OBSERVATIONS GÉNÉRALES SUR LA DISPOSITION DES CARACTÈRES ÉGYPTIENS
Les caractères hiéroglyphiques proprement dits et les hiéroglyphes linéaires pouvaient être disposés de plusieure manières, suivant la place qui leur était destinée. C'est ainsi qu'on pouvait les tracer :
1® En colonnes verticales se succédant de droite à gauche ;
2^ En colonnes verticales se succédant de gauche à droite ;
3^ En lignes horizontales superposées de haut en bas, et se lisant de droite à gauche ;
4^ En lignes horizontales également superposées à la manière de nos livres, et se lisant comme notre écriture, de gauehe à droite.
On reconnaîtra généralement dans quelle direction marchent les caractères composant un texte hiéroglyphique, dit Champollion le jeune\ on observant le côté vei*s lequel sont tournées les têtes des figures d'hommes et d'animaux, ou
' Cf. H. Brugsch, Oramm. démot,, p. 4; Letronue, Beeh. critiq.^ Mit. et géogr, tur lu Frcmg, d'Héron d' Alexandrie,
2 Gramm, égypt,, chap. i, §iii.
f"«""» J- Co.
Fra^menli'uiiloile manque en écrilura Wralique <is la JCIX dviuiti
les parties saillantes anguleuses, renflées ou courbées des images d'objets inanimés qui font partie de rinscriptiou.
Par exemple, si nous voyons le cartouche de Ptolémée ainsi tracé :
imîD G
nous saurons qu'il faut en lire les caractères dans la direction de gauche à droite, comme Tindiquent les chiffres placés dans l'intérieur du second cartouche, par la seule remarque de la figure de la lionne qui regarde vers la gauche.
On suivra le même principe pour s'assurer de Tordre suivant lequel il faut lire les caractères groupés dans les colonnes verticales.
D'après cette règle, les caractères du cartouche de Cléopâtre que nous avons analysé dans la première partie de ce chapitre, et que nous reproduisons cidessous, devra se lire suivant l'ordre des chiffres inclus dans le cartouche adjacent.
Si les figures des animaux et les parties saillantes des objets inanimés étaient tournées en sens inverse^ il faudrait lire ces signes dans l'ordre suivant ' :
Quant aux caractères hiératiques et démotiques, ils sont, comme nous l'avons dit, à peu d'exceptions près, tracés horizontalement dans la direction de droite à gauche. On regarde comme infiniment rares, les textes hiératiques tracés en colonnes verticales.
> SuiTant Champollion le jeune, « on rencontre, mais fort rarement, des manuscrits hiéroglyphiques dont les colonnes se suooëdent de la ^uci^ à la droHê^ quoique les caractères soient tracés de manière à ce
que les têtes d'animaux rtgardenl à droite. Le Cabinet du Roi et le Musée royal du Louvre possèdent des papyrus qui offrent cette particularité. > Voyez Qramm. égypt,^ loc. citai.
fXlUTUKKS FIGURATIVES.