quelques grossiers que fussent ces premiers essais de

' i OrammaiTt égyptienM^ ou Principe* généraux de l'Écriture sacrée égyptienne appliquée à la repréêentation de la langue parlée (Paris, 1B36 ; in -Pli p. 2.

sculpture, ils avaient pour but essentiel Timitatioa des objets, portée aussi loin que le permettaient Tinexpérienee de la main et le défaut d'instruments perfectionnés. On chercherait d'ailleurs vainement dans l'Egypte entière des traces réelles de l'enfance de l'écriture. La plupart des édifices existants sur ce sol appartiennent non aux premiers essais^ mais à une renaissance des arts et de la civilisation qu'avait interrompus une invasion de barbares antérieure à Tan 2000 avant l'ère chrétienne. Les inscriptions qui décorent ces n)onuments nous montrent, en effet, l'écriture hiéroglyphique tout aussi développée, tout aussi complète, pour la forme et pour le fond, que les dernières légendes sculptées par les Égyptiens, au second et troisième siècle avant J.-C. p

On peut classer quant à présent les caractères hiéroglyphiques en 16 sections principales, disposées ainsi qu'il suit :

l. — CIEL.

Ciel. Soleil. Croissant de lone. Étoile. Disqaeaiié.

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